Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Ne touchez à aucun contact électrique avant d’avoir franchi la porte : interrupteur, hotte, tableau, prise, téléphone.
- Ouvrez sur votre passage les accès vers l’extérieur, sans jamais retourner en arrière.
- N’agissez sur le compteur ou le réservoir qu’à condition d’y accéder de l’extérieur.
- Faites sortir chacun, animaux compris, et éloignez-vous nettement du bâtiment.
- Depuis la rue : le gestionnaire de réseau, dont le numéro d’urgence figure sur votre facture de gaz et sur l’étiquette du compteur — permanence continue.
- Une personne à terre, un malaise, des flammes : le 112 avant toute autre démarche.
On ne rentre qu’avec l’accord d’un professionnel, seul chargé de la recherche : une conduite encastrée ou enterrée ne se juge pas du regard.
Recherche de fuite — La Calamine
☎ 0499 46 84 59
Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

La Calamine — habitat de la commune frontalière
Pourquoi ce numéro et pas un autre
Point central de cette page, et il vaut d’être compris une fois pour toutes.
Le gestionnaire de réseau qui dessert la commune exploite deux lignes d’urgence gaz, distinctes par la langue.
Une ligne francophone dessert le reste de la province. Une ligne germanophone dessert les communes de la Communauté germanophone, dont celle-ci.
Ce n’est pas une nuance administrative. En composant la ligne germanophone, vous joignez un interlocuteur qui traitera l’appel dans la langue de la commune, ce qui compte quand il faut décrire vite et sans ambiguïté.
Les deux lignes sont ouvertes en permanence, sans interruption ni jour de fermeture.
Notez ce numéro dans votre téléphone dès aujourd’hui, sous un nom que vous retrouverez sous pression. Un numéro cherché sur une facture, dehors et de nuit, ne se trouve pas.
Le 112 traverse la frontière
Particularité utile dans une commune où l’on circule beaucoup des deux côtés.
Le 112 fonctionne dans toute l’Union européenne, depuis n’importe quel téléphone, y compris sans crédit et depuis un mobile étranger.
Il prime dès qu’une vie est en jeu : malaise, perte de connaissance, flammes. Dans ce cas, on ne cherche aucun autre numéro.
Deux réserves comptent toutefois. Le 112 traite l’urgence humaine, pas la coupure du réseau : c’est le gestionnaire qui interviendra sur la conduite.
Et si votre mobile s’accroche à un relais allemand — ce qui arrive près de la frontière — le 112 vous mettra en relation avec les secours de l’autre pays. Précisez immédiatement votre commune et votre pays.
Ce dernier point n’est pas théorique ici. Vérifiez l’opérateur affiché sur votre écran avant d’appeler, si vous en avez le temps.
Ce qui monte, ce qui descend
Distribué par conduite, le méthane est moins dense que l’air et gagne les hauteurs ; les gaz de pétrole liquéfiés descendent et stagnent au niveau du plancher.
Raccordé au réseau, on gagne donc le bas sans tarder, en évacuant en premier les occupants des niveaux supérieurs.
Hors desserte, avec une citerne de propane ou une bouteille de butane, la logique s’inverse : cave, vide sanitaire et points bas deviennent les volumes à fuir.
Le gaz n’a aucune odeur naturelle : l’odorisation y introduit un soufré perceptible bien en deçà du seuil de danger, sans rien indiquer du débit.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Numéro ici | Ligne germanophone | 112, valable partout en Europe |
| Disponibilité | 24h/24, 7j/7 | 24h/24, 7j/7 |
Le monoxyde vient d’une flamme mal alimentée ou d’une évacuation qui refoule ; jamais d’une conduite percée. Le Centre Antipoisons en fait la première cause d’empoisonnement mortel du pays.
Seul l’état des occupants le révèle : céphalées, nausées, fatigue sans raison, vertiges — ressentis au même moment et qui s’effacent une fois dehors.
Contre ce qu’aucun sens ne perçoit, seul un boîtier certifié EN 50291 veille sans interruption. Fixez-le à hauteur de respiration, près de l’appareil et des chambres ; sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans le dire.
Un détecteur acheté en Allemagne convient parfaitement : la norme EN 50291 est européenne, et le marquage est le même des deux côtés. C’est l’un des rares équipements où la frontière ne change rien.
Contrôle de combustion et détecteurs
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La Calamine, Neu-Moresnet et Hergenrath
La Calamine — rues de l’ancien territoire de Moresnet
La cave et le local technique
Deux volumes appellent une vigilance particulière dans ce bâti ancien de région minière.
La cave d’abord, souvent profonde et mal ventilée, où la corrosion travaille les raccords et où un gaz plus lourd que l’air s’accumulerait sans témoin.
On n’y descend jamais pour vérifier une odeur perçue au rez-de-chaussée : c’est le volume où la concentration sera la plus forte, et l’éclairage y est commandé par un interrupteur.
Le local de chaufferie ensuite, quand il abrite aussi une citerne, du matériel et parfois une bouteille oubliée.
Faites-en l’inventaire à froid et sortez ce qui ne sert plus. Sur un bâti ancien souvent transformé, ces réserves s’accumulent d’un occupant à l’autre.
Vérifiez enfin que le soupirail n’a pas été bouché lors de travaux d’isolation : c’est la seule ventilation d’un volume qui abrite un appareil à flamme.
Ce qu’il faut dire au téléphone
Quelques précisions font gagner du temps dans une commune frontalière.
Donnez le nom de la commune et le village — La Calamine, Neu-Moresnet ou Hergenrath — puis la rue et le numéro.
Précisez le pays si vous appelez le 112, surtout depuis un mobile qui pourrait être accroché à un relais étranger.
Indiquez ce qui vous alimente : réseau ou citerne. Repérez à froid la présence d’un compteur contre la façade, près du détendeur éventuel.
Signalez si l’installation a été posée ou modifiée de l’autre côté de la frontière. Ce n’est pas un reproche : cela oriente utilement l’intervenant sur ce qu’il va trouver.
Terminez par le nombre d’occupants, l’état de l’évacuation, et la présence d’un poêle encore chaud.
Avant une absence prolongée
Quatre gestes rapides, valables quelle que soit votre énergie.
Fermez le robinet de la cuisinière : c’est la pièce que l’on actionne le plus dans une maison.
Assurez-vous qu’aucune grille d’aération n’est obstruée : elles constitueront le seul renouvellement d’air durant votre absence.
Laissez tourner en position antigel plutôt que de tout couper, les robinets thermostatiques au minimum.
Relevez enfin l’index du compteur ou la jauge au départ, pour comparer au retour. C’est le test décrit plus haut, appliqué à une longue période.
Après l’intervention, les jours suivants
Trois éléments demandent qu’on y prête attention durant les sept jours suivants.
Le retour d’une odeur, même ténue : au-delà d’une journée complète, ce n’est plus une trace résiduelle.
Une pression qui redescend au manomètre, indice d’une autre jonction fatiguée sur le réseau.
Enfin des céphalées matinales partagées par plusieurs personnes, exigeant un contrôle sans délai y compris après une visite toute récente.
Devant l’un de ces signaux, rappelez sans attendre plutôt que de patienter jusqu’à la visite suivante.
D’où viennent les fuites
L’usure agit en premier : au-delà de quinze ans, un raccord fileté se rigidifie, et les jonctions noyées dans le mur se dégradent sans témoin.
Les raccords repris lors d’une intervention ensuite, particulièrement quand plusieurs professionnels de pays différents sont passés successivement sur la même installation.
Les travaux en troisième : une vis dans une conduite lors de la pose d’un meuble, un percement pour des châssis, un gicleur démonté sans soin, un isolant fixé sur un mur qui abritait une canalisation.
Ne déplacez aucune pièce et n’improvisez aucune obturation : rien ne bouge, on évacue, on appelle depuis la rue.
Subsistent les branches mortes du réseau, héritées d’un ballon ou d’un poêle retirés autrefois. Une vanne coupée ne rend pas le tronçon sûr : sa garniture vieillit au même rythme, et sa rupture n’alertera personne puisque rien n’est alimenté au-delà.
Une date est imprimée sur la gaine du tuyau souple de cuisson : c’est le seul point qu’un habitant vérifie lui-même sans danger. Avec une bouteille, contrôlez également l’échéance du détendeur.
Comment on localise
L’opération s’ouvre par une mise sous pression du réseau, dont on observe ensuite la décroissance. Sa pente sépare une garniture fatiguée d’une cassure nette, et elle indique la section à découvrir.
Un balayage à l’explosimètre parcourt ensuite tout le tracé, un gaz traceur prenant le relais sur les portions hors d’atteinte.
Sur cuve, on démarre au réservoir extérieur pour progresser vers les appareils, la section enfouie occupant le plus clair du temps.
Une remarque propre à ce territoire : sur une installation partiellement réalisée à l’étranger, la reconstitution du tracé prend plus de temps, faute de documentation commune. Conservez tout ce que vous avez, dans les deux langues.
La prestation se compte au temps effectivement passé, une estimation vous ayant été remise avant d’entamer la recherche. Le cadre reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
L’étanchéité n’épuise pas le contrôle : s’y ajoutent l’examen du brûleur avec les mesures de l’analyseur, la réserve d’air du local, le tirage, l’inspection du conduit par l’intérieur, ainsi que limiteur thermique, pressostat, soupape et relevé au manomètre.
On y ajoute les pièces derrière presque toutes les coupures inexpliquées : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur et les purgeurs. Une eau chargée impose désembouage, Adey, puis Fernox ou Sentinel.
Ni flamme ni conduit : une pompe à chaleur fait disparaître ensemble les deux dangers décrits ici. Voir nos services.
Le test du compteur
Une fuite discrète apparaît au compteur alors qu’aucune odeur n’est encore décelable.
Notez le compteur de gaz naturel avant la nuit, chaque appareil étant à l’arrêt, puis relisez-le au matin sans avoir rien mis en marche. Aucune progression ne doit apparaître.
Un index qui bouge alors que rien ne tourne signale une consommation qu’une installation en ordre ne produit jamais.
Sur une cuve, la jauge remplit le même office : un niveau qui baisse hors saison de chauffe soulève la même question.
Le test ne se limite jamais au segment réparé : il englobe la totalité du réseau, et il ne coûte rien à mener.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Trois odeurs alarment sans relever du même degré d’urgence.
L’additif du gaz évoque l’œuf gâté ou le chou bouilli : franc, tranché, sans rapport avec la cuisine. Il commande la procédure sur-le-champ.
Une odeur de créosote alors qu’aucun feu n’a été fait trahit une évacuation défaillante ; le tubage du boisseau y répond.
Une odeur grasse en cave signale le fioul : aucune explosion à redouter, mais un examen de la cuve à demander sans tarder.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Sortir pour rien ne coûte que quelques minutes.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’épreuve d’étanchéité porte sur l’ensemble de la ligne et non sur la seule portion reprise.
Reste à obtenir l’attestation de conformité, encodée dans ElgaCert par un installateur porteur du label CERGA, ou par un organisme certificateur.
Sans ce document, un compteur condamné ne sera pas rouvert. Et l’on ne descelle jamais un organe scellé par un professionnel.
Le temps des travaux, un convecteur électrique chauffe sans combustion et met les conduites à l’abri du gel.
Bail et assurance
Dans l’urgence, bailleur et occupant appliquent strictement la même conduite. Le partage des charges se règle ensuite.
Locataire, adressez un écrit au propriétaire dès le danger écarté et gardez copie du constat. Ce qui appartient au bâtiment le concerne ; vos équipements propres vous restent. La clause d’entretien du bail se lit avant de signer.
Pour l’assurance habitation, une pièce commande l’ouverture du dossier et l’expert la réclame d’entrée : l’attestation de contrôle valide. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Une précision frontalière : si votre installation a été posée par une entreprise étrangère, vérifiez que votre assureur en a connaissance. L’attestation wallonne reste la pièce qu’il réclamera, quel que soit le pays d’origine du matériel.
Ce qu’on ne fait pas
Deux familles d’actes sont exclues : celles qui risqueraient d’enflammer le mélange, et celles qui vous maintiennent à l’intérieur.
Première famille : basculer un interrupteur, ouvrir le coffret, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, retirer une fiche, presser une sonnerie.
Seconde famille : descendre en cave, contourner la maison, ou chercher l’origine par soi-même. Privé d’appareil de mesure, cet examen restera sans résultat.
Un troisième réflexe est à écarter ici : ne perdez pas de temps à chercher quel numéro composer selon la langue. En cas de doute ou de danger pour quelqu’un, le 112 tranche et fonctionne partout.
Après l’intervention
La ligne reprend sa charge, une vérification de plus atteste l’étanchéité générale, puis chaque appareil redémarre séparément sous relevé de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains, valeur en bars mentionnée.
Percevoir un fond d’odeur deux ou trois heures après l’intervention reste normal. Aérez largement plutôt que d’entrebâiller, et ne refermez pas dès que l’odeur faiblit.
Prévenir
Le contrôle légal comprend une épreuve d’étanchéité de la conduite, à renouveler tous les trois ans au gaz en Wallonie selon le SPW Énergie — la règle est wallonne, y compris en zone germanophone. Pour programmer : entretien de chaudière à La Calamine.
Trois points annuels y suffisent : la date du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation que rien ne masque, et un ramonage retenu avant les froids.
Ajoutez-en une quatrième propre à cette commune : enregistrez le bon numéro d’urgence dans le téléphone de chaque occupant, y compris des adolescents et des personnes âgées. C’est le geste de prévention le plus simple de cette page.
Où nous intervenons
La Calamine, Neu-Moresnet et Hergenrath, ainsi que Eupen, Lontzen, Plombières, Raeren et Welkenraedt, en province de Liège.
Questions fréquentes
Quel numéro composer ici ?
La ligne germanophone du gestionnaire de réseau, distincte de celle qui dessert le reste de la province. Elle est ouverte en permanence. Et le 112 dès qu’une vie est en jeu.
Le 112 fonctionne-t-il depuis l’étranger ?
Oui, dans toute l’Union européenne, même sans crédit. Attention près de la frontière : si votre mobile capte un relais allemand, vous joindrez les secours de l’autre pays. Précisez commune et pays.
Mon détecteur allemand est-il valable ?
Oui. La norme EN 50291 est européenne et le marquage identique des deux côtés. C’est l’un des rares équipements où la frontière ne change rien.
Les règles sont-elles différentes en zone germanophone ?
Non pour le chauffage : fréquences, agrément et normes sont wallons et belges. Ce qui change est la langue du service d’urgence, donc le numéro.
Pour finir
La ligne germanophone du gestionnaire si vous êtes raccordé, votre fournisseur en cas de citerne, et le 112 dès qu’une vie est en jeu. SanExpress ensuite : recherche, réparation et mise en conformité — au 0499 46 84 59.
Et ici : le bon numéro enregistré à l’avance vaut mieux que le bon numéro cherché dehors. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — La Calamine
☎ 0499 46 84 59
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