Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Aucun geste électrique tant que vous n’avez pas franchi la porte : interrupteur, hotte, tableau, prise, mobile.
- Ouvrez au passage ce qui donne sur l’extérieur, sans jamais revenir en arrière.
- N’agissez sur le compteur ou le réservoir que s’ils s’atteignent depuis dehors.
- Faites sortir chacun, animaux compris, et éloignez-vous nettement des bâtiments.
- De la route, à distance : le gestionnaire de réseau au 0800 87 087 — permanence continue, appel gratuit.
- Un malaise, une perte de connaissance, des flammes : le 112 passe avant tout le reste.
On ne rentre qu’avec l’accord d’un professionnel, chargé de la recherche : une conduite encastrée ou enterrée ne se contrôle pas à l’œil.
Recherche de fuite — Houyet
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Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

Houyet — maisons des hameaux calcaires
Le gaz dans un sous-sol fissuré
Point central de cette page, et il découle de la géologie décrite sur notre page d’entretien.
Un terrain karstique n’est pas un sol compact. Le calcaire y est traversé de fissures, de joints ouverts et parfois de vides, creusés par l’eau sur des millénaires.
Un gaz qui s’échappe d’une conduite enterrée n’y remonte donc pas à la verticale. Il suit ces cheminements et peut ressortir à plusieurs mètres de la fuite, parfois dans une cave voisine.
Trois conséquences pratiques. Une odeur perçue dans un jardin, une cave ou près d’un mur se signale exactement comme une odeur perçue dans la cuisine.
Le point de sortie ne dit rien de l’origine, et il ne faut donc pas conclure que la fuite se trouve chez vous parce que vous la sentez chez vous.
Et la localisation prend davantage de temps qu’en terrain ordinaire : le sondage se fait par points successifs, et une première mesure négative ne clôt pas la question.
La cave et les vides
Deux volumes appellent une vigilance particulière sur ce plateau.
La cave d’abord, souvent taillée dans la roche ou adossée à elle, peu ventilée et rarement fréquentée. Un gaz plus lourd que l’air s’y accumule sans témoin.
N’y descendez jamais pour vérifier si vous percevez une odeur au rez : c’est là que la concentration sera la plus forte, et l’interrupteur d’escalier est un contact électrique.
Les vides sanitaires ensuite, fréquents dans les maisons bâties sur roche irrégulière. Ils communiquent souvent avec le terrain naturel et constituent un chemin privilégié.
Si votre maison en possède un, mentionnez-le à l’appel. C’est une information que l’équipe ne peut pas deviner et qui oriente la recherche.
À froid, vérifiez que ces volumes disposent d’une ventilation fonctionnelle. Sur un bâti ancien, les soupiraux ont souvent été bouchés au fil des travaux.
Ce qui monte, ce qui descend
Acheminé par canalisation, le méthane est plus léger que l’air et s’élève ; les gaz de pétrole liquéfiés font l’opposé et se répandent au sol.
Dans les hameaux non desservis, où la citerne de propane et la bouteille de butane sont fréquentes, ce sont donc les points bas qu’il faut éviter — et ce plateau en compte beaucoup.
Raccordé au réseau, le schéma se renverse : ce sont les niveaux hauts qui se chargent en premier, et la descente s’impose aussitôt.
Le gaz est neutre à l’origine : l’odorisation y introduit un composé soufré perceptible bien avant tout seuil de risque, muet sur l’importance du débit.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Sur ce sol | Peut ressortir loin | Sans lien avec le terrain |
| Appel | Gestionnaire de réseau | 112 si malaise |
C’est une flamme mal alimentée ou une évacuation qui refoule qui dégage du monoxyde, jamais une conduite fendue. Le Centre Antipoisons le classe premier parmi les substances qui tuent par empoisonnement.
Seul l’état des occupants le révèle : maux de tête, nausées, épuisement inexpliqué, vertiges — partagés au même instant et qui disparaissent dehors.
Là où l’odorat est impuissant, seul un boîtier certifié EN 50291 assure la surveillance. Il se pose à hauteur de respiration, près du foyer et des chambres ; sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans avertir.
Placez-en un près de la chaudière et un autre à l’étage. Si votre maison possède une cave habitée ou aménagée, elle en mérite un également.
Contrôle de combustion et détecteurs
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Houyet, Celles, Hulsonniaux et Custinne
Houyet — Lesse et paysage de roche calcaire
Ce qu’il faut dire au téléphone
Sur dix villages dispersés dans les vallons, la précision de l’appel se paie en minutes.
Citez le village avant la rue, puis décrivez l’accès depuis la route principale avec un repère visible de loin.
Précisez où l’odeur est perçue : dans le logement, en cave, dans un vide sanitaire ou à l’extérieur. Le périmètre à traiter n’est pas le même.
Indiquez ce qui vous alimente, réseau ou réservoir. Cette question se tranche à froid en cherchant un compteur en façade.
Terminez par le nombre d’occupants et l’état de l’évacuation.
Prévenir un voisin
Dans des hameaux dispersés entre les vallons, le voisinage compense l’éloignement.
Un voisin rend trois services : prêter un téléphone si le vôtre est resté dedans, guider l’équipe depuis la route, abriter des occupants sortis de nuit.
Ce dont il doit s’abstenir : entrer pour vérifier, participer à la recherche, ou manœuvrer une vanne dont il ignore l’usage.
Un point propre à ce sous-sol : si votre cave communique avec la sienne, ou si vos deux maisons partagent un vide sanitaire, prévenez-le systématiquement. Un cheminement souterrain ne s’arrête pas aux limites de propriété.
Si vous vivez seul, indiquez à quelqu’un du village où se trouvent votre vanne d’arrêt et vos appareils à flamme.
Avant une absence prolongée
Quatre gestes rapides qui écartent l’essentiel du risque pendant que la maison est vide.
Fermez le robinet des appareils de cuisson : c’est la pièce la plus manœuvrée de l’installation.
Vérifiez que les soupiraux de cave et les grilles d’aération restent dégagés — ce sont eux qui évacuent ce qui pourrait venir du terrain.
Maintenez un régime hors gel plutôt qu’une coupure nette, les robinets thermostatiques au minimum.
Relevez enfin le compteur ou la jauge au départ, pour comparer au retour. Sur une maison isolée, c’est le seul témoin dont vous disposerez.
D’où viennent les fuites
L’usure d’abord : au-delà de quinze ans, un raccord fileté se durcit, et les jonctions dissimulées dans la maçonnerie se dégradent sans que rien ne le signale.
Les mouvements de sol ensuite, propres à ce terrain : un tassement au-dessus d’un vide karstique met une conduite enterrée en contrainte, et le joint cède parfois des années après.
Les travaux enfin : un percement dans un mur dont on ignorait le tracé des conduites, une cuisinière déplacée dont le raccord ancien cède.
Ne touchez à aucune pièce et ne bricolez pas de colmatage : la situation reste en l’état, on évacue, on téléphone du dehors.
Restent les antennes abandonnées, héritées d’un ancien ballon ou d’un poêle retirés. Couper au robinet ne rend pas le tronçon sûr : la garniture continue de vieillir, et nul ne verra sa rupture puisque aucun appareil n’est alimenté ensuite.
Le tuyau souple de cuisson porte une date sur sa gaine : c’est l’unique point qu’un habitant vérifie sans danger. Sur bouteille, contrôlez aussi l’échéance du détendeur.
Comment on localise
On met le réseau sous pression et l’on suit la vitesse à laquelle la valeur retombe. L’allure de cette chute distingue une garniture usée d’une cassure franche et cible la section à ouvrir.
Un balayage à l’explosimètre suit ensuite tout le tracé, un gaz traceur prenant le relais sur les portions inaccessibles.
Sur ce sous-sol, la méthode demande un ajustement : le gaz circulant dans les fissures, un balayage de surface peut donner un résultat trompeur, positif loin de la fuite et négatif au-dessus d’elle.
On procède alors par isolement de tronçons plutôt que par recherche du point de sortie, ce qui est plus long mais seul concluant.
Le travail est compté à la durée réelle, avec un ordre de grandeur communiqué avant de commencer. Le cadre reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Outre l’essai d’étanchéité, l’examen porte sur le brûleur et ses mesures à l’analyseur, sur l’air de combustion du local, sur le tirage et l’état intérieur du conduit, puis sur le limiteur thermique, le pressostat, la soupape et la valeur au manomètre.
S’y ajoutent les organes responsables de presque tous les arrêts sans cause apparente : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur et les purgeurs. Une eau chargée réclame désembouage, Adey, puis Fernox ou Sentinel.
Ni combustion ni conduit d’évacuation : une pompe à chaleur supprime ensemble les deux dangers exposés ici. Voir nos services.
Le test du compteur
Une simple lecture d’index révèle une fuite lente que le nez n’a pas encore détectée.
Notez le compteur de gaz naturel en fin de journée, appareils coupés, puis au lever avant toute mise en marche. Les deux chiffres doivent correspondre exactement.
Toute différence traduit une consommation alors que rien ne fonctionnait, ce qu’une installation saine ne produit jamais.
Sur une cuve, la jauge remplit le même office : un niveau qui baisse hors saison de chauffe soulève le même doute.
Rien n’est plus facile à contrôler : aucun matériel requis, aucun risque, et personne d’autre n’est nécessaire.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Trois odeurs alarment sans relever du même degré d’urgence, et un sous-sol calcaire en ajoute une quatrième.
L’odorisant rappelle l’œuf pourri ou le chou cuit : franc, tranché, sans rapport avec la cuisine. Il impose la procédure immédiatement.
Une odeur de créosote alors que rien n’a été allumé signale un défaut d’évacuation ; un tubage y répond, sans urgence immédiate.
Une odeur grasse en cave évoque le fioul : pas d’explosion à craindre, mais un examen de la cuve à demander sans tarder sur ce terrain.
Une odeur de terre humide ou de champignon, enfin, monte souvent d’un vide sanitaire en communication avec la roche. Elle est banale ici et sans danger — mais elle peut masquer une odeur naissante.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Sortir pour rien ne coûte que du temps.
Après l’intervention, les jours suivants
Trois signaux méritent attention dans la semaine qui suit une réparation.
Une odeur qui revient, même faible, et même à un autre endroit de la maison qu’auparavant.
Une baisse de pression au manomètre, qui peut trahir un second raccord mis en contrainte par un mouvement de terrain.
Et des maux de tête au réveil chez plusieurs personnes, qui appellent une vérification immédiate même après un passage récent.
Devant l’un de ces signaux, rappelez sans attendre. Sur ce sous-sol, une réparation ne garantit pas qu’un autre défaut n’existe pas à distance.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. Le test d’étanchéité couvre l’ensemble du réseau, pas seulement la portion reprise.
Il faut enfin obtenir l’attestation de conformité, saisie dans ElgaCert par un installateur porteur du label CERGA, ou par un organisme certificateur à défaut.
Sans ce document, un compteur condamné ne sera pas rouvert. Et l’on ne descelle jamais un organe scellé par un professionnel.
Durant l’intervention, un convecteur électrique assure la chaleur sans aucune combustion et met les conduites à l’abri du gel.
Bail et assurance
Sur l’instant, le propriétaire comme l’occupant appliquent la même procédure. Le partage des frais se règle ensuite.
Locataire, écrivez au bailleur sitôt le danger écarté et gardez copie du constat. L’immeuble et ses installations le concernent ; ce que vous avez apporté vous appartient. La clause d’entretien du bail se lit avant signature.
Pour l’assurance habitation, un seul document commande l’ouverture du dossier et l’expert le réclame d’emblée : l’attestation de contrôle valide. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Une précision propre à ce terrain : une pollution atteignant une nappe ou une résurgence relève d’un régime distinct de celui d’un simple dégât matériel. Signalez-le comme tel dès la déclaration.
Ce qu’on ne fait pas
Deux catégories de gestes sont bannies : celles qui peuvent enflammer le mélange, et celles qui vous maintiennent dans la maison.
Premier ensemble : actionner un interrupteur, ouvrir le coffret électrique, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, retirer une prise, presser une sonnette.
Second registre : descendre en cave, explorer un vide sanitaire, ou chercher l’origine soi-même. Sans appareil de mesure, cette recherche n’aboutira pas.
Un troisième réflexe est à écarter ici : ne concluez pas que tout va bien parce qu’une odeur a disparu. Dans un sous-sol fissuré, un cheminement peut se déplacer sans que la fuite ait cessé.
Après l’intervention
La conduite revient sous pression, une vérification de plus atteste l’étanchéité de l’ensemble, puis les appareils repartent un à un sous mesure de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains, pression notée en bars.
Percevoir un fond d’odeur pendant deux ou trois heures après le passage reste normal. Aérez également la cave et le vide sanitaire s’ils communiquent avec le logement.
Prévenir
L’obligation réglementaire inclut une épreuve d’étanchéité de la ligne, à renouveler tous les trois ans au gaz comme au propane en Wallonie d’après le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Houyet.
Trois points annuels y pourvoient : les dates du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation que rien n’obstrue, et un ramonage programmé avant les froids.
Ajoutez-en un quatrième propre à ce sous-sol : faites vérifier la ventilation de votre cave et de votre vide sanitaire. Ce sont les volumes où un gaz venu du terrain arrive en premier, et où rien ne l’évacue si les soupiraux sont bouchés.
Où nous intervenons
Houyet, Celles, Custinne, Hulsonniaux et Wanlin, ainsi que Dinant, Beauraing, Rochefort, Yvoir et Onhaye, en vallée de la Lesse, en province de Namur.
Questions fréquentes
Pourquoi la fuite peut-elle ressortir loin ?
Parce que le calcaire karstique est traversé de fissures. Le gaz les suit et peut émerger à plusieurs mètres, parfois dans une cave voisine.
Faut-il signaler une odeur perçue dehors ?
Oui, exactement comme à l’intérieur. Le point de sortie ne dit rien de l’origine, et le déplacement du gestionnaire est gratuit.
Puis-je descendre en cave vérifier ?
Jamais. Peu ventilée et souvent taillée dans la roche, c’est le volume où la concentration sera la plus forte — et l’interrupteur d’escalier est un contact électrique.
L’odeur a disparu, est-ce réglé ?
Non. Dans un sous-sol fissuré, un cheminement peut se déplacer sans que la fuite ait cessé. La disparition d’une odeur ne vaut pas diagnostic.
Pour finir
L’exploitant du réseau en cas de raccordement, votre fournisseur si vous dépendez d’une cuve, et le 112 dès qu’une vie est en jeu. SanExpress prend ensuite la suite : recherche, réparation et attestation de conformité — au 0499 46 84 59.
Et sur ce plateau : là où le gaz sort n’est pas là où il fuit. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Houyet
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