Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Ne touchez à rien d’électrique tant que vous n’avez pas franchi la porte : interrupteur, hotte, tableau, prise, téléphone.
- Libérez en chemin ce qui ouvre sur l’extérieur, sans jamais faire demi-tour.
- Ne coupez au compteur ou à la citerne que si l’on y accède depuis dehors.
- Évacuez chacun, animaux compris, et prenez de la hauteur plutôt que de longer la rivière.
- Depuis ce point d’attente : le gestionnaire au 0800 87 087 — joignable sans interruption, appel sans frais.
- Une personne au sol, un malaise, des flammes : le 112 avant toute autre démarche.
On ne réintègre les lieux qu’avec l’accord d’un professionnel, chargé de chercher : une conduite prise dans un mur ou enfouie ne se contrôle pas du regard.
Recherche de fuite — Hotton
☎ 0499 46 84 59
Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

Hotton — maisons riveraines de l’Ourthe
Le risque après une inondation
Point central de cette page, et il prolonge directement notre page d’entretien.
Une conduite de gaz qui a été immergée n’est pas endommagée par l’eau elle-même. Elle l’est par ce que l’eau déplace.
Le courant exerce une poussée considérable sur tout ce qui dépasse : un compteur en façade, une conduite apparente, un réservoir non arrimé. Un raccord peut être mis en contrainte sans qu’aucune rupture visible ne se produise.
Les mouvements de terrain qui accompagnent une crue déplacent par ailleurs les conduites enterrées, exactement comme le ferait un tassement — avec un joint qui cède des mois plus tard.
Conséquence pratique : après un épisode sérieux, une épreuve d’étanchéité complète se demande même si rien ne sent et si tout paraît normal.
Le déplacement du gestionnaire est gratuit. Dans le doute, on appelle plutôt que de supposer.
Ne pas rebrancher soi-même
Réflexe compréhensible après un sinistre, et il faut le décourager clairement.
Après une inondation, on veut retrouver le chauffage et l’eau chaude au plus vite. Rebrancher un appareil, rouvrir une vanne, réarmer un disjoncteur : chacun de ces gestes paraît anodin.
Aucun ne l’est sur une installation qui a pris l’eau. Une vanne fermée par un professionnel ne se rouvre pas, un compteur condamné reste condamné, et un tableau électrique noyé se fait vérifier avant d’être remis sous tension.
Un point de sécurité s’y ajoute : mettre sous tension un local encore humide expose autant au risque électrique qu’au risque gaz.
La séquence correcte est toujours la même : électricité vérifiée, puis gaz éprouvé, puis appareils redémarrés un par un. Jamais dans l’autre sens, jamais tout à la fois.
Ce qui monte, ce qui descend
Distribué par canalisation, le méthane est moins dense que l’air et gagne le haut ; les gaz de pétrole liquéfiés descendent et s’étalent au sol.
En fond de vallée, où la citerne de propane et la bouteille de butane sont fréquentes, ce sont donc la cave et les points bas qu’il faut éviter — ceux-là mêmes que l’eau atteint en premier.
Avec une alimentation par conduite, l’inverse s’applique : les étages se remplissent d’abord, et l’on descend sans attendre.
Ce n’est pas le gaz qui sent, mais ce qu’on y ajoute : l’odorisation y introduit un soufré décelable très en deçà du danger, sans rien indiquer du débit.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Après une crue | Étanchéité à éprouver | Sécurités à tester |
| Appel | Gestionnaire de réseau | 112 si malaise |
Ce qui dégage du monoxyde, c’est une flamme privée d’air ou une évacuation qui reflue, jamais une conduite fissurée. Pour le Centre Antipoisons, aucune substance n’en tue davantage dans le pays.
Seul l’état des occupants le dénonce : céphalées, nausées, fatigue anormale, vertiges — éprouvés en même temps et qui s’effacent dehors.
Le danger propre à la remise en route
Les mois qui suivent une inondation concentrent les intoxications, et trois raisons se cumulent.
Des appareils de chauffage d’appoint apparaissent partout, souvent à combustion, dans des logements qu’on cherche à assécher.
Les fenêtres restent fermées pour retenir la chaleur d’un bâtiment humide, ce qui réduit précisément le renouvellement d’air dont ces appareils ont besoin.
Et les conduits ont pu être obstrués par des débris ou fissurés par les mouvements du bâtiment, sans que personne ne les ait examinés.
Cette combinaison est la plus dangereuse qui soit. N’utilisez aucun appareil à combustion mobile en intérieur, et faites contrôler le conduit avant de relancer un foyer.
Contre ce qu’aucun sens ne perçoit, seul un boîtier conforme à EN 50291 assure la veille. Posez-le à hauteur de respiration, près du foyer et des chambres ; sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans prévenir.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Hotton, Melreux, Hampteau et Fronville

Hotton — vallée et villages riverains
Ce qu’il faut dire au téléphone
Sur sept villages étirés le long de la rivière, la précision de l’appel se paie en minutes.
Donnez le nom du village avant celui de la rue, puis un repère visible depuis la route de vallée.
Précisez si vous vous trouvez en fond de vallée ou sur le versant, et signalez tout accès rendu difficile par des travaux ou un aménagement récent.
Indiquez si l’installation a été touchée par une crue, même ancienne. C’est une information opérationnelle qui change ce que l’équipe viendra vérifier.
Dites enfin combien d’occupants comptait la maison et si l’évacuation est complète.
Prévenir un voisin
Sur une commune de vallée, le voisinage joue un rôle que l’éloignement rend précieux.
Un voisin rend trois services : prêter un téléphone si le vôtre est resté dedans, guider l’équipe depuis la route, abriter des occupants sortis de nuit, à l’abri du gel.
Ce dont il doit s’abstenir : pénétrer pour vérifier, se mêler de la recherche, ou toucher un robinet dont il ignore l’usage.
Un service supplémentaire compte ici : demandez-lui de vous signaler une montée des eaux si vous êtes absent. Une citerne non arrimée dans une maison vide est le scénario qui coûte le plus cher.
Si vous vivez seul, indiquez à quelqu’un du village où se trouvent votre vanne d’arrêt et votre réservoir.
Avant une absence prolongée
Quatre gestes rapides, et le dernier est propre à cette commune.
Fermez le robinet des appareils de cuisson : c’est la pièce la plus manœuvrée de l’installation.
Assurez-vous qu’aucune grille d’aération n’est bouchée : elle assurera seule le renouvellement d’air durant des semaines.
Maintenez un régime hors gel plutôt qu’une coupure nette, les robinets thermostatiques au minimum.
Et si vous partez en saison de crue, laissez la cuve pleine plutôt que vide. C’est contre-intuitif, mais une cuve pleine ne flotte pas, et c’est la seule protection dont vous disposerez en votre absence.
D’où viennent les fuites
L’usure vient d’abord : un raccord fileté se rigidifie au-delà d’une quinzaine d’années, et les jonctions noyées dans le mur se dégradent sans témoin.
Les contraintes mécaniques ensuite, propres à ce territoire : poussée du courant, mouvements de terrain, cuve qui a bougé. Le défaut apparaît souvent longtemps après l’événement.
Les travaux de remise en état enfin, nombreux après un sinistre : un percement dans une cloison dont on ignorait qu’elle abritait une conduite, une cuisinière déplacée dont le raccord cède, ou un gicleur démonté sans précaution.
Ne touchez à rien et ne bricolez aucun colmatage : la situation reste telle quelle, on évacue, on téléphone de l’extérieur.
Restent les antennes abandonnées, héritées d’un ancien ballon ou d’un poêle déposés. Couper une vanne ne neutralise pas le tronçon : le joint continue de se dégrader, et rien ne trahira sa rupture puisque plus aucun appareil ne suit.
Le flexible de cuisson porte une date sur sa gaine : c’est l’unique vérification qu’un occupant mène lui-même sans risque. Après une immersion, remplacez-le sans attendre la date.
Comment on localise
On commence par mettre le réseau en charge et l’on mesure la vitesse à laquelle la pression décroît. La forme de cette décroissance distingue une garniture usée d’une rupture nette et localise la section à ouvrir.
On enchaîne par un balayage à l’explosimètre sur tout le tracé, un gaz traceur intervenant sur les portions inaccessibles.
Sur les portions enterrées, une difficulté propre à ce sol : un terrain gorgé d’eau modifie la façon dont le gaz chemine, et il peut ressortir loin de son origine réelle.
Le repérage se fait alors par sondages successifs le long du tracé, ce qui allonge l’intervention.
L’intervention est comptée à la durée effective, une estimation étant fournie au préalable. Le cadre reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Outre l’essai d’étanchéité, le contrôle s’intéresse au brûleur et à ses mesures à l’analyseur, à l’air de combustion du local, au tirage et à l’état intérieur du conduit, puis au limiteur thermique, au pressostat, à la soupape et à la valeur au manomètre.
On y ajoute les organes derrière l’essentiel des arrêts inexpliqués : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur et les purgeurs. Une eau chargée appelle désembouage, Adey, puis Fernox ou Sentinel.
Ni flamme ni évacuation : une pompe à chaleur écarte du même coup les deux dangers décrits ici. Voir nos services.
Le test du compteur
Un simple relevé révèle une fuite lente que le nez ne détecte pas encore.
Notez le compteur de gaz naturel au moment de vous coucher, appareils à l’arrêt, puis le lendemain avant toute mise en service. Les deux chiffres doivent être rigoureusement égaux.
La moindre différence signale une consommation alors que tout était coupé, ce qu’une installation saine ne fait jamais.
Après un épisode d’eau, faites-le dans la semaine qui suit la remise en service, puis un mois plus tard. Un défaut mécanique lié à une contrainte met parfois du temps à se manifester.
Aucun contrôle n’est plus accessible : pas d’achat, pas de risque, et il se mène sans personne.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Un bâtiment qui a pris l’eau sent beaucoup de choses, et c’est précisément ce qui complique le diagnostic.
L’odorisant du gaz rappelle l’œuf pourri ou le chou cuit : franc, tranché, sans rapport avec une odeur d’humidité.
Une odeur grasse et tenace évoque plutôt le fioul répandu par une cuve qui a bougé : aucune explosion à redouter, mais un assainissement à engager.
Une odeur de vase ou de moisi vient des dépôts laissés par la crue ou d’un boisseau détrempé : sans danger direct, mais elle peut masquer une odeur naissante, ce qui est le vrai problème.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Dans un bâtiment en cours d’assèchement, ce doute sera fréquent, et sortir pour rien ne coûte que du temps.
Après l’intervention, les jours suivants
Trois signaux méritent attention dans la semaine qui suit une réparation.
Une odeur qui revient, même faible : au-delà d’une journée, ce n’est plus un reliquat.
Une baisse de pression au manomètre, qui peut trahir une contrainte mécanique apparue ailleurs sur le réseau.
Et des maux de tête au réveil chez plusieurs personnes, qui appellent une vérification immédiate même après un passage récent.
Devant l’un de ces signaux, rappelez sans attendre. Après une crue, un second défaut existe souvent à distance du premier.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. Le test d’étanchéité couvre tout le réseau, pas uniquement la section qu’on vient de reprendre.
Vient enfin l’attestation de conformité, à saisir dans ElgaCert par un installateur porteur du label CERGA, ou par un organisme certificateur à défaut.
Sans elle, un compteur condamné restera fermé. Et l’on ne descelle jamais un organe scellé par un professionnel.
Le temps du chantier, un appoint électrique chauffe sans combustion et protège les conduites du gel. Dans un bâtiment encore humide, veillez à la ventilation plutôt qu’à la seule chaleur.
Assurance et indemnisation
Sur l’instant, propriétaire et occupant réagissent exactement de la même façon. La répartition des charges vient ensuite.
En location, écrivez au propriétaire dès la mise en sécurité et conservez copie du constat. Ce qui est solidaire du bâtiment le concerne ; vos équipements personnels vous reviennent. La clause d’entretien du bail se lit avant de signer.
L’expert en habitation exige avant tout une pièce pour ouvrir le dossier : l’attestation de contrôle en cours de validité. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Sur un dégât des eaux d’origine naturelle, la couverture relève en principe de votre assurance habitation, le Fonds des calamités n’intervenant qu’à titre subsidiaire et dans des cas précis.
Constituez le dossier avec méthode : photos datées, relevé du niveau atteint, rapport technique pièce par pièce. C’est ce dernier document qui distingue une demande étayée d’une estimation contestable.
Ce qu’on ne fait pas
Deux registres d’actes sont exclus : ceux qui peuvent allumer le mélange, et ceux qui prolongent votre présence dans le bâtiment.
Premier registre : basculer un interrupteur, ouvrir le coffret, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, retirer une fiche, presser une sonnette.
Second registre : descendre en cave, faire le tour du bâtiment, ou chercher l’origine soi-même. Sans appareil de mesure, cette recherche n’aboutira pas.
Un troisième réflexe est à écarter ici : ne descendez pas en cave pour sauver du matériel ou pomper. C’est le volume le plus exposé, et c’est là que les accidents surviennent après une crue.
Après l’intervention
La ligne repart en charge, un essai de plus valide l’étanchéité globale, puis les appareils redémarrent isolément sous mesure de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains, pression notée en bars ; il rejoint votre dossier de sinistre.
Qu’un fond d’odeur traîne deux ou trois heures après le passage n’a rien que de normal. Dans un bâtiment qui a pris l’eau, ventilez largement et durablement : l’humidité résiduelle prolonge la persistance des odeurs.
Prévenir
La réglementation impose une épreuve d’étanchéité de la ligne, à renouveler tous les trois ans au gaz comme au propane en Wallonie d’après le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Hotton.
Trois vérifications par an y suffisent : l’échéance du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation totalement libres, et un ramonage fixé avant la saison.
Ajoutez-en un quatrième propre à cette commune : après tout épisode d’eau en cave, même mineur, faites éprouver l’étanchéité avant la saison de chauffe suivante. C’est le contrôle qui évite la mauvaise surprise de décembre.
Où nous intervenons
Hotton, Melreux, Hampteau, Marenne et Fronville, ainsi que Marche-en-Famenne, Durbuy, Rendeux, Erezée et Somme-Leuze, en vallée de l’Ourthe, aux portes de la Famenne.
Questions fréquentes
Faut-il éprouver l’étanchéité après une crue ?
Oui, même si rien ne sent. La poussée du courant et les mouvements de terrain mettent des raccords en contrainte sans rupture visible, et le défaut apparaît des mois plus tard.
Puis-je rebrancher moi-même ?
Non. La séquence est toujours la même : électricité vérifiée, puis gaz éprouvé, puis appareils redémarrés un par un. Jamais dans l’autre sens.
Pourquoi plus d’intoxications après une inondation ?
Appoints à combustion pour assécher, fenêtres fermées pour garder la chaleur, conduits obstrués ou fissurés. Les trois se cumulent, et c’est la combinaison la plus dangereuse.
Que vaut mon rapport technique ?
Beaucoup. Un relevé pièce par pièce distingue une demande d’indemnisation étayée d’une estimation contestable. Conservez-le avec vos photos datées.
Pour finir
L’exploitant du réseau si vous en dépendez, le fournisseur en cas de cuve, et le 112 dès qu’une vie est en jeu. SanExpress prend ensuite le relais : recherche, réparation et attestation de conformité — au 0499 46 84 59.
Et après l’eau : on éprouve avant de rouvrir, et l’on ventile avant de chauffer. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Hotton
☎ 0499 46 84 59
Villages de la vallée de l’Ourthe · SanExpress



