Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Aucun contact électrique avant d’être sorti : interrupteur, hotte, tableau, prise, mobile.
- Ouvrez au passage ce qui donne dehors, sans jamais retourner sur vos pas.
- Ne coupez au compteur ou à la citerne que si l’on y accède depuis l’extérieur.
- Évacuez l’ensemble des occupants, bêtes incluses, et mettez une réelle distance entre vous et la maison.
- De la rue, à distance : le gestionnaire de réseau au 0800 87 087 — permanence continue, appel gratuit.
- Une personne au sol, un malaise, des flammes : le 112 prime sur toute autre démarche.
On ne rentre qu’avec le feu vert d’un professionnel, à qui revient la localisation : une conduite prise dans un mur ou enterrée échappe à tout examen visuel.
Recherche de fuite — Honnelles
☎ 0499 46 84 59
Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare
Honnelles — maisons de pierre des noyaux anciens
Ce que change une maçonnerie épaisse
Point central de cette page, et il découle du bâti décrit sur notre page d’entretien.
Un mur de pierre de soixante centimètres ne laisse presque rien passer. Une maison ancienne conserve donc l’air — et ce qui s’y trouve — bien plus longtemps qu’une construction récente.
Trois conséquences pratiques. Une odeur met plus de temps à se dissiper, ce qui rend l’aération plus longue qu’on ne l’imagine.
Une accumulation se fait plus lentement mais se maintient plus durablement, notamment dans les pièces peu ouvertes.
Et l’aération demande un courant traversant : ouvrir une seule fenêtre dans une pièce aux murs épais ne produit presque aucun renouvellement. Il faut ouvrir en vis-à-vis, en haut et en bas.
Retenez-en une règle simple pour l’après-intervention : ouvrez plus longtemps et sur plus de points que vous ne le feriez dans une maison moderne.
Les conduites encastrées
Difficulté propre au bâti ancien, et elle explique pourquoi la recherche prend ici davantage de temps.
Dans une maison de pierre, une conduite passe souvent dans une saignée rebouchée au mortier, sans plan et sans repère en surface.
Les aménagements successifs — cuisine déplacée, salle de bains créée, chauffage central ajouté dans les années soixante — ont multiplié ces tracés sans jamais les documenter.
Conséquence directe : ne percez jamais un mur sans avoir fait relever le tracé. C’est la cause d’accident la plus évitable de toute cette page.
Et si vous entreprenez des travaux, profitez-en pour faire tracer le réseau et conserver le relevé. Il servira à tous ceux qui vous succéderont dans la maison.
Ce qui monte, ce qui descend
Plus léger que l’air, le méthane distribué par conduite gagne les volumes hauts ; les gaz de pétrole liquéfiés descendent et s’étendent au niveau du plancher.
Sur plusieurs niveaux et en alimentation par réseau, la descente s’impose aussitôt, les occupants des étages sortant les premiers.
Sur ce territoire où la citerne de propane et la bouteille de butane restent fréquentes, la logique s’inverse : cave, vide sanitaire et points bas deviennent les volumes à éviter.
L’odeur ne vient pas du gaz lui-même, naturellement neutre : c’est l’odorisation qui lui ajoute un soufré détectable très en deçà du seuil dangereux, sans rien dire du volume.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | Gestionnaire de réseau | 112 si malaise |
Ce qui produit du monoxyde, c’est une flamme à court d’oxygène ou une évacuation qui reflue, jamais une conduite percée. Le Centre Antipoisons le situe en tête des intoxications mortelles du pays.
Rien d’autre que l’état des personnes ne le trahit : maux de tête, nausées, fatigue anormale, vertiges — éprouvés au même moment et qui cessent dehors.
Le conduit ancien, cause dominante
Sur ce bâti, le risque de monoxyde tient rarement à l’appareil et presque toujours au conduit.
Un boisseau maçonné du siècle dernier, jamais tubé, dont le mortier s’est délité par endroits : les fumées peuvent alors passer vers un volume voisin plutôt que de sortir en toiture.
Rien ne le signale. L’appareil fonctionne normalement, la flamme paraît correcte, et le défaut ne se voit ni de l’intérieur ni depuis la rue.
C’est pourquoi l’examen intérieur du conduit, décrit sur notre page d’entretien, compte davantage ici que le nettoyage du brûleur.
Contre un gaz que l’odorat ignore, seul un boîtier répondant à EN 50291 veille en continu. Il se place à hauteur de visage, près du foyer et des chambres ; sa cellule s’épuise en sept à dix ans, sans le signaler.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Angre, Roisin, Montignies-sur-Roc et Onnezies

Honnelles — vallée frontalière et villages
Ce qu’il faut dire au téléphone
Sur une commune de dix villages près de la frontière française, la précision de l’appel compte double.
Donnez le nom du village avant celui de la rue. Plusieurs toponymes de cette zone ont un équivalent côté français, et la confusion coûte des minutes.
Précisez que vous êtes en Belgique si vous appelez depuis un téléphone dont l’opérateur pourrait basculer sur un relais français — situation réelle le long de la frontière.
Indiquez ce qui vous alimente : réseau ou citerne. Repérez un compteur de gaz naturel en façade bien avant d’avoir à téléphoner.
Signalez enfin le nombre d’occupants, le type de maison, et si tout le monde est sorti.
Prévenir un voisin
Dans des villages de cette taille, l’entraide fonctionne — à condition d’en fixer les limites.
Si votre maison est mitoyenne, ce qui est courant dans les noyaux anciens, frappez fort chez le voisin en évitant la sonnette : le gaz passe d’un logement à l’autre par les vides de construction.
Un voisin rend ensuite trois services : prêter un téléphone, guider l’équipe depuis la route, abriter des occupants sortis de nuit, à l’abri du gel et de la pluie.
Ce dont il doit s’abstenir : pénétrer pour vérifier, se mêler de la recherche, ou toucher un robinet dont l’usage lui échappe.
Demandez-lui aussi de vous signaler un désordre visible sur votre souche après un coup de vent. Sur ce bâti, un couronnement de boisseau qui bouge annonce des ennuis de conduit.
Avant une absence prolongée
Quatre gestes rapides, et le troisième compte particulièrement dans une maison ancienne.
Coupez le robinet des appareils de cuisson : c’est la pièce la plus manœuvrée de l’installation.
Assurez-vous qu’aucune grille d’aération n’est bouchée : elle assurera seule le renouvellement d’air pendant des semaines.
Maintenez un régime hors gel plutôt qu’une coupure nette, les robinets thermostatiques au minimum. Une maison de pierre met des jours à revenir en température, et l’économie d’une coupure se perd à la relance.
Relevez enfin le compteur ou la jauge au départ, pour comparer au retour.
D’où viennent les fuites
L’usure d’abord : passé une quinzaine d’années, un raccord fileté se rigidifie, et les jonctions enfouies dans la maçonnerie se dégradent à l’insu de tous.
Les travaux ensuite, particulièrement risqués ici : une cheville plantée dans une conduite encastrée dont personne ne connaissait le tracé, une cuisinière ou un poêle déplacés dont le raccord ancien cède, un percement pour poser des châssis ou un gicleur démonté sans précaution.
Ne manipulez rien et n’improvisez aucune obturation : on laisse les choses en l’état, on sort, on appelle du dehors.
Restent les antennes abandonnées, laissées par un ancien ballon ou une citerne déposés au fil des aménagements. Une vanne coupée ne met pas le tronçon en sécurité : le joint poursuit son vieillissement, et sa rupture ne sera vue de personne puisque rien n’est branché derrière.
Une échéance est gravée sur la gaine du flexible de cuisson : c’est le seul point qu’un habitant peut contrôler sans danger. Avec une bouteille, vérifiez également la date du détendeur.
Comment on localise
On met la conduite en pression et l’on chronomètre la retombée de la valeur. L’allure de la retombée sépare un joint fatigué d’une cassure franche et désigne la portion à découvrir.
Suit un contrôle à l’explosimètre sur la totalité du cheminement, un gaz traceur intervenant là où l’on n’accède pas.
Dans une maison de pierre, une difficulté supplémentaire apparaît : l’épaisseur des murs atténue les signaux et rend le repérage plus lent qu’en construction récente.
L’ouverture d’une saignée dans une maçonnerie ancienne se fait par ailleurs avec précaution, et sa reprise demande un mortier compatible plutôt qu’un ciment ordinaire.
Le travail se facture au temps réellement consacré, avec une fourchette donnée avant d’entreprendre. Le cadre reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Outre l’essai d’étanchéité, le contrôle s’intéresse au brûleur et ses mesures à l’analyseur, l’air de combustion du local, le tirage et l’état intérieur du conduit, puis le limiteur thermique, le pressostat, la soupape et la valeur au manomètre.
On y joint les organes derrière la plupart des arrêts sans cause visible : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur et les purgeurs. Une eau chargée exige désembouage, Adey, puis Fernox ou Sentinel.
Ni combustion ni évacuation : une pompe à chaleur fait tomber ensemble les deux dangers exposés sur cette page. Voir nos services.
Le test du compteur
Un relevé sans outil met au jour un échappement lent, bien avant que l’odorat n’en perçoive quoi que ce soit.
Relevez l’index de gaz naturel avant de vous coucher, tout étant coupé, puis au réveil sans avoir rien mis en marche. Les deux valeurs doivent coïncider exactement.
Tout écart révèle une consommation appareils éteints, ce qu’une installation en ordre ne produit à aucun moment.
Avec un réservoir, la jauge joue exactement ce rôle : un niveau qui baisse alors qu’on ne chauffe plus soulève le même doute.
C’est le plus élémentaire de tous les contrôles : rien à acheter, rien à risquer, et personne d’autre n’est requis.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Trois odeurs alarment sans relever du même degré d’urgence, et une maison ancienne les produit toutes.
L’odorisant rappelle l’œuf pourri ou le chou cuit : franc, tranché, sans rapport avec la cuisine. Il impose la procédure sur-le-champ.
Une odeur de créosote alors que rien n’a été allumé signale un défaut d’évacuation, fréquent sur un conduit ancien jamais tubé.
Une odeur d’égout ou de renfermé provient d’un siphon désamorcé, courante dans une pièce peu utilisée d’une grande maison.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Sortir pour rien ne coûte que du temps.
Après l’intervention, les jours suivants
Trois signaux méritent attention dans la semaine qui suit une réparation.
Une odeur qui revient, même faible : passé une journée entière, ce n’est plus un reliquat.
Une odeur de fumée absente auparavant, qui pointe vers le tirage du conduit plutôt que vers une fuite.
Et des maux de tête au réveil chez plusieurs personnes, qui appellent une vérification immédiate même après un passage récent.
Devant l’un de ces signaux, rappelez sans attendre. Sur un réseau encastré dont le tracé reste incertain, une réparation ne garantit pas l’absence d’un second défaut.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’épreuve d’étanchéité porte sur l’installation entière, et non sur le seul segment repris.
Reste enfin l’attestation de conformité, à encoder dans ElgaCert par un installateur porteur du label CERGA, ou par un organisme certificateur à défaut.
Faute de ce document, un compteur condamné ne rouvrira pas. Et l’on ne descelle jamais un organe scellé par un professionnel.
Pendant les travaux, un convecteur électrique assure la chaleur sans risque et met les conduites hors d’atteinte du gel. Une maison de pierre met du temps à remonter en température : prévoyez large.
Bail et assurance
Dans l’immédiat, bailleur et occupant appliquent la même conduite. Le partage des frais se règle après coup.
Si vous louez, adressez un écrit au propriétaire dès la sécurité rétablie et conservez copie du constat. Le bâtiment et ses équipements fixes lui reviennent ; vos appareils propres restent vôtres. La clause d’entretien du bail se lit avant de signer.
En assurance habitation, tout repose sur une pièce que l’expert demande en premier : l’attestation de contrôle en cours de validité. Sur un chauffage au bois, joignez-y le certificat de ramonage.
Une précision propre à ce bâti : sur un bâtiment protégé, la remise en état après sinistre obéit aux mêmes règles patrimoniales que des travaux ordinaires. Signalez-le à votre assureur dès la déclaration, faute de quoi l’estimation sera fausse.
Ce qu’on ne fait pas
Deux séries d’actes sont interdites : celles qui peuvent enflammer l’atmosphère, et celles qui vous font rester sous le toit.
Première série : basculer un interrupteur, ouvrir le tableau, allumer un téléphone ou une lampe, débrancher une fiche, presser une sonnette.
Seconde série : gagner le sous-sol, contourner la maison, ou entreprendre la localisation par vous-même. Faute d’instrument, cette démarche restera vaine.
Un troisième réflexe est à écarter ici : ne comptez pas sur une fenêtre entrouverte pour ventiler pendant que vous cherchez. Dans une maison aux murs épais, ce renouvellement est presque nul.
Après l’intervention
La conduite est remise en charge, un essai supplémentaire confirme l’étanchéité de l’ensemble, puis les appareils reprennent l’un après l’autre sous mesure de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains, pression notée en bars.
Sentir encore un fond d’odeur pendant deux ou trois heures entre dans l’ordinaire. Sur ce bâti, comptez plus longtemps et ouvrez en vis-à-vis, à plusieurs niveaux, pour créer un vrai courant.
Prévenir
L’obligation légale prévoit un essai d’étanchéité sur la conduite, à repasser tous les trois ans au gaz comme au propane en Wallonie selon le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Honnelles.
Trois points annuels y pourvoient : les dates du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation que rien n’obstrue, et un ramonage retenu avant les premiers froids.
Ajoutez-en un quatrième propre à ce bâti : faites relever le tracé de vos conduites encastrées et conservez le plan. C’est ce qui manque à chaque percement, et c’est ce qui provoque la fuite suivante.
Où nous intervenons
Honnelles, Angre, Roisin, Montignies-sur-Roc et Athis, ainsi que Dour, Quiévrain, Bavay, Colfontaine et Frameries, en Hainaut, dans la vallée des Honnelles.
Questions fréquentes
Pourquoi aérer plus longtemps ici ?
Parce qu’un mur de pierre épais retient l’air. Ouvrir une seule fenêtre ne produit presque aucun renouvellement : il faut ouvrir en vis-à-vis, en haut et en bas.
Puis-je percer un mur ?
Pas sans avoir fait relever le tracé des conduites. Dans une maison ancienne, elles passent en saignée rebouchée, sans plan ni repère en surface.
D’où vient le monoxyde sur ce bâti ?
Presque toujours du conduit plutôt que de l’appareil. Un boisseau ancien dont le mortier s’est délité laisse passer les fumées vers un volume voisin, sans aucun signe.
Que dire si j’appelle près de la frontière ?
Précisez que vous êtes en Belgique et donnez le village avant la rue. Un mobile peut basculer sur un relais français, et plusieurs toponymes ont un équivalent de l’autre côté.
Pour finir
L’exploitant du réseau en cas de raccordement, le fournisseur si vous êtes sur cuve, et le 112 dès qu’une vie est en jeu. SanExpress prend ensuite le relais : localisation, réparation et attestation de conformité — au 0499 46 84 59.
Et dans une maison de pierre : on aère plus longtemps, et l’on ne perce jamais sans plan. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Honnelles
☎ 0499 46 84 59
Dix villages de la vallée des Honnelles · SanExpress



