Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Aucun geste électrique tant que vous êtes dedans : interrupteur, hotte, tableau, prise, téléphone.
- Dégagez sur votre trajet ce qui ouvre vers l’extérieur, sans jamais rebrousser chemin.
- Coupez au compteur ou à la citerne seulement si l’accès se fait du dehors, sans manipulation électrique.
- Faites sortir tout le monde, animaux compris, et placez-vous face au vent par rapport au bâtiment.
- Depuis l’extérieur, à distance : le gestionnaire de réseau au 04 362 98 38 — permanence continue.
- Un malaise, une perte de connaissance ou des flammes : le 112 avant tout le reste.
Ne réintégrez les lieux qu’avec l’aval d’un professionnel, chargé de la localisation : une conduite noyée dans un mur ou enterrée ne se vérifie pas du regard.
Recherche de fuite — Hannut
☎ 0499 46 84 59
Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare
Hannut — bâti de village en Hesbaye
Se placer au vent
Point propre à cette page, et il tient en une phrase : sortir ne suffit pas, il faut sortir du bon côté.
Sur un terrain découvert, un gaz qui s’échappe est emporté sous le vent du bâtiment. Se poster de ce côté revient à rester dans le panache.
Placez-vous donc face au vent, c’est-à-dire du côté d’où il souffle. Le repère est simple : le vent doit venir vers vous en passant d’abord sur vous, puis sur la maison.
Cette consigne vaut aussi pour le point de rassemblement, et elle vaut d’être expliquée aux occupants avant d’en avoir besoin.
Elle vaut enfin pour l’attente : ne revenez pas vous abriter du froid contre la façade sous le vent, c’est exactement l’endroit à éviter.
Ce que le vent change encore
Deux effets contraires, et il faut connaître les deux.
Le bon : sur un terrain sans obstacle, une fuite extérieure se disperse rapidement. Le vent est ici un allié : même par forte rafale, une accumulation dangereuse à l’air libre reste peu probable.
Le mauvais : ce même vent peut pousser du gaz vers l’intérieur par les défauts d’étanchéité décrits sur notre page d’entretien, ou d’un bâtiment vers un autre.
Une fuite sur un branchement extérieur peut ainsi se manifester dans une maison qui n’est pas celle où se trouve le défaut.
Si l’odeur est perçue dehors sans qu’on la sente à l’intérieur, ne cherchez pas la source vous-même : signalez-le à l’appel, c’est une information utile aux équipes.
Ce qui monte, ce qui descend
Acheminé par le réseau, le méthane est moins dense que l’air et gagne les hauteurs ; les gaz de pétrole liquéfiés font l’inverse et se répandent au sol.
À l’intérieur, la règle reste celle du gaz distribué : il gagne l’étage et les combles, et l’on descend en évacuant d’abord ceux qui se trouvent en haut.
Sur propane ou butane, encore présents dans les villages non desservis, l’inverse s’applique et ce sont la cave et les points bas qu’il faut éviter.
Le gaz n’a aucune odeur propre : l’odorisation lui ajoute un composé soufré perceptible bien avant tout seuil de risque, sans renseigner sur le débit qui s’échappe.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, raccord, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | Gestionnaire de réseau | 112 si malaise |
C’est une flamme mal alimentée en air ou une évacuation qui reflue qui produit le monoxyde, jamais une conduite fendue. Le Centre Antipoisons en fait la première cause de décès par empoisonnement dans le pays.
Rien ne le signale que l’état des personnes : céphalées, nausées, fatigue anormale, vertiges — éprouvés ensemble par plusieurs occupants et qui disparaissent dehors.
Le lien avec le vent
Ce point mérite d’être fait, car il explique une part des intoxications sur ce type de terrain.
Un refoulement de conduit, tel que décrit sur notre page d’entretien, renvoie dans le logement des fumées qui devraient sortir. Or ces fumées contiennent du monoxyde.
Le phénomène étant lié à la direction du vent, il survient par épisodes — une nuit de tempête, puis plus rien pendant des semaines.
C’est précisément ce caractère intermittent qui le rend dangereux : on ne le relie à rien, et l’installation paraît normale le lendemain.
Un détecteur est la seule réponse fiable à un risque qui ne se manifeste que par intermittence.
Là où le nez ne sert à rien, un appareil conforme à la norme EN 50291 monte la garde. Installez-le à hauteur de respiration, à proximité du foyer et des pièces de nuit ; sa cellule s’épuise au bout de sept à dix ans sans prévenir.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Hannut, Avin, Bertrée, Cras-Avernas et Wansin

Hannut — plaine cultivée et villages de Hesbaye
Ce qu’il faut dire au téléphone
Sur une commune qui compte de nombreux villages et beaucoup de fermes isolées, l’appel détermine le délai réel.
Donnez le nom du village avant celui de la rue : plusieurs voiries portent des noms voisins d’une entité à l’autre.
Précisez s’il s’agit d’une maison de village, mitoyenne ou en bande, ou d’une construction isolée dans les champs. Le périmètre à traiter n’est pas le même.
Indiquez un repère visible depuis la route — un silo, un hangar, un arbre isolé — car sur cet openfield les bâtiments se ressemblent de loin.
Signalez enfin combien de personnes se trouvaient dans le logement et si tout le monde est sorti. C’est la première question posée.
Avant une absence prolongée
Quatre gestes rapides, et le troisième compte davantage sur un terrain exposé.
Coupez le robinet alimentant les appareils de cuisson : c’est l’organe le plus manœuvré de l’installation, et il ne sert à rien pendant votre absence.
Vérifiez que les grilles de ventilation restent dégagées : elles assureront seules le renouvellement d’air durant des semaines.
Contrôlez la fixation de tout ce qui est extérieur — chapeau de souche, terminal de ventouse, capot de citerne. Une bourrasque d’hiver déplace ce qui tient mal, et personne ne sera là pour le voir.
Maintenez enfin un régime hors gel plutôt qu’une coupure franche, les robinets thermostatiques en position basse.
Prévenir un voisin
Sur une commune qui mêle noyaux villageois denses et fermes isolées, la situation n’est pas la même partout.
En village, si votre maison est mitoyenne ou en bande, frappez fort chez le voisin attenant en évitant la sonnette : le gaz passe d’un logement à l’autre par les vides de construction.
Dans les champs, personne ne passera devant chez vous. Échangez vos numéros avec l’exploitation la plus proche, en précisant ce que vous attendez : signaler une odeur perçue de l’extérieur, jamais entrer vérifier.
Demandez-leur aussi de vous prévenir d’un dégât en toiture après une tempête — un chapeau arraché ne se voit pas depuis le sol, et il change le comportement du conduit.
Et si l’on vous signale une odeur chez vous à distance, n’allez pas constater : téléphonez depuis là où vous êtes, en donnant l’adresse.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord : au-delà de quinze ans, un raccord fileté se rigidifie, et les jonctions prises dans le mur se dégradent hors de toute surveillance.
Les travaux ensuite : une cheville plantée dans une conduite en fixant une étagère, un appareil de cuisson écarté du mur dont le raccord ancien cède, un percement pour poser des châssis.
Ne touchez à rien et n’improvisez aucun colmatage : la situation reste en l’état, on évacue, on téléphone du dehors.
Restent les tronçons hors service, laissés par un ancien ballon ou un poêle déposés. Couper une vanne ne règle rien : la garniture poursuit sa dégradation, et sa rupture passera inaperçue puisque plus rien n’est branché en aval.
Le tuyau souple de cuisson porte une date sur sa gaine : c’est l’unique contrôle qu’un occupant réalise seul sans risque. Sur bouteille, vérifiez aussi l’échéance du détendeur.
Comment on localise
On met d’abord la conduite en pression et l’on suit la vitesse à laquelle elle retombe. Le profil de cette chute sépare un joint fatigué d’une rupture franche et désigne la portion à ouvrir.
Un passage à l’explosimètre couvre ensuite l’ensemble du tracé, complété par un gaz traceur là où l’accès manque.
Sur ce terrain, une difficulté est propre au plein air : le vent disperse les traces et fausse un balayage extérieur. La recherche se conduit donc de préférence par temps calme, ou en isolant les tronçons un à un.
L’intervention se facture au temps réellement passé, une estimation étant donnée avant de commencer. Le cadre demeure celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Outre l’étanchéité, l’examen porte sur le brûleur et ses mesures à l’analyseur, sur l’air de combustion, sur le tirage et l’état du conduit, puis sur le limiteur thermique, le pressostat, la soupape et la valeur au manomètre.
On y ajoute les organes responsables de la quasi-totalité des arrêts sans cause apparente : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur, le circulateur et les purgeurs. Une eau chargée en dépôts appelle désembouage, filtre Adey et inhibiteur Fernox ou Sentinel.
Dépourvue de flamme comme de conduit, une pompe à chaleur fait disparaître d’un coup les deux risques exposés ici. Voir nos services.
Le test du compteur
Un relevé simple met en évidence une fuite lente que l’odorat ne détecte pas encore.
Relevez l’index de votre compteur gaz naturel un soir, tous appareils arrêtés, puis au matin sans avoir rien mis en route. Les deux chiffres doivent concorder.
Un écart indique qu’une consommation s’est produite alors que rien ne fonctionnait, ce qui n’arrive pas sur une installation saine.
Avec une cuve, la jauge remplit le même office : un niveau qui baisse hors saison de chauffe pose la même question.
C’est le seul contrôle qu’un occupant mène seul, sans outil et sans danger. Refaites-le après toute intervention sur la conduite.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Trois odeurs alarment sans relever du même degré d’urgence, et les séparer évite autant les fausses alertes que les négligences.
Celle du gaz rappelle l’œuf pourri ou le chou cuit : franche, sans rapport avec une cuisine. Elle impose la procédure, sans discussion.
Une odeur de créosote alors que rien n’a été allumé signale un défaut d’évacuation — fréquent ici après un coup de vent qui a déplacé un chapeau. Un tubage du boisseau y répond.
Une odeur grasse au sous-sol évoque plutôt le fioul : aucune explosion à craindre, mais un examen de la cuve à demander.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Sortir pour rien ne coûte que du temps.
Après une tempête
Trois vérifications valent d’être faites une fois le vent tombé, et elles se mènent depuis le sol.
Regardez la souche et son chapeau : un élément déplacé ou arraché modifie le tirage, et le symptôme n’apparaîtra qu’au prochain allumage.
Contrôlez le terminal d’une chaudière à circuit étanche : un débris ou un nid obstruant la grille met l’appareil en sécurité, parfois sans message clair.
Vérifiez enfin qu’aucune branche ni tôle n’est venue reposer contre une conduite extérieure ou un capot de citerne.
Si une odeur de fumée apparaît dans les jours qui suivent une dépression marquée, faites examiner le conduit avant de continuer à chauffer.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. C’est l’ensemble du réseau, et pas seulement la section réparée, qui passe l’essai d’étanchéité.
La procédure s’achève sur l’attestation de conformité, encodée dans ElgaCert par un professionnel porteur du label CERGA, ou à défaut par un organisme certificateur.
Sans lui, la remise en service du compteur est impossible. Ne touchez jamais à un scellé apposé par un professionnel.
Le temps des travaux, un chauffage électrique d’appoint assure la relève sans danger et met les conduites à l’abri du gel. Sur une maison exposée, comptez large : les déperditions y sont supérieures à ce que suggère la surface.
Bail et assurance
Dans l’urgence, propriétaire et locataire appliquent les mêmes gestes. Les responsabilités se séparent ensuite.
En location, informez le bailleur par écrit dès la mise en sécurité et conservez copie du constat. Ce qui est solidaire du bâtiment lui revient, vos appareils personnels restent vôtres. La clause d’entretien du bail mérite lecture avant signature.
Pour l’assurance habitation, un seul justificatif ouvre le dossier et l’expert le réclame aussitôt : l’attestation de contrôle en cours de validité. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Ce qu’on ne fait pas
Deux familles de gestes sont exclues : celles qui créent une source d’inflammation, et celles qui prolongent votre présence dans le bâtiment.
Première catégorie : manœuvrer un interrupteur, accéder au tableau, utiliser un téléphone ou une lampe, retirer une prise, actionner une sonnette.
Seconde catégorie : descendre en cave, monter aux combles, ou entreprendre soi-même la localisation. Sans appareil de mesure, cet examen n’aboutira à rien.
Un troisième réflexe est à écarter ici : ne restez pas dans la voiture garée contre la façade. Un habitacle n’est pas un abri, et le démarreur produit une étincelle — y compris sur une citerne voisine.
Après l’intervention
La conduite est remise sous pression, un contrôle complémentaire valide l’étanchéité générale, puis les appareils repartent un par un sous mesure de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Une odeur faible qui subsiste deux ou trois heures relève du normal. Le vent joue ici en votre faveur : ouvrez deux façades opposées et le renouvellement se fera en quelques minutes.
Prévenir
L’obligation réglementaire prévoit un essai d’étanchéité sur la conduite, à renouveler tous les trois ans au gaz en Wallonie selon le SPW Énergie — chauffe-eau compris. Pour programmer : entretien de chaudière à Hannut.
Trois vérifications annuelles y pourvoient : les dates du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation que rien n’obstrue, et un ramonage programmé avant la saison.
Ajoutez-en une quatrième propre à ce terrain : après des travaux d’étanchéité, faites vérifier que la ventilation reste suffisante. C’est le moment où le risque de monoxyde augmente sans que rien ne le signale.
Où nous intervenons
Hannut et ses villages, ainsi que Waremme, Braives, Wasseiges, Landen et Éghezée, au cœur de la Hesbaye, en province de Liège.
Questions fréquentes
De quel côté faut-il se placer dehors ?
Face au vent, du côté d’où il souffle. Se poster sous le vent du bâtiment revient à rester dans le panache. Cela vaut aussi pour le point de rassemblement.
Le vent rend-il la situation moins dangereuse ?
Dehors, oui : il disperse. Mais il peut aussi pousser du gaz vers l’intérieur par les défauts d’étanchéité, ou d’un bâtiment vers un autre.
Pourquoi une intoxication liée au vent ?
Un refoulement de conduit renvoie dans le logement des fumées contenant du monoxyde. Comme il dépend de la direction du vent, il survient par épisodes et ne se relie à rien.
Que dire au téléphone ?
Le village avant la rue, le type de maison — village ou isolée dans les champs — un repère visible depuis la route, et si tout le monde est sorti.
Pour finir
Le gestionnaire du réseau si vous y êtes raccordé, votre fournisseur en cas de citerne, et le 112 dès qu’une vie est en jeu. SanExpress prend ensuite le relais : localisation, réparation et attestation de conformité — au 0499 46 84 59.
Et sur cette plaine : face au vent, jamais sous le vent. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Hannut
☎ 0499 46 84 59
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