Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Ne touchez à rien d’électrique tant que vous êtes dedans : interrupteur, hotte, tableau, prise, téléphone.
- Ouvrez au passage ce qui donne vers la sortie, sans jamais retourner en arrière.
- Fermez au compteur ou au réservoir uniquement si l’accès est extérieur et se fait sans rien actionner.
- Évacuez tout le monde, animaux compris, et prenez de la distance avec le bâtiment.
- Une fois dehors : le gestionnaire au 0800 87 087 si vous êtes raccordé. Sur citerne, appelez le fournisseur indiqué au contrat.
- Quelqu’un se sent mal, perd connaissance, ou le feu prend : le 112 avant toute autre démarche.
Ne rentrez pas avant l’accord d’un professionnel, à qui revient la localisation : une conduite encastrée ou enfouie ne s’inspecte pas à l’œil.
Recherche de fuite — Gedinne
☎ 0499 46 84 59
Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

Gedinne — habitat dispersé du plateau
Évacuer par grand froid
La consigne ne change pas : on sort. Mais sous ce climat, sortir demande une préparation que personne ne fait spontanément.
Une évacuation en pleine nuit de janvier peut signifier une heure ou plus dehors, à attendre une équipe qui vient de loin. Avec des enfants ou une personne âgée, cela devient un problème en soi.
Quatre dispositions prises à froid règlent la question. Repérez un point d’attente abrité et à distance de la façade — un abri de jardin, un appentis, une dépendance sans poêle ni alimentation en gaz.
Gardez des vêtements chauds accessibles près de la sortie principale, pas dans une chambre à l’étage.
Identifiez un voisin permanent chez qui se réfugier, et prévenez-le à l’avance de cette éventualité.
Et si vous disposez d’un véhicule garé à distance du bâtiment, il constitue un abri acceptable — à condition de ne pas le démarrer si l’odeur est perceptible autour de lui, notamment près d’une citerne.
Ces précautions ne coûtent rien et évitent l’hésitation qui fait rester à l’intérieur « le temps de s’habiller ».
Savoir qui appeler
Sur cette commune, l’alimentation varie fortement d’un village à l’autre, et l’interlocuteur en dépend.
Raccordé au réseau, le numéro figure dans la liste ci-dessus, et l’étiquette de votre compteur le reprend également.
Sur une citerne de propane ou une bouteille de butane, le stockage est privé : c’est votre fournisseur qu’il faut joindre, et son numéro figure au contrat comme souvent sur le réservoir.
Notez-le près de la vanne, sur une étiquette résistante à l’humidité. En appliquant correctement les six gestes, vous sortirez précisément sans votre téléphone.
Le 112 lève toute hésitation : il aboutit dans les deux cas et oriente vers le service compétent. Si vous ignorez ce qui vous alimente, c’est lui qu’on compose.
Ce qui monte, ce qui descend
Le méthane acheminé par conduite pèse moins que l’air : il s’élève et occupe d’abord les volumes hauts. Les gaz de pétrole liquéfiés font l’inverse et s’amassent au ras du sol.
Sur ce territoire majoritairement alimenté en citerne, c’est donc la cave, le vide sanitaire et les points bas du terrain qu’il faut éviter — pas les combles.
Un détail propre au climat mérite d’être signalé : par temps très froid et sans vent, l’air extérieur stagne davantage. Une accumulation formée dehors, près d’une citerne, peut y persister au lieu de se disperser.
Le gaz est inodore à l’état naturel : c’est l’odorisation qui lui adjoint un composé soufré perceptible bien avant tout seuil dangereux — sans jamais renseigner sur la quantité échappée.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | Gestionnaire ou fournisseur | 112 si malaise |
Le monoxyde naît d’une flamme mal alimentée en air ou d’un conduit qui refoule ; une canalisation fissurée n’en produit jamais. D’après le Centre Antipoisons, il devance toute autre substance parmi les empoisonnements mortels du pays.
Il ne se décèle que par l’état des personnes : douleurs de tête, nausées, lassitude anormale, vertiges — survenus simultanément chez plusieurs occupants et qui s’estompent une fois dehors.
Sur ce territoire, la cause dominante n’est pas le gaz mais le bois : bûches insuffisamment sèches, feu ralenti pour la nuit, boisseau chargé par une longue saison d’usage.
Seul un boîtier certifié EN 50291 comble ce vide. Posez-le au niveau du visage, près du foyer et des pièces de nuit ; après sept à dix ans, sa cellule cesse d’agir sans aucun avertissement.
Sur un habitat dispersé où les secours viennent de loin, cette précaution devient déterminante — d’autant qu’une personne seule ne dispose d’aucun recoupement pour identifier les symptômes.
Contrôle de combustion et détecteurs
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Douze villages de l’Ardenne namuroise
Gedinne — forêt ardennaise et hameaux
Décrire l’accès en hiver
Sur une commune aussi étendue et boisée, l’accès conditionne réellement le délai d’intervention.
Donnez à l’appel le nom du village — la commune en compte douze — puis l’itinéraire depuis la route principale.
Précisez l’état du chemin s’il vous appartient : neige, verglas, pente, largeur. Un camion-citerne comme un véhicule d’intervention qui ne peut approcher perd de longues minutes, et cela change l’organisation de l’équipe.
Indiquez l’emplacement exact du réservoir ou du compteur, et si un portail est verrouillé.
Signalez enfin si quelqu’un manque à l’appel. Les secours poseront la question d’emblée, et l’avoir vérifié avant de téléphoner fait gagner du temps.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Trois odeurs inquiètent sans relever de la même urgence, et les distinguer évite autant les fausses alertes que les vraies négligences.
Celle du gaz rappelle l’œuf pourri ou le chou cuit : franche, sans ressemblance avec une odeur de cuisine. Elle appelle la procédure, sans discuter.
Une odeur de créosote alors que rien n’a été allumé signale un défaut d’évacuation — fréquent ici sur un conduit très sollicité par une longue saison.
Une odeur grasse et tenace en cave évoque plutôt le fioul domestique : pas d’explosion à redouter, mais une atteinte possible au sol, et un examen du réservoir à demander.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Sortir pour rien ne coûte que du temps.
Avant une absence en hiver
Quatre gestes de cinq minutes qui écartent l’essentiel du risque pendant que la maison est vide — et sous ce climat, l’absence hivernale est le cas le plus délicat.
Fermez le robinet d’arrivée des appareils de cuisson : c’est l’organe le plus manipulé de l’installation, et il ne sert à rien en votre absence.
Vérifiez qu’aucune grille de ventilation n’est obstruée : elle assurera seule le renouvellement d’air pendant des semaines.
Ne coupez surtout pas le chauffage. Maintenez un régime hors gel avec les robinets thermostatiques en position basse. Ici plus qu’ailleurs, une coupure franche expose les conduites, et la rupture se découvre au dégel.
Et prévenez un voisin permanent. Sur un habitat dispersé, c’est souvent la seule chaîne d’alerte qui existe — demandez-lui notamment de vous signaler toute coupure de courant prolongée, qui annulerait votre protection hors gel.
Le test du compteur
Un relevé simple permet de repérer une fuite lente que l’odorat ne décèle pas encore.
Notez l’index de votre compteur gaz naturel un soir, tous appareils éteints, puis le lendemain matin sans avoir rien allumé. Les deux chiffres doivent coïncider exactement.
Un écart signifie qu’une consommation a eu lieu alors que rien ne fonctionnait. Sur une installation saine, cela ne se produit pas.
Sur une cuve, l’équivalent consiste à relever la jauge. Attention toutefois à la lecture par grand froid : le volume d’un liquide varie avec la température, et une baisse apparente peut n’être qu’une contraction.
C’est le seul contrôle qu’un occupant puisse mener seul, sans outil et sans le moindre risque.
D’où viennent les fuites
L’âge des raccords d’abord. Un joint fileté perd sa souplesse après une quinzaine d’années ; les jonctions dérobées au regard rompent alors les premières, et l’humidité d’une cave hâte la corrosion.
Le froid ensuite, propre à ce climat. Les cycles de gel et de dégel sollicitent les raccords extérieurs et les traversées de mur, où deux matériaux se dilatent différemment.
Avec une bouteille, le détendeur concentre le risque : sa date limite passe inaperçue, et son raccord se refait à chaque changement — souvent dehors, les mains froides, ce qui n’aide pas au bon serrage.
Restent les tronçons hors service, nombreux dans une maison rurale dont les usages se sont succédé. Couper un robinet ne met pas la conduite hors de cause : sa garniture se dégrade au même rythme, et rien ne trahit sa rupture puisqu’aucun appareil n’est raccordé derrière.
Comment on localise
On commence par mettre la ligne en charge et suivre la vitesse à laquelle la pression retombe. Le tracé distingue une garniture poreuse d’une rupture nette et oriente vers le secteur concerné.
Un relevé à l’explosimètre suit le long du parcours, prolongé au besoin par un traçage gazeux sur les portions inaccessibles.
Avec un réservoir, on part de la citerne extérieure pour remonter vers les appareils, la portion enterrée retenant l’essentiel de l’examen. Sur une propriété à plusieurs bâtiments, il faut d’abord reconstituer ce qui demeure alimenté. La recherche est comptée au temps réel, une estimation étant donnée avant de commencer. Le cadre reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Sont examinés le brûleur avec ses relevés à l’analyseur, l’arrivée d’air du local, le tirage et l’intérieur de l’évacuation, puis le thermostat de sécurité, le pressostat, la soupape et la lecture au manomètre.
On y ajoute les organes à l’origine de la plupart des arrêts sans cause visible : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, la condition de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Une eau chargée réclame un désembouage, un filtre Adey et un traitement Fernox ou Sentinel.
Dépourvue de flamme comme de conduit, une pompe à chaleur fait disparaître les deux dangers d’un seul coup. Voir nos services.
Le mazout sur un terrain en pente
Sur ce territoire, l’incident le plus probable n’est pas une fuite de gaz mais une cuve qui suinte.
Une cuve rongée par la corrosion ne menace d’aucune explosion, mais elle imprègne le sol, et l’assainissement incombe au détenteur du réservoir.
Le relief aggrave la situation : le produit migre vers le bas et peut atteindre une parcelle voisine, un fossé, un ruisseau ou une zone forestière. La rapidité du signalement change directement l’ampleur du chantier.
Trois signaux doivent alerter : une odeur grasse et tenace en cave, une auréole sombre au sol autour de la cuve, ou une consommation qui augmente sans que les degrés-jours ni l’usage ne l’expliquent.
N’arrosez jamais pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir ou un fossé de drainage : c’est le geste qui étend la pollution le plus vite.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation entière, et non le seul tronçon repris, subit une épreuve d’étanchéité.
Reste ensuite l’attestation de conformité, introduite dans ElgaCert par un installateur portant le label CERGA ; à défaut, un organisme certificateur intervient.
Sans ce document, un compteur fermé ne sera pas rouvert. Ne descellez jamais une vanne condamnée par un professionnel.
Pendant les travaux, un convecteur électrique assure le chauffage sans risque et protège du gel les portions exposées. Prévoyez-en assez : sous ce climat, avec la température de base qui s’y applique, un seul appareil ne suffira pas à tenir une maison.
Bail et assurance
Propriétaire ou locataire, la conduite à tenir dans l’urgence est identique. Ce qui vient ensuite ne l’est pas.
Si vous louez, écrivez au bailleur sitôt le danger écarté et gardez copie du rapport. Tout ce qui fait corps avec l’immeuble l’engage ; le matériel que vous avez apporté demeure votre affaire. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant signature.
Côté assurance habitation, tout part d’un document unique que l’expert demande dès sa venue : une attestation de contrôle en cours de validité. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Ce qu’on ne fait pas
Deux catégories d’actes sont exclues : ceux qui peuvent enflammer le mélange, et ceux qui prolongent votre présence dans les lieux.
Premier groupe : actionner un commutateur, ouvrir le coffret électrique, se servir d’un mobile ou d’une lampe, retirer une fiche, presser une sonnerie.
Second groupe : gagner la cave, faire le tour des dépendances, ou chercher soi-même l’origine. Sans instrument de mesure, cette recherche ne donnera rien.
Un troisième réflexe est à écarter sous ce climat : ne remontez pas chercher des vêtements chauds à l’étage. C’est exactement le raisonnement qui coûte des minutes, et c’est pourquoi il faut les avoir préparés en bas.
Après l’intervention
La pression est rétablie, un contrôle supplémentaire valide l’étanchéité globale, et chaque appareil repart séparément avec relevé de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Une trace résiduelle perceptible deux ou trois heures durant reste normale. Le gel menace alors les conduites : par grand froid, la tentation est de refermer vite : aérez malgré tout largement, quitte à le faire par séquences courtes.
Prévenir
Le contrôle légal comporte une épreuve d’étanchéité de la ligne, à repasser tous les trois ans au gaz comme au propane en Wallonie selon le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Gedinne.
Trois vérifications annuelles y pourvoient : les dates du tuyau souple et du détendeur, des grilles de ventilation entièrement libres, et un ramonage retenu avant les froids.
Ajoutez-en une quatrième propre à ce climat : préparez votre point d’attente et vos vêtements chauds avant l’hiver. C’est ce qui rend une évacuation nocturne réellement praticable.
Où nous intervenons
Gedinne et ses villages, ainsi que Beauraing, Bièvre, Vresse-sur-Semois, Wellin et Daverdisse, en Ardenne namuroise, entre Croix-Scaille et Semois.
Questions fréquentes
Faut-il vraiment sortir par moins dix ?
Oui, sans exception. Préparez donc à l’avance un point d’attente abrité et des vêtements chauds près de la sortie — c’est ce qui rend la consigne applicable.
Qui appeler : gestionnaire ou fournisseur ?
Le gestionnaire si vous êtes raccordé au réseau, votre fournisseur si vous êtes sur citerne. Le 112 aboutit dans les deux cas et lève toute hésitation.
D’où vient le monoxyde ici ?
Le plus souvent d’un foyer à bois : bûches humides, feu étouffé pour la nuit, ou conduit chargé par une longue saison d’usage.
Que dire à l’appel en hiver ?
Le nom du village, l’itinéraire depuis la route principale, et l’état du chemin — neige, verglas, pente. Cela change l’organisation de l’équipe.
Pour finir
La ligne du gestionnaire si vous êtes raccordé, celle du fournisseur si vous êtes sur citerne, et le 112 dès qu’une vie est en jeu. SanExpress ensuite : recherche, réparation et mise en conformité — au 0499 46 84 59.
Et sous ce climat : on prépare la sortie avant d’en avoir besoin. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Gedinne
☎ 0499 46 84 59
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