Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Aucun geste électrique avant d’être sorti : ni interrupteur, ni hotte, ni tableau, ni prise, ni téléphone.
- Ouvrez ce qui se présente sur votre trajet vers la porte, sans jamais faire demi-tour.
- Coupez au compteur ou au réservoir, à condition d’y accéder sans manipuler quoi que ce soit.
- Faites sortir tout le monde, animaux compris, et éloignez-vous nettement du bâtiment.
- Depuis l’extérieur, à distance : le gestionnaire de réseau au 0800 87 087 — permanence continue, appel gratuit.
- Malaise, perte de connaissance ou flammes visibles : le 112 passe avant tout le reste.
Attendez l’autorisation d’un professionnel avant de rentrer, et laissez-le chercher : une conduite noyée dans la maçonnerie reste invisible.
Recherche de fuite — Flobecq
☎ 0499 46 84 59
Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

Flobecq — vallons boisés et habitat dispersé
Pourquoi un vallon ne disperse pas
On suppose volontiers qu’à l’extérieur, tout se dilue. Sur ce relief, ce n’est pas toujours vrai — et c’est le point central de cette page.
Par nuit calme et claire, l’inversion de température fait glisser l’air froid le long des versants jusqu’à l’immobiliser en fond de vallon. Cette couche d’air ne bouge plus, parfois pendant des heures, souvent accompagnée de brouillard.
Une accumulation formée dehors — près d’une citerne, d’un compteur, ou dans un creux du terrain — peut donc y persister au lieu de se disperser comme elle le ferait en terrain plat et venté.
Conséquence pratique : une odeur perçue à l’extérieur appelle exactement la même réaction qu’à l’intérieur. On s’éloigne, on ne cherche pas, on téléphone à distance.
Ne descendez pas vers le point bas de la parcelle pour vérifier, en particulier avec un gaz de pétrole liquéfié plus lourd que l’air : c’est précisément là qu’il se rassemble.
Savoir qui appeler
Sur cette commune, l’alimentation varie fortement d’une maison à l’autre, et l’interlocuteur en dépend.
Raccordé au réseau, le numéro figure dans la liste ci-dessus, et l’étiquette de votre compteur le reprend.
Sur une citerne de propane ou une bouteille de butane, le stockage relève du privé : c’est votre fournisseur qu’il faut joindre, et son numéro figure au contrat comme souvent sur le réservoir.
Notez-le près de la vanne, sur une étiquette qui résiste à l’humidité. En appliquant correctement les six gestes, vous sortirez précisément sans votre téléphone.
Le 112 reste prioritaire dès qu’une personne est menacée, et il aboutit partout — y compris si vous ignorez qui vous alimente.
L’éloignement et l’accès
Sur un habitat dispersé en relief, deux paramètres changent par rapport à une zone dense.
Le délai d’arrivée d’abord, plus long, et davantage encore par verglas sur une côte ou un chemin détrempé. Cela ne modifie en rien la conduite à tenir, mais cela change ce qu’il faut prévoir.
L’absence de témoin ensuite. Personne ne passera devant chez vous, personne ne remarquera une odeur en rue. Le signalement dépend entièrement des occupants.
Décrivez l’accès au téléphone : le nom du hameau, la praticabilité du chemin, la pente, et l’emplacement exact du réservoir ou du compteur. Une équipe informée s’organise en conséquence.
Repérez enfin à froid un lieu d’attente. Sortir ne se discute pas, mais patienter dehors une heure en janvier se prépare — d’autant qu’en fond de vallon, il fait plus froid qu’ailleurs.
Ce qui monte, ce qui descend
Le méthane acheminé par conduite s’échappe vers le haut, sa densité étant inférieure à celle de l’air. Les gaz de pétrole liquéfiés descendent et se concentrent au niveau du plancher.
Dans une maison de hameau avec cave, un gaz lourd descend au sous-sol, volume peu ventilé où l’on ne va guère. Un gaz de réseau gagne au contraire les combles.
Aucune odeur naturelle : c’est l’odorisation qui ajoute le tétrahydrothiophène, perceptible très tôt, sans pour autant renseigner sur l’importance de l’échappement.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | Gestionnaire de réseau | 112 si malaise |
Une flamme à court d’air ou une évacuation qui refoule dégagent du monoxyde ; une fuite de conduite n’en produit aucun. Selon le Centre Antipoisons, il tue plus que toute autre substance par empoisonnement en Belgique.
Rien ne le signale hormis les malaises des occupants : maux de tête, nausées, fatigue sans cause, tête qui tourne — éprouvés au même moment par plusieurs et qui cèdent à l’air libre.
Le tirage, facteur aggravant local
Le lien avec notre page d’entretien est direct, et il est déterminant ici.
Un boisseau qui évacue mal renvoie une partie des produits de combustion dans le logement. Sur ce relief, cela se produit surtout par temps doux, calme et humide — quand l’air de vallon stagne.
Un aspirateur statique ou un tubage y répondent. Le phénomène étant intermittent, il se constate mal lors d’un contrôle mené par une belle journée venteuse.
C’est exactement le cas de figure où un détecteur remplace l’observation humaine.
Ce que l’odorat ne perçoit pas, un appareil conforme à la norme EN 50291 le mesure. Placez-le à hauteur de respiration, non loin des appareils à flamme et des chambres ; après sept à dix ans, sa cellule cesse d’agir sans rien annoncer.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Flobecq et les hameaux du Pays des Collines

Flobecq — crêtes boisées et fonds humides
Le bois, première cause locale
Sur ce territoire, le monoxyde vient bien plus souvent d’un appareil à bois que d’une installation au gaz.
Trois causes dominent. Un combustible insuffisamment sec, qui refroidit les fumées. Un feu ralenti en refermant les arrivées d’air pour tenir la nuit. Et un conduit encrassé de créosote par un usage prolongé.
Le relief ajoute la sienne : un tirage déjà contrarié par la configuration du vallon supporte beaucoup moins bien les deux premières.
Le ramonage annuel constitue donc ici un minimum, pas un maximum. Sur un appareil qui chauffe six mois d’affilée, un second passage en cours de saison se justifie.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Trois odeurs inquiètent sans relever de la même urgence, et les distinguer évite autant les fausses alertes que les vraies négligences.
L’odorisant du gaz évoque l’œuf pourri ou le chou : franc, sans rapport avec une cuisine. Devant lui, on applique la procédure sans discuter.
Une odeur de fumée alors que rien n’a été allumé signale un défaut d’évacuation — fréquent ici, pour les raisons de relief décrites plus haut. On aère, on note l’heure et la météo, on fait examiner le conduit.
Une odeur d’égout provient d’un siphon désamorcé, courante dans une maison peu occupée. Remettre de l’eau dans les siphons suffit généralement.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Sortir pour rien ne coûte que du temps.
Après une absence prolongée
Une part du parc communal ne sert qu’irrégulièrement, et la réouverture demande une petite méthode.
Aérez d’abord, n’actionnez rien ensuite, et accordez quelques minutes au renouvellement d’air. Aucune ventilation n’a fonctionné pendant votre absence.
Relevez ensuite la pression au manomètre et l’aspect du vase d’expansion avant toute mise en charge réelle.
Sur une alimentation en bouteille, contrôlez la date du détendeur et l’état du flexible ; vérifiez aussi le ballon avant de rebrancher quoi que ce soit.
Et avant de refermer la maison : coupez le robinet des appareils de cuisson, et assurez-vous qu’aucune grille d’aération n’est obstruée.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord. Un joint fileté garde sa souplesse une quinzaine d’années tout au plus ; ensuite, les raccords hors de vue rompent en premier, et l’humidité des caves de vallon hâte la corrosion.
Sur une bouteille, deux pièces concentrent le risque : le détendeur et sa date limite que personne ne consulte, puis le raccord manipulé à chaque changement — souvent dehors, les mains froides.
Les portions abandonnées ensuite, nombreuses dans une maison rurale dont les usages se sont succédé. La fermeture d’une vanne ne rend pas la ligne sûre : sa garniture vieillit comme les autres, et rien ne signale sa rupture puisque plus rien n’y est relié.
Restent les interventions qu’on mène soi-même : une cheville plantée dans une conduite en fixant une étagère, un appareil de cuisson écarté du mur dont le vieux raccord lâche. Ne démontez rien, n’improvisez aucun colmatage : on laisse en l’état, on sort, on appelle du dehors.
Prévenir autour de soi
Sur un habitat aussi dispersé, l’entraide remplace parfois la proximité des secours — à condition d’en connaître les limites.
Un voisin rend trois services réels : prêter un téléphone si le vôtre est resté à l’intérieur, guider une équipe depuis la route principale jusqu’au chemin, ou accueillir des occupants sortis de nuit.
Ce dont il doit s’abstenir : entrer pour vérifier, participer à la recherche, ou manœuvrer une vanne dont il ignore le rôle. La bonne volonté ajoute alors une personne exposée sans rien résoudre.
Si vous vivez seul, une disposition mérite d’être prise en amont : indiquer à un voisin proche où se trouvent votre vanne d’arrêt et vos appareils à flamme.
Et si c’est vous qu’on prévient : téléphonez depuis chez vous, à distance, plutôt que de vous déplacer d’abord pour constater.
Comment on localise
L’opération débute par une mise sous pression de la conduite dont on chronomètre la chute. Le tracé sépare une garniture poreuse d’une rupture franche et désigne la zone à explorer.
L’explosimètre étalonné parcourt ensuite le réseau, tronçon par tronçon. Avec un réservoir, on part de la citerne extérieure pour remonter vers les appareils, la section enterrée retenant l’essentiel de l’examen.
Sur une propriété en pente, une difficulté s’ajoute : un produit échappé migre vers le bas, et le point où on le détecte n’est pas celui où il s’échappe. La localisation constitue une ligne séparée du devis, annoncée avant l’intervention. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
L’examen couvre le brûleur et ses relevés à l’analyseur, l’arrivée d’air du local, le tirage ainsi que l’état du conduit, puis le limiteur thermique, le pressostat, la soupape et la valeur lue au manomètre.
On examine encore les organes qui causent l’essentiel des arrêts sans raison visible : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur, le circulateur et les purgeurs. Lorsque l’eau transporte des dépôts, on procède au désembouage, on monte un Adey et on ajoute un Fernox ou un Sentinel ; les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et l’équilibrage Caleffi suivent.
Aucune flamme, aucun conduit : la pompe à chaleur fait tomber ces deux risques en même temps. Voir nos services.
Le mazout sur un terrain en pente
Sur cette commune, l’incident le plus probable n’est pas une fuite de gaz mais une cuve qui suinte — et le relief en aggrave les conséquences.
Une citerne devenue poreuse n’expose à aucune explosion, mais elle imprègne le sol, et l’assainissement revient au détenteur du réservoir.
En pente, le produit migre vers le bas et peut atteindre une parcelle voisine, un fossé ou un ruisseau. La rapidité du signalement change directement l’ampleur — et le coût — du chantier.
À surveiller : une hausse de consommation sans froid supplémentaire, une odeur persistante en cave, une trace grasse au sol, une végétation clairsemée au printemps au-dessus d’une citerne enterrée.
N’arrosez jamais pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir : sur un versant, c’est le geste qui étend la pollution le plus vite.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit une épreuve d’étanchéité.
Il faut ensuite l’attestation de conformité, que seul un installateur agréé CERGA introduit dans ElgaCert — faute de quoi un organisme certificateur doit intervenir.
Sans elle, un compteur fermé ne sera pas rouvert. N’allez jamais desceller une vanne condamnée par un professionnel.
Le temps du chantier, un chauffage électrique d’appoint prend le relais sans risque et protège du gel les portions de conduite exposées.
Bail et assurance
Propriétaire comme locataire appliquent la même procédure dans l’instant. La répartition des charges, elle, diffère ensuite.
Locataire, écrivez au propriétaire dès que le danger est écarté et gardez copie du constat. Ce qui fait corps avec le bâtiment l’engage ; le matériel que vous avez apporté demeure le vôtre. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant de signer.
Côté assurance habitation, tout part d’une seule pièce, réclamée d’emblée par l’expert : une attestation de contrôle en cours de validité. Sur un chauffage au bois, joignez-y le certificat de ramonage.
Ce qu’on ne fait pas
Il faut écarter deux catégories : les gestes susceptibles d’allumer le mélange, et ceux qui prolongent votre présence sous le toit.
Première catégorie : basculer un interrupteur, accéder au tableau électrique, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, débrancher un appareil, actionner une sonnerie.
Seconde catégorie : descendre vers le point bas du terrain, gagner la cave, faire le tour des dépendances, ou tenter la localisation seul. Sans appareil de mesure, cette recherche n’aboutira pas.
Après l’intervention
On remet la ligne en pression, un essai supplémentaire valide l’étanchéité de l’ensemble, puis chaque appareil redémarre séparément sous relevé de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Percevoir une trace résiduelle deux ou trois heures durant reste banal. Dans une maison ancienne aux murs épais, prévoyez davantage — et par temps calme de vallon, l’air extérieur lui-même se renouvelle lentement.
Prévenir
Le contrôle légal comprend une épreuve d’étanchéité de la ligne, à renouveler tous les trois ans au gaz comme au propane en Wallonie selon le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Flobecq.
Trois vérifications annuelles y suffisent : les dates du tuyau souple et du détendeur, des grilles d’aération parfaitement libres, et un ramonage réservé avant les froids.
Ajoutez-en une quatrième propre à ce relief : faites contrôler le tirage à la belle saison et, si possible, un jour calme et humide. C’est dans ces conditions que le défaut se révèle.
Où nous intervenons
Flobecq et ses hameaux, ainsi que Ellezelles, Lessines, Frasnes-lez-Anvaing, Brakel et Ath, en Hainaut.
Questions fréquentes
Une odeur dehors, faut-il s’inquiéter ?
Oui, autant qu’à l’intérieur. En fond de vallon, l’air stagne et ne disperse pas. Éloignez-vous, ne cherchez pas, et appelez à distance.
Qui appeler si je suis sur citerne ?
Votre fournisseur, dont le numéro figure au contrat et souvent sur le réservoir. Aucun gestionnaire de réseau n’intervient sur un stockage privé.
D’où vient le monoxyde ici ?
Le plus souvent d’un foyer à bois, aggravé par un tirage que le relief contrarie déjà. Bûches humides et feu étouffé en sont les deux causes principales.
Les secours mettent-ils longtemps ?
Plus qu’en zone dense, et davantage par verglas sur une côte. La marche à suivre ne change pas, mais un détecteur y prend une valeur particulière.
Pour finir
Le gestionnaire de réseau si vous êtes raccordé, votre fournisseur si vous êtes sur citerne, et le 112 dès qu’une personne est menacée. SanExpress intervient ensuite pour chercher, réparer et obtenir l’attestation — au 0499 46 84 59.
Et dans un vallon, une chose à retenir : dehors ne veut pas dire dispersé. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Flobecq
☎ 0499 46 84 59
Hameaux, versants et citernes · SanExpress



