Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Aucun appareil électrique avant d’être sorti : bouton, hotte, coffret, mobile.
- Ouvrez au passage ce qui se présente vers la sortie, sans jamais revenir sur vos pas.
- Fermez l’arrivée générale si et seulement si le compteur est sur votre trajet et se manœuvre sans rien actionner.
- Sortez tout le monde, puis frappez fort chez les deux voisins. Jamais la sonnette.
- Une fois sur la voirie, loin des murs : ORES, 0800 87 087 — joignable jour et nuit, sans frais.
- Une personne se sent mal ou des flammes apparaissent : le 112 d’abord.
Ne rentrez qu’avec l’accord d’un professionnel : dans une maison de rangée, une conduite encastrée dans un mur commun échappe à l’inspection visuelle.
Recherche de fuite — Estaimpuis
☎ 0499 46 84 59
Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

Estaimpuis — rangées mitoyennes des villages
Pourquoi prévenir les voisins n’est pas facultatif
Dans un bâti en rangées, une fuite ne s’arrête pas à votre titre de propriété.
Le gaz emprunte les vides de construction : gaines techniques, planchers, coffrages, caves communicantes — autant de passages que la mitoyenneté rend possibles. Une accumulation peut donc se former chez un voisin alors que l’odeur est perçue chez vous, et l’inverse est tout aussi vrai.
En sortant, frappez fort aux portes mitoyennes en évitant la sonnette, qui reste un contact électrique. Si un habitant que vous savez âgé ne répond pas, signalez sa présence aux secours plutôt que de pénétrer chez lui.
Dites à l’appel qu’il s’agit d’une maison de rangée et combien de logements sont accolés. Cette information change l’étendue du périmètre que l’équipe traitera.
Si l’odeur vient de chez le voisin
Vous n’avez pas à évaluer d’où elle vient. Appliquez la même conduite : sortez, appelez, signalez le doute sur l’origine.
N’entrez pas chez lui pour vérifier, même avec une clé confiée. Vous ajouteriez une personne exposée dans un volume que vous ne connaissez pas.
Le bon numéro, pas le français
Sur une commune limitrophe de la France, plusieurs numéros circulent dans les habitudes familiales et professionnelles.
Un seul concerne une habitation belge : celui du gestionnaire belge, ORES, au 0800 87 087.
Composer un numéro français depuis une adresse belge ne vous met pas en danger, mais vous serez réorienté — et ces minutes-là comptent plus que les suivantes.
Le 112 fonctionne dans toute l’Union et vous met en relation avec les secours du pays où vous vous trouvez. Dans le doute, c’est lui qu’on compose, en précisant clairement l’adresse et le pays.
Si vous êtes raccordé au réseau, ORES ferme et sécurise l’amont du compteur sans rien facturer, même si le relevé ne donne rien. Sur une bouteille de butane ou une citerne de propane, le stockage relève du privé et c’est votre distributeur qu’il faut joindre.
Ce qui monte, ce qui descend
Le méthane du réseau est moins dense que l’air : il s’élève vers les étages et les combles. Les gaz de pétrole liquéfiés font l’inverse et s’accumulent au ras du sol.
Dans une rangée, cela produit une conséquence peu connue : le gaz de ville gagne les combles, et beaucoup de maisons de brique accolées partagent un volume de toiture qui n’est pas cloisonné jusqu’à la charpente.
Un gaz lourd, lui, gagne les caves — souvent communicantes ou séparées par une simple cloison dans ce bâti.
À l’extraction, le gaz naturel n’a aucune odeur. L’odorisation y ajoute du tétrahydrothiophène, perceptible bien avant tout seuil dangereux — mais qui ne renseigne pas sur le débit.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, raccord, flexible | Combustion ou conduit partagé |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | ORES — 0800 87 087 | 112 si malaise |
Le monoxyde apparaît quand la flamme manque d’oxygène ou quand le conduit renvoie ses gaz ; jamais lorsqu’une conduite se perce. Le Centre Antipoisons en fait la première cause d’intoxication mortelle du pays.
Aucun indice sinon les malaises des habitants : céphalées, envies de vomir, épuisement injustifié, vertiges — ressentis simultanément par plusieurs personnes et qui refluent dehors.
Le risque qui vient d’à côté
C’est le point central de cette page, et il est mal connu.
Sur une souche commune dont la séparation entre boisseaux a cédé, les fumées d’un appareil voisin peuvent redescendre par votre conduit. Vous pouvez donc être intoxiqué par un appareil qui n’est pas le vôtre, et que vous n’avez aucun moyen de faire entretenir.
Le phénomène s’aggrave quand votre propre installation est éteinte, le tirage s’inversant plus facilement. Il apparaît surtout en mi-saison, quand certains logements chauffent et d’autres non.
Autrement dit : entretenir sérieusement votre installation ne suffit pas à vous protéger. C’est l’argument le plus concret en faveur d’un détecteur.
Un boîtier conforme à la norme EN 50291 se place à hauteur de respiration, près des appareils à flamme et des chambres. Sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans le moindre signal : contrôlez la date une fois par an.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Estaimpuis, Néchin, Estaimbourg, Leers-Nord

Estaimpuis — bâti de brique de la plaine de l’Escaut
Le logement voisin inoccupé
Situation courante dans les rangées de village : une maison mise en vente, une succession en attente, un logement vide depuis des mois.
Elle crée un angle mort que peu de gens identifient. Une fuite lente dans un bâtiment inoccupé n’a aucun témoin : personne n’y entre, personne ne sent l’odorisant, et le gaz dispose de semaines pour s’accumuler dans des volumes fermés.
Or ces volumes communiquent souvent avec les vôtres — cave mitoyenne, comble non cloisonné, gaine technique traversante.
Deux réflexes valent d’être adoptés. Si vous percevez une odeur persistante que rien chez vous n’explique, mentionnez l’existence du logement vide dès l’appel. Et si vous détenez un contact du propriétaire ou de l’agence, transmettez-le aux intervenants plutôt que d’essayer d’entrer.
Une précaution vaut aussi pour votre propre bien si vous le laissez vide : faites fermer l’alimentation au compteur pendant une absence longue. C’est gratuit et cela supprime le risque à la racine.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord. La souplesse d’un joint vissé se maintient une quinzaine d’années ; ensuite, les raccords hors de vue rompent les premiers, et l’humidité des caves anciennes accélère la corrosion.
Les portions abandonnées ensuite, nombreuses dans un bâti ouvrier où plusieurs générations d’appareils se sont succédé : un foyer condamné, un chauffe-eau retiré, une cuisine déplacée. Couper un robinet ne rend pas la canalisation inoffensive, et sa défaillance passe inaperçue puisque plus rien n’y est raccordé.
Un facteur propre à la mitoyenneté : un percement réalisé du côté voisin peut atteindre une conduite encastrée du vôtre. Si des travaux ont eu lieu à côté et qu’une odeur apparaît ensuite, mentionnez-le à l’appel.
Les travaux chez vous enfin : une cheville plantée dans une conduite en fixant un meuble, un appareil de cuisson écarté du mur dont le raccord cède. Ne desserrez rien et n’improvisez aucune réparation : on laisse en l’état, on sort, on appelle depuis la rue.
Quand la rangée est en travaux
Dans les villages de la commune, les rénovations se succèdent, et un chantier voisin modifie temporairement le risque.
Trois situations méritent une vigilance particulière. Un percement du mur mitoyen, qui peut atteindre une conduite encastrée de votre côté sans que l’ouvrier s’en aperçoive. Une reprise de toiture ou de souche, qui laisse parfois un conduit ouvert ou obstrué par des gravats. Et une maison voisine vidée puis remise en service, dont les installations n’ont pas été éprouvées depuis longtemps.
La conduite à tenir demeure la même, mais le seuil d’alerte s’abaisse : une odeur légère pendant des travaux voisins mérite un appel, pas une attente.
Signalez alors à l’appel qu’un chantier est en cours à côté. Cette information oriente directement la recherche vers le mur commun.
Et si c’est vous qui faites réaliser des travaux : prévenez vos voisins avant tout percement du mur mitoyen. Cela relève autant de la courtoisie que de la sécurité.
Le jardin et la conduite enterrée
Dans les villages de la commune, beaucoup de maisons de rangée disposent d’un jardin étroit à l’arrière, et une alimentation enterrée y passe parfois.
Trois travaux ordinaires peuvent l’atteindre : planter un arbre dont les racines se développeront ensuite, poser une dalle ou un abri contre le mur mitoyen, et creuser pour une clôture.
Le risque n’est pas seulement immédiat. Un remblai qui se tasse met une conduite en flexion, et elle peut céder des semaines après le chantier, sans que personne ne fasse le lien.
La précaution est gratuite : avant de creuser, renseignez-vous sur le tracé de ce qui passe sous votre terrain. Et si une odeur apparaît dans les semaines qui suivent des travaux extérieurs, mentionnez-les dès l’appel.
Une odeur perçue dans le jardin, au-dessus d’un tracé enterré, se signale exactement comme une odeur perçue à l’intérieur. Le déplacement du gestionnaire ne vous sera pas facturé, même si le contrôle ne révèle finalement rien.
Comment on localise
L’opération commence par une pressurisation de la ligne dont on chronomètre la décroissance. La courbe sépare un joint qui suinte d’une rupture nette et pointe la zone à examiner.
On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon.
Dans une rangée de la plaine de l’Escaut, une difficulté s’ajoute : si les mesures restent négatives chez vous alors que l’odeur est réelle, l’origine peut se trouver dans un logement voisin. Cette hypothèse suppose l’accord des occupants concernés, et c’est souvent l’étape qui prend le plus de temps.
Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003. Le temps de recherche figure sur une ligne distincte du devis, annoncé d’avance.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Sont contrôlés le brûleur avec ses valeurs à l’analyseur, la ventilation du local, le tirage et l’intérieur du conduit, le limiteur thermique, le pressostat, la soupape et la lecture du manomètre.
S’ajoutent les organes qui expliquent presque tous les arrêts sans cause apparente : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Une eau chargée de dépôts réclame un désembouage, un filtre Adey et un traitement Fernox ou Sentinel ; les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et le réglage Caleffi se reprennent alors.
Sans flamme et sans évacuation, une pompe à chaleur supprime simultanément ces deux dangers. Voir nos services.
La question de la mitoyenneté
Sujet juridique autant que technique, et il vaut mieux en connaître les grandes lignes à froid.
La copropriété n’est pas seule concernée : un mur mitoyen appartient aux deux propriétaires. Les travaux qui l’affectent — percement, tubage d’un conduit inclus dans la souche commune, renforcement — relèvent en principe d’un accord entre eux.
En pratique, un incident de gaz crée deux situations distinctes. La mise en sécurité, qui ne se discute pas : le gestionnaire et les secours interviennent sans attendre l’avis de quiconque. Et la remise en état, qui peut nécessiter une entente si elle touche un élément commun.
Notre conseil est simple : documentez. Photographies datées, rapport d’intervention, constat écrit. Ce dossier vaut bien plus qu’un souvenir de conversation le jour où deux assurances se rencontrent.
Et si la souche est manifestement en cause, abordez la question du tubage collectivement plutôt que chacun de son côté. C’est moins cher et plus efficace.
Le mazout, autre forme de fuite
Hors du réseau de gaz naturel, un réservoir qui suinte n’expose à aucun risque explosif, mais il souille la terre — et l’assainissement se paie par le détenteur de la cuve.
La mitoyenneté aggrave la chose : une cuve en cave contre un mur commun peut contaminer la cave voisine, et le dossier engage alors deux propriétaires — parfois deux assurances qui se renvoient la responsabilité.
Les signaux : une consommation qui grimpe sans que l’hiver ait été plus dur, une odeur installée au sous-sol, une tache huileuse au sol. N’arrosez pas pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit une épreuve d’étanchéité. Vient enfin l’attestation de conformité : elle s’encode dans ElgaCert et seul un installateur porteur du label CERGA peut le faire, faute de quoi un organisme certificateur devra intervenir.
Sans elle, ORES ne rouvrira pas un compteur fermé. N’allez jamais desceller une vanne condamnée par un professionnel.
Rappel en zone frontalière : cette attestation doit émaner d’un professionnel habilité pour la Région où se trouve le bâtiment.
Bail et assurance
Que vous soyez bailleur ou occupant, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non.
En location, adressez un écrit au propriétaire dès la mise hors danger et gardez copie du constat. Tout ce qui appartient au bâti relève de lui ; le matériel que vous avez installé demeure sous votre responsabilité. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant signature.
En matière d’assurance habitation, une seule pièce commande l’instruction et l’expert la demande dès son arrivée : une attestation de contrôle non périmée. En mitoyenneté, gardez aussi trace de tout échange avec le voisin concerné.
Ce qu’on ne fait pas
Proscrivez deux types d’actes : ceux qui peuvent mettre le feu au mélange, et ceux qui vous font rester dans la maison.
Première famille : actionner un commutateur, ouvrir le coffret électrique, allumer un mobile ou une torche, retirer une fiche, presser une sonnette.
Seconde famille : descendre à la cave, monter aux combles, ou chercher soi-même l’origine. Et une troisième, propre à la mitoyenneté : ne pénétrez pas chez un voisin pour vérifier, même avec sa clé.
Après l’intervention
On remet le réseau en charge, une épreuve complémentaire valide son étanchéité globale, puis chaque appareil redémarre l’un après l’autre avec relevé de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Percevoir une trace résiduelle pendant deux ou trois heures reste banal. Si l’odeur revient après plusieurs jours, ou apparaît dans une pièce jusque-là indemne, la recherche est à reprendre — et l’hypothèse d’une origine voisine mérite alors d’être posée.
Prévenir
Le contrôle légal comprend une épreuve d’étanchéité de la ligne, à renouveler tous les trois ans au gaz en Wallonie d’après le SPW Énergie — chauffe-eau compris. Pour programmer : entretien de chaudière à Estaimpuis.
Trois points par an y pourvoient : l’échéance du flexible et du détendeur, des entrées d’air totalement dégagées, et un ramonage réservé avant l’hiver.
Ajoutez-en un quatrième propre à ce bâti : faites examiner l’état de la souche partagée, et parlez-en à vos voisins. C’est la seule vérification qui ne peut pas se mener seul.
Où nous intervenons
Estaimpuis et ses sections, ainsi que Pecq, Mouscron, Tournai, Celles et Templeuve, en Hainaut occidental.
Questions fréquentes
Dois-je vraiment prévenir mes voisins ?
Oui. Le gaz suit les vides de construction et peut s’accumuler chez eux alors que l’odeur est perçue chez vous. Frappez fort, jamais la sonnette.
Puis-je être intoxiqué par l’appareil du voisin ?
Oui, sur une souche commune devenue perméable. C’est l’argument le plus concret en faveur d’un détecteur, puisque vous ne maîtrisez pas son entretien.
Un numéro français convient-il ?
Pas pour une adresse belge : vous serez réorienté. Le 112 fonctionne partout et vous relie aux secours du pays où vous êtes.
Qui paie la réparation d’une souche commune ?
Un élément mitoyen relève en principe des deux propriétaires. Documentez tout par écrit et par photos : ce dossier servira si deux assurances sont en jeu.
Pour finir
Le 0800 87 087 d’ORES quand la maison est reliée au réseau, votre fournisseur en cas de bonbonne, et le 112 chaque fois qu’une vie se trouve en jeu. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.
Et dans une rangée, une règle qui se retient : on sort, puis on frappe à côté. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Estaimpuis
☎ 0499 46 84 59
Maisons accolées · souches partagées · SanExpress



