Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Rien d’électrique avant d’avoir franchi la porte : interrupteur, hotte, tableau, mobile.
- Ouvrez ce qui se présente sur votre trajet vers la sortie, sans jamais revenir en arrière.
- Coupez à la source — compteur ou vanne de citerne — seulement si l’accès se fait du dehors et sans risque.
- Évacuez tout le monde, animaux compris, et prenez de la distance plutôt que de rester devant la façade.
- Une fois dehors : ORES au 0800 87 087 si la maison est raccordée, sinon le numéro de votre fournisseur de gaz.
- Malaise, évanouissement ou flammes : le 112 passe avant tout autre appel.
N’y retournez qu’avec l’autorisation d’un professionnel, chargé de la recherche : ni une canalisation prise dans un mur ni une portion enfouie ne se contrôlent à l’œil.
Recherche de fuite — Ellezelles
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Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

Ellezelles — hameaux dispersés dans les collines
Deux situations, deux numéros
Sur une commune où le réseau de gaz ne dessert que les noyaux, la première question est celle-ci : votre maison est-elle raccordée ou alimentée par une citerne ?
Si vous êtes sur le réseau
ORES répond au 0800 87 087. Le gestionnaire ferme et sécurise l’amont du compteur sans rien facturer, même si la mesure se révèle négative — redouter un devis ne doit jamais faire perdre une minute.
Au-delà du compteur, le réseau intérieur est le vôtre et sa remise en état incombe à l’installateur que vous choisissez.
Si vous êtes sur citerne
Le stockage relève du privé : aucun opérateur public ne se déplacera à ce titre. Le numéro qui vous servira est celui de votre distributeur de propane, et il ne figure sur aucune liste d’urgence générale.
Notez-le en clair à côté de la vanne du réservoir, aujourd’hui plutôt qu’en situation. Inscrivez à côté le 112 : il fonctionne en tout lieu et passe avant tout dès qu’une vie est menacée.
Si vous ne savez pas
Cherchez un compteur gaz contre la façade ou dans un local technique : sa présence tranche la question. À défaut, votre facture d’énergie indique la nature de ce que vous achetez.
Faites cette vérification à froid. En situation d’urgence, on n’a pas le temps de chercher une facture — et dans le doute, c’est le 112 qu’on compose.
Le propane, plus lourd que l’air
C’est la différence la plus importante avec le gaz de réseau, et elle inverse les consignes.
Le méthane du gaz naturel distribué par conduite s’élève et gagne les volumes hauts. Les gaz de pétrole liquéfiés — propane et butane — descendent au contraire et s’étalent contre le sol.
Dans une maison de hameau, cela signifie qu’un propane gagne la cave, une ancienne fosse, un vide sanitaire ou simplement un creux de la cour. L’air y stagne et nul n’y met les pieds : rien n’empêche une concentration de s’y installer durablement.
À l’extérieur, on suppose que tout se disperse. Dans un vallon abrité par nuit calme et froide, l’air ne circule pas, et une accumulation a le temps de se former même à l’air libre.
À l’extraction, le gaz n’a aucune odeur. Par odorisation, on lui ajoute du tétrahydrothiophène : décelable bien en deçà de tout seuil critique, il ne dit toutefois rien du débit.
Le détendeur et la bouteille
Sur une alimentation en récipient, deux pièces concentrent la quasi-totalité du risque, et toutes deux sont accessibles.
Le détendeur porte une échéance que presque personne ne consulte. Il se remplace à faible coût, et sa date figure sur le corps de l’appareil.
Sa jonction avec la bouteille de butane ensuite, manipulée à chaque changement — souvent dehors, les mains froides, ce qui n’aide pas à un serrage correct. Un contrôle à l’eau savonneuse après chaque remplacement prend une minute et se fait sans risque.
Le tuyau souple porte lui aussi une date sur sa gaine. C’est, avec le détendeur, la seule vérification qu’un occupant mène seul et sans danger.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | ORES ou distributeur | 112 si malaise |
Le monoxyde apparaît quand la flamme manque d’air ou quand le conduit renvoie ses gaz ; une conduite percée n’en dégage pas. Selon le Centre Antipoisons, il arrive en tête des empoisonnements mortels recensés dans le pays.
Aucun indice sinon l’état des habitants : maux de tête, nausées, fatigue sans cause, tête qui tourne — partagés simultanément par plusieurs personnes et qui cèdent à l’air libre.
Le bois, première cause locale
Sur ce territoire, le monoxyde vient bien plus souvent d’un appareil à bois que d’une installation au gaz.
Deux gestes le provoquent. Brûler un combustible trop humide, qui refroidit les fumées et charge le conduit de créosote. Et ralentir un feu en fermant les arrivées d’air pour le faire durer la nuit — le réflexe le plus répandu et le plus dangereux, car une combustion privée d’oxygène en produit énormément.
Là où le nez reste aveugle, un boîtier répondant à la norme EN 50291 prend le relais. Fixez-le au niveau du visage, à proximité des foyers et des pièces de nuit ; sa cellule s’use en sept à dix ans sans le moindre avertissement.
Dans un hameau isolé, cette précaution devient déterminante : les secours mettent du temps à arriver, et le détecteur vous donne exactement les minutes qui manquent.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Ellezelles, Lahamaide, Wodecq · Pays des Collines

Ellezelles — bocage et habitat rural du Hainaut
Décrire l’accès
Sur un territoire de hameaux séparés par des vallons, une équipe met du temps à arriver — davantage encore par mauvais temps.
Donnez à l’appel l’itinéraire, le nom du hameau, l’état du chemin s’il vous appartient, et l’emplacement exact de la citerne ou du compteur. Sur une propriété avec dépendances, plusieurs minutes se perdent à chercher une vanne.
Précisez également si des voisins ont signalé quelque chose. Une odeur perçue par plusieurs foyers oriente vers le réseau enterré plutôt que vers une installation privée — même si, dans un hameau, les maisons sont rarement assez proches pour cela.
Prévoyez enfin où attendre. Évacuer ne se discute pas, mais patienter une heure dans le froid de janvier se prévoit : identifiez à l’avance une voiture garée à distance ou l’habitation voisine.
Le hameau et le voisinage
Sur un habitat dispersé, la consigne de prévenir les voisins prend une forme différente de celle d’une rue de village.
Si les maisons sont éloignées de plusieurs dizaines de mètres, le risque ne se propage pas de l’une à l’autre, et votre priorité reste l’appel. Inutile de courir chez un voisin avant d’avoir téléphoné.
En revanche, une dépendance attenante — grange, remise, atelier, garage — se traite comme une pièce de la maison. Si quelqu’un y travaille, faites-le sortir ; si des animaux s’y trouvent, signalez-le à l’appel sans y retourner vous-même.
Un point propre aux hameaux : si une personne âgée vit seule à proximité et que vous la savez alimentée par la même installation — une citerne partagée, cela existe — prévenez les secours de sa présence. Personne d’autre ne le fera.
Et si vous êtes cette personne seule : le détecteur remplace le voisin. C’est le seul dispositif qui alerte sans témoin, et sa date se vérifie une fois par an.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord. La souplesse d’un joint vissé se maintient une quinzaine d’années ; passé ce cap, les jonctions hors de vue rompent en premier, et l’humidité des caves anciennes accélère la corrosion.
Les portions abandonnées ensuite, nombreuses dans une maison rurale où les usages se sont succédé : un poêle retiré, une arrivée vers une dépendance, un ballon déplacé. Une vanne fermée ne rend pas la conduite inoffensive : sa garniture s’use de la même façon, et sa défaillance passe inaperçue puisque plus rien n’est branché derrière.
Les travaux enfin : une cheville plantée dans une conduite en fixant une étagère, un appareil écarté du mur dont le raccord cède. Pas de démontage ni de colmatage de fortune : l’état demeure inchangé, on évacue, on appelle depuis la voirie.
Comment on localise
L’opération débute par une mise sous pression suivie du relevé de la vitesse de chute. La courbe sépare une garniture poreuse d’une cassure franche et désigne la zone à explorer.
On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon. Quand une citerne alimente le logement, le parcours démarre au réservoir du jardin et rejoint les équipements, la portion enterrée retenant l’essentiel de l’attention.
Dans une ferme ou une maison à dépendances, l’essentiel du travail consiste à reconstituer ce qui fonctionne encore : le réseau s’est développé par ajouts, sans que rien n’ait été noté. Ce temps figure sur une ligne distincte du devis, annoncé d’avance. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
La distribution n’atteignant qu’une part réduite des adresses, tout repose ici sur le contrôle réglementaire.
Sont passés au crible le brûleur avec ses mesures à l’analyseur, la ventilation de la chaufferie, le tirage et l’intérieur de l’évacuation, le thermostat de sécurité, le pressostat, la soupape et la lecture du manomètre.
S’ajoutent les organes en cause dans la quasi-totalité des arrêts sans motif apparent : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Une eau chargée de dépôts impose un désembouage, l’installation d’un filtre Adey et l’introduction d’un Fernox ou d’un Sentinel ; les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et le réglage Caleffi se reprennent alors.
Ni flamme ni conduit : avec une pompe à chaleur, les deux menaces disparaissent d’un coup. Voir nos services.
Le conduit dans un relief vallonné
Le Pays des Collines ajoute une difficulté que les plateaux ne connaissent pas.
Par temps calme, l’air froid descend des versants et stagne au fond des vallons. Les fumées se rapprochent alors en densité de l’air ambiant et l’évacuation faiblit — surtout aux premières heures, par temps doux et chargé d’humidité, plutôt que lors des grands froids.
Une maison bâtie à mi-pente subit en outre les effets du vent qui remonte le versant : un conduit dont la souche débouche dans une zone de turbulence tire de façon irrégulière selon la direction.
Dans les rangées de village, plusieurs boisseaux partagent parfois une souche dont l’étanchéité intérieure a cédé : les fumées d’un voisin peuvent redescendre chez vous. Un tubage rétablit l’étanchéité et améliore le tirage.
Le mazout, incident le plus probable
Sur ce territoire, c’est le scénario le plus vraisemblable, et il ne ressemble pas à un échappement de gaz.
Un réservoir devenu poreux n’expose à aucune explosion, mais il contamine le terrain — et l’assainissement se paie par le détenteur de la cuve.
Le relief aggrave la situation : sur un versant, un produit répandu migre vers le bas et peut atteindre une parcelle voisine ou un cours d’eau du bassin de la Dendre. La rapidité du signalement change directement l’ampleur du chantier.
Ce qui alerte : une consommation en hausse sans hiver plus rigoureux, une odeur tenace en cave, une auréole grasse au sol, une végétation qui souffre au printemps au-dessus d’une cuve enterrée. N’arrosez pas pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit une épreuve d’étanchéité. Vient enfin l’attestation de conformité : un installateur porteur du label CERGA l’encode dans ElgaCert, faute de quoi il faut mandater un organisme agréé.
Sans elle, un compteur fermé ne sera pas rouvert. N’allez jamais desceller une vanne condamnée par un professionnel.
Durant le chantier, un convecteur électrique assure le relais sans risque et met à l’abri du gel les tronçons vulnérables.
Bail et assurance
Que vous soyez bailleur ou occupant, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non.
En location, adressez un courrier au propriétaire dès la mise hors danger et conservez le rapport. Ce qui appartient au bâtiment l’engage ; le matériel que vous avez amené reste à votre charge. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant signature.
En matière d’assurance habitation, tout se joue sur un document que l’expert demande d’entrée : une attestation d’entretien toujours en cours de validité. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Ce qu’on ne fait pas
Écartez deux familles de gestes : ceux qui risquent d’enflammer, et ceux qui vous retiennent sous le toit.
Dans le premier groupe : basculer un commutateur, accéder au coffret électrique, utiliser un mobile ou une torche, retirer une fiche, presser une sonnette — et, en milieu rural, démarrer un engin stationné le long du mur.
Dans le second : descendre à la cave, faire le tour des dépendances, ou chercher soi-même l’origine. Sans instrument de mesure, cette recherche n’aboutira pas.
Après l’intervention
La pression revient, un contrôle supplémentaire atteste l’étanchéité de l’ensemble, et les équipements repartent l’un après l’autre sous mesure de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Percevoir une trace résiduelle pendant deux ou trois heures reste banal. Dans une maison ancienne aux murs épais, comptez davantage : l’air s’y renouvelle lentement.
Prévenir
Le contrôle légal comprend une épreuve d’étanchéité de la ligne, à renouveler tous les trois ans au gaz et au propane en Wallonie d’après le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Ellezelles.
Trois vérifications par an suffisent : l’échéance du tuyau souple et du détendeur, des grilles d’aération totalement libres, et un ramonage retenu avant la saison.
Ajoutez-en une quatrième propre à ce territoire : sachez si vous êtes raccordé ou sur citerne, et notez le bon numéro en conséquence. C’est la question à laquelle il faut avoir répondu avant d’en avoir besoin.
Où nous intervenons
Ellezelles et ses villages, ainsi que Flobecq, Frasnes-lez-Anvaing, Lessines, Silly et Renaix, en Hainaut occidental.
Questions fréquentes
Comment savoir qui appeler ?
Cherchez un compteur gaz contre la façade : sa présence signifie que vous êtes raccordé, donc ORES. Sinon, c’est votre distributeur. Faites cette vérification à froid.
Le propane se comporte-t-il comme le gaz de ville ?
Non, il est plus lourd que l’air : il descend au lieu de monter, et s’accumule en cave, dans une fosse ou un creux du terrain.
Que vérifier après un changement de bouteille ?
Le raccord, à l’eau savonneuse. Cela prend une minute, se fait sans risque, et couvre le geste le plus manipulé de l’installation.
D’où vient le monoxyde ici ?
Le plus souvent d’un appareil à bois : bois trop humide, ou feu ralenti en fermant les arrivées d’air pour le faire durer la nuit.
Pour finir
ORES au 0800 87 087 si la maison est raccordée, votre distributeur si vous êtes sur citerne, et le 112 dès qu’une personne est menacée. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.
Et une question à trancher avant d’en avoir besoin : raccordé ou citerne ? Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Ellezelles
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