Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Ne manipulez rien d’électrique avant la sortie : interrupteur, hotte, tableau, téléphone.
- Écartez ce qui s’ouvre sur votre chemin vers la porte, sans jamais faire demi-tour.
- Le robinet du compteur uniquement s’il est sur ce trajet et se manœuvre sans rien actionner.
- Évacuez chacun, puis frappez chez les deux mitoyens. Jamais la sonnette.
- De la voirie, écarté des murs : ORES au 0800 87 087, ligne ouverte jour et nuit, sans frais.
- Quelqu’un vacille, s’effondre, ou des flammes apparaissent : le 112 passe devant tout.
Ne rentrez qu’avec l’accord d’un professionnel et laissez-lui la recherche : une conduite encastrée ou un raccord derrière un appareil échappent au regard.
Recherche de fuite — Dour
☎ 0499 46 84 59
ORES sécurise au 0800 87 087 · SanExpress prend la suite

Dour — rues de maisons ouvrières
Le défaut de pose qui se déclare des années après
On imagine qu’une erreur d’installation se manifeste tout de suite. C’est rarement le cas sur une ligne gaz.
Un raccord insuffisamment serré tient au départ. Il subit ensuite les dilatations de chaque saison de chauffe, les vibrations de l’appareil, parfois un choc lors d’un déménagement. Il cède au bout de plusieurs années — quand plus personne ne relie l’incident au chantier d’origine.
De la même façon, un tronçon de conduite mal soutenu, laissé en porte-à-faux ou traversant une paroi sans fourreau, travaille en permanence. La fatigue fait le reste.
Ce que cela implique
Si votre installation a été modifiée — remplacement de chaudière, déplacement de cuisine, ajout d’un appareil — les raccords concernés méritent une attention particulière au contrôle suivant, puis à celui d’après.
Dites au technicien quand et par qui les travaux ont été faits. Un raccord d’origine et un raccord repris il y a six ans ne présentent pas le même profil de risque, et il n’a aucun moyen de le deviner.
Le test qui les révèle
L’épreuve d’étanchéité, incluse dans le contrôle réglementaire, met précisément en évidence ce type de défaut avant qu’il ne devienne une fuite franche. C’est la raison d’être de cette obligation, et c’est ce qu’on perd en la reportant.
Raccordé ou en bouteille
Le réseau de gaz naturel dessert l’essentiel du territoire bâti. ORES coupe et sécurise tout ce qui précède le compteur gratuitement, y compris quand le relevé ne donne rien — la crainte d’une facture ne devrait jamais retarder un appel.
Passé le compteur, le réseau intérieur est le vôtre et sa remise en état incombe à l’installateur de votre choix.
Sur une bouteille de butane ou une citerne de propane, aucun gestionnaire ne se déplacera : le stockage est privé. Fermez vous-même si l’accès ne présente pas de risque, appelez le 112 dès qu’une personne est en danger, puis votre fournisseur.
Ce qui monte, ce qui descend
Distribué par conduite, le méthane est plus léger que l’atmosphère et file vers les niveaux supérieurs. Les gaz de pétrole liquéfiés font l’inverse et s’immobilisent au sol.
Dans une maison de rangée à deux niveaux avec cave, le gaz de ville monte vers l’étage et les combles tandis qu’un GPL descend au sous-sol. Le point le plus chargé n’est jamais celui où vous vous tenez.
À l’extraction, le gaz naturel n’a aucune odeur. Par odorisation, on lui adjoint du tétrahydrothiophène : décelable très en amont de tout seuil critique, il ne dit rien du débit qui s’échappe.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Raccord, conduite, flexible | Combustion ou évacuation |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | ORES — 0800 87 087 | 112 si malaise |
Une combustion à court d’air ou une évacuation qui reflue produisent du monoxyde ; jamais une canalisation fissurée. D’après le Centre Antipoisons, aucun produit ne cause davantage de décès par empoisonnement en Belgique.
Rien ne le trahit sinon l’état des habitants : céphalées, envies de vomir, épuisement injustifié, vertiges — ressentis en même temps par plusieurs et qui refluent une fois dehors.
Le raccordement d’évacuation, cause fréquente
Sur ce parc du Borinage où beaucoup de chaudières ont été remplacées, une malfaçon revient régulièrement : le raccordement au conduit exécuté sans soin.
Un raccord mal emboîté, une pente insuffisante, un joint absent : les fumées trouvent une issue dans le local avant d’atteindre le conduit. Le débit est faible, l’accumulation lente, et rien ne se voit.
Le signe à connaître : des suies ou un dépôt noirâtre autour de la buse de raccordement, à l’arrière de l’appareil. Regardez-y une fois par an — c’est visible et cela ne demande aucune compétence.
Là où le nez ne perçoit rien, un boîtier répondant à la norme EN 50291 prend le relais. Placez-le à hauteur de visage, près des appareils à flamme et des chambres. Sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans rien signaler.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Dour, Elouges, Blaugies, Petit-Dour, Wihéries

Dour — habitat de brique et paysage du bassin
Après un remplacement, les premiers mois
Une installation neuve demande un peu de surveillance, et c’est le moment où l’on est le moins attentif — précisément parce qu’elle est neuve.
Trois points valent d’être observés durant la première saison. La pression au manomètre, qui doit se stabiliser après les purges initiales : si elle continue de baisser au bout de deux mois, quelque chose n’est pas étanche.
L’odeur ensuite. Une installation neuve peut dégager une odeur de peinture ou de graisse chauffée lors des premières mises en route ; cela disparaît en quelques jours. Une odeur d’odorisant, elle, ne se dissipe jamais d’elle-même et n’a rien à voir.
Le bruit enfin. Des claquements de dilatation sont normaux au début. Un sifflement continu près du détendeur ou d’un raccord, en revanche, mérite un appel — il peut signaler un passage de gaz là où il ne devrait pas.
En cas de doute pendant cette période, appelez l’installateur d’origine : les travaux sont récents, et c’est à lui de revenir. Mais si l’odeur est nette, la règle ne change pas — on sort et on appelle le gestionnaire de réseau d’abord.
Prévenir les mitoyens
Dans ces rues de maisons accolées, les habitations partagent des maçonneries, parfois des caves et souvent des souches de cheminée.
En quittant les lieux, cognez vigoureusement aux deux portes voisines, jamais avec la sonnette qui reste un contact électrique. Aucune réponse chez un habitant que vous savez âgé ? Signalez-le aux secours au lieu de forcer la porte.
Mentionnez au téléphone que les maisons sont accolées : l’équipe saura d’emblée que l’incident peut toucher plusieurs foyers.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord. La souplesse d’un joint vissé se maintient une quinzaine d’années ; passé ce terme, les jonctions invisibles rompent en premier, et l’humidité des sous-sols anciens écourte encore ce délai.
Les reprises d’installation ensuite, sujet de cette page : raccord insuffisamment serré, conduite mal soutenue, traversée de paroi sans protection. Ces défauts se déclarent avec des années de retard.
Les portions abandonnées, nombreuses là où plusieurs appareils se sont succédé : un ancien ballon déposé, une cuisinière débranchée, un poêle condamné. Fermer un robinet ne neutralise pas une conduite — son joint vieillit à l’identique, et sa défaillance passe inaperçue puisque plus rien n’est branché derrière.
Les travaux domestiques ferment la liste : une cheville plantée dans une conduite en fixant une étagère, un appareil de cuisson écarté du mur dont le raccord cède. Ne touchez à aucun raccord et n’improvisez rien : la situation demeure en l’état, on sort, on appelle depuis la rue. Le tuyau souple de la cuisinière porte une date sur son enveloppe — le seul point qu’un occupant contrôle seul et sans danger.
Comment on localise
On débute par une pressurisation de la conduite, puis on mesure le temps qu’elle met à se vider. Le tracé sépare un joint poreux d’une rupture nette et désigne la zone à examiner.
On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon. Le produit moussant ferme la marche, appliqué sur un raccord accessible.
Sur une installation modifiée à plusieurs reprises, l’essentiel du travail consiste à établir ce qui a été repris et quand. Si vous disposez de factures ou de rapports d’intervention anciens, sortez-les : ils font gagner un temps réel. Ces heures figurent sur une ligne distincte du devis, annoncées d’avance. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Passent au crible le brûleur avec ses mesures à l’analyseur, l’aération de la chaufferie, le tirage et l’intérieur de l’évacuation, le thermostat de sécurité, le pressostat, la soupape et la lecture du manomètre.
S’ajoutent les organes qu’on retrouve derrière un arrêt brutal et sans motif : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Une eau qui charrie des dépôts réclame un désembouage, un filtre magnétique Adey et un traitement Fernox ou Sentinel ; les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et le réglage Caleffi se reprennent alors.
Sans flamme ni conduit, une pompe à chaleur annule ces deux dangers simultanément. Voir nos services.
Le conduit d’une maison en rangée
Dans les corons et les alignements de brique, plusieurs boisseaux occupent une même souche, séparés par une maçonnerie devenue perméable après un siècle.
Les gaz brûlés du logement mitoyen passent alors dans votre conduit et retombent chez vous, en particulier lorsque votre appareil est à l’arrêt et que l’écoulement s’inverse. Une odeur de fumée sans avoir rien allumé doit alerter.
Un tubage rétablit l’étanchéité entre habitations. Sur ce parc, c’est aussi ce qui manque le plus souvent aux remplacements de chaudière décrits sur notre page d’entretien.
Le mazout, quand il reste
Un réservoir qui suinte ne fait courir aucun risque explosif, mais il souille la terre — et l’assainissement se paie par le détenteur de la cuve.
L’habitat serré complique tout : ce qui se répand dans une cave accolée gagne rapidement la parcelle d’à côté, et deux propriétaires se retrouvent concernés.
Ce qui alerte : une consommation en hausse sans hiver plus rigoureux, une odeur tenace en cave, une tache huileuse au sol, une corrosion visible au pied de la cuve. N’arrosez pas pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit une épreuve d’étanchéité. Reste enfin l’attestation de conformité, saisie sur ElgaCert par un installateur porteur du label CERGA — à défaut, un organisme agréé doit prendre le relais.
Sans elle, ORES ne rouvrira pas un compteur fermé. N’allez jamais desceller une vanne condamnée par un professionnel.
Conservez ce document avec les autres pièces de l’installation. Sur un logement où les interventions se succèdent, ce dossier est ce qui permettra un jour d’établir qui a fait quoi.
Le dossier de l’installation
Sur un logement où les appareils se sont succédé, garder une trace change tout — et presque personne ne le fait.
Réunissez dans une même pochette : les attestations d’entretien successives, les certificats de ramonage, les factures de remplacement, et les rapports d’intervention après incident.
Trois usages en découlent. Un professionnel qui découvre votre installation gagne un temps réel s’il sait ce qui a été fait et quand. Un assureur réclame ces pièces avant toute autre chose. Et le jour où vous revendrez, elles constituent l’historique du bien.
Ajoutez-y une note manuscrite de ce que vous savez et qui ne figure nulle part : l’année approximative d’un remplacement, l’existence d’une conduite condamnée, l’emplacement de la vanne. Ces informations n’existent que dans votre mémoire.
Si vous louez, transmettez copie au locataire. En cas d’incident, la personne présente sera lui, pas vous.
Bail et assurance
Que vous soyez bailleur ou occupant, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non.
Locataire, écrivez au bailleur sitôt le danger écarté et gardez copie du rapport ; la clause d’entretien du bail mérite d’être relue. Tout ce qui fait corps avec le logement relève de lui ; le matériel apporté par vos soins reste à votre charge. Face à une société de logement social, l’écrit s’impose tout autant.
En matière d’assurance habitation, l’ouverture du dossier tient à un document que l’expert exige dès l’abord : une attestation d’entretien toujours valide. Si un défaut de pose est en cause et que les travaux sont récents, conservez également devis et facture — ce sont eux qui permettront de déterminer qui répond du dommage.
Ce qu’on ne fait pas
Bannissez deux sortes d’actes : ceux qui risquent d’enflammer, et ceux qui retardent votre sortie.
Premier groupe : actionner un commutateur, accéder au coffret électrique, utiliser un mobile ou une torche, retirer une fiche, presser une sonnette.
De l’autre : monter à l’étage vérifier, descendre à la cave, ou tenter de resserrer un raccord que vous soupçonnez. Ce dernier réflexe est tentant quand on a identifié la cause probable — c’est exactement celui à éviter.
Après l’intervention
On remet le réseau en charge, une épreuve supplémentaire valide l’étanchéité générale, puis chaque appareil redémarre isolément avec relevé de sa combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Percevoir une trace résiduelle pendant deux ou trois heures reste banal. Un retour de l’odeur après plusieurs jours, ou son apparition dans un local jusqu’alors épargné, oblige à recommencer la recherche.
Prévenir
Le contrôle obligatoire intègre une épreuve d’étanchéité de la ligne, renouvelable tous les trois ans au gaz en Wallonie d’après le SPW Énergie — chauffe-eau compris. Pour programmer : entretien de chaudière à Dour.
Trois habitudes annuelles y pourvoient : lire la date du flexible et du détendeur, veiller à ce que rien n’encombre les entrées d’air, et réserver le ramonage avant l’hiver.
Ajoutez-en une quatrième propre à ce bâti : regardez l’arrière de votre chaudière une fois par an, au niveau du raccordement au conduit. Un dépôt noirâtre y est visible bien avant qu’un problème ne se déclare.
Où nous intervenons
Dour et ses sections, ainsi que Boussu, Quiévrain, Hensies, Colfontaine et Honnelles, dans le Borinage.
Questions fréquentes
Une erreur de pose se voit-elle tout de suite ?
Rarement sur une ligne gaz. Un raccord mal serré tient d’abord, puis cède après plusieurs saisons de dilatations — quand plus personne ne pense au chantier.
Que regarder derrière ma chaudière ?
Le raccordement au conduit. Un dépôt noirâtre autour de la buse signale des fumées qui s’échappent dans le local. C’est visible et cela demande zéro compétence.
Faut-il signaler d’anciens travaux au technicien ?
Oui, avec leur date. Un raccord d’origine et un raccord repris il y a six ans n’ont pas le même profil de risque, et il ne peut pas le deviner.
Puis-je resserrer un raccord suspect ?
Non, jamais, et surtout pas en cas d’odeur. On laisse en l’état, on sort, on appelle. Un serrage improvisé peut aggraver la fuite.
Pour finir
Le 0800 87 087 d’ORES pour un logement relié au réseau, votre fournisseur en cas de bonbonne, et le 112 chaque fois qu’une vie est en jeu. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.
Et sur une installation reprise au fil des années, une information à donner dès l’appel : quand les derniers travaux ont eu lieu. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Dour
☎ 0499 46 84 59
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