Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Aucun geste électrique avant d’être sorti : interrupteur, ventilation, tableau, portable.
- Ouvrez ce que vous croisez en direction de la sortie, sans jamais revenir sur vos pas.
- Coupez à l’arrivée — compteur ou réservoir — à la condition d’y accéder du dehors et sans vous exposer.
- Évacuez chacun et prévenez les habitations proches en frappant. Jamais la sonnette.
- Une fois dehors, à distance : RESA au 04 362 98 38 — permanence continue.
- Quelqu’un vacille, s’effondre, ou le feu prend : le 112 passe devant tout.
N’y retournez qu’avec l’autorisation d’un professionnel, chargé de la localisation : ni une canalisation prise dans un mur ni une portion enterrée ne se contrôlent à l’œil.
Recherche de fuite — Dalhem
☎ 0499 46 84 59
RESA sécurise au 04 362 98 38 · SanExpress prend la suite

Dalhem — fermes et villages de la Berwinne
Le bon numéro, et celui qu’il ne faut pas composer
Point à clarifier une fois pour toutes, parce que la confusion existe réellement dans cette province.
Dalhem est desservie par RESA, dont le numéro d’urgence est le 04 362 98 38. C’est celui de la zone francophone.
Un second numéro RESA existe pour les communes germanophones de l’est de la province. Il ne dessert pas Dalhem. Le composer ne vous mettra pas en danger, mais vous serez réorienté — et ces minutes-là comptent davantage que les autres.
Notez le 04 362 98 38 près du compteur, et non uniquement dans un téléphone que vous laisserez à l’intérieur en sortant. Ajoutez le 112, qui aboutit partout quelle que soit la commune et prime dès qu’une personne est en danger.
Avec un réservoir de propane ou une bonbonne de butane, le stockage relève du privé et aucun exploitant de réseau ne viendra. Notez le numéro de votre distributeur au même endroit.
Évacuer une exploitation
La consigne de base ne change pas — on sort, on appelle de l’extérieur — mais elle se complique sur une exploitation laitière en activité.
Les personnes d’abord
Employés, aide familiale, personne de passage : tout le monde sort. Sur une exploitation, quelqu’un peut travailler dans un bâtiment sans avoir rien perçu, et sans savoir ce qui se passe dans le logement.
Prévoyez à froid une façon de prévenir rapidement quelqu’un qui se trouverait dans un autre corps de bâtiment. Crier depuis la cour ne suffit pas toujours quand une machine tourne.
Les animaux ensuite, et sans se mettre en danger
La question se pose et mérite une réponse claire : ne retournez pas dans un bâtiment où l’odeur est nette pour faire sortir des bêtes. Votre sécurité passe avant, et les secours sont formés pour cette situation.
Signalez leur présence à l’appel : le nombre approximatif, le bâtiment concerné, et si ce bâtiment est distinct du logement. Cette information change la façon dont l’intervention est organisée à l’arrivée.
Les machines
Ne démarrez aucun engin, ne rentrez aucun véhicule, n’actionnez pas une porte de hangar motorisée. Et si un moteur tourne déjà à proximité, éloignez-vous plutôt que d’aller le couper — sauf si la commande est à l’extérieur et loin de la zone concernée.
Le gaz du réseau et celui de l’exploitation
Distinction qui vaut d’être posée nettement, parce qu’elle prête à confusion sur ce type de site.
Cette page traite du gaz de chauffage et de cuisson : gaz naturel du réseau, propane ou butane en récipient. C’est celui qui sent l’odorisant, celui que RESA vient couper, celui qui relève de votre installation.
Une exploitation peut par ailleurs abriter d’autres gaz : bouteilles d’oxygène ou d’acétylène pour la soudure, gaz frigorigène d’un tank à lait, produits de traitement. Chacun a ses propres consignes, et aucun ne relève du numéro d’urgence gaz.
En cas de doute sur l’origine d’une odeur, la règle ne change pas : on sort, on éloigne les personnes, et l’on compose le 112 qui orientera. Précisez alors ce que vous stockez sur le site — cette information change les moyens envoyés.
Tenez à jour, quelque part d’accessible, la liste de ce qui est entreposé et où. Elle sert aux secours, et elle sert aussi à tout professionnel qui intervient sur vos installations.
Raccordé ou sur citerne
Sur le réseau de gaz naturel, RESA coupe et sécurise tout ce qui précède le compteur sans rien facturer, y compris quand le relevé se révèle négatif. Peu de gens le savent, et redouter une facture fait perdre des minutes sur un appel qui aurait dû être immédiat.
Passé le compteur, le réseau est le vôtre et sa remise en état incombe à l’installateur que vous choisissez.
Hors réseau, la coupure vous revient si l’accès est sûr, le 112 répond dès qu’une vie est menacée, puis votre distributeur intervient. Sur une exploitation, une citerne se trouve souvent loin du logement, derrière un bâtiment ou une haie : assurez-vous que le chemin qui y mène reste dégagé et que vous savez manœuvrer la vanne de nuit.
Ce qui monte, ce qui descend
Plus léger que l’atmosphère, le méthane distribué en réseau monte vers les niveaux hauts. Les gaz de pétrole liquéfiés adoptent le comportement inverse et se déposent au sol.
Sur un corps de ferme en moellon, cela signifie qu’un propane descend vers la cave, une ancienne laiterie, une fosse technique ou un creux de la cour. Ces volumes sont peu ventilés et rarement fréquentés, ce qui laisse le temps à une concentration de s’établir.
Une précision qui compte ici : les fosses et les préfosses d’exploitation peuvent contenir des gaz issus des déjections, sans rapport avec votre installation de chauffage. On n’y descend jamais, quelle que soit la raison, et une odeur perçue à leur proximité ne se confond pas avec une fuite de gaz domestique.
À l’extraction, le gaz naturel n’a aucune odeur. Par odorisation, on y incorpore du tétrahydrothiophène : détectable très en deçà de tout danger, il ne dit cependant rien de l’ampleur de la fuite.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, raccord, détendeur | Combustion encrassée ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | RESA — 04 362 98 38 | 112 si malaise |
Le monoxyde provient d’une combustion à court d’air ou d’un conduit qui renvoie ses gaz, en aucun cas d’une conduite fuyarde. D’après le Centre Antipoisons, aucune substance ne tue davantage par empoisonnement dans le pays.
Ce sont les occupants qui alertent : mal de tête, nausées, fatigue anormale, vertiges — ressentis en même temps par plusieurs personnes et qui refluent une fois dehors.
Le lien avec la poussière
Sur ce type de site, la cause la plus fréquente n’est pas un défaut d’usine mais l’encrassement décrit sur notre page d’entretien.
Un brûleur colmaté par les poussières en suspension brûle moins bien. La combustion devient incomplète, et le monoxyde apparaît progressivement, sans qu’aucune pièce ne soit tombée en panne. C’est un basculement lent, que rien ne signale.
Un détecteur conforme à la norme EN 50291 traite exactement ce cas de figure. Fixez-le au niveau du visage, non loin des foyers et des pièces de nuit. Dans un corps de ferme à plusieurs ailes, comptez-en un par zone occupée : un appareil placé dans le séjour ne protège pas une chambre située à l’autre bout.
Vérifiez sa date une fois par an. Sa cellule s’épuise en sept à dix ans, et un boîtier ayant séjourné dans une atmosphère poussiéreuse vieillit moins bien qu’ailleurs.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Dalhem, Warsage, Bombaye, Feneur, Saint-André

Dalhem — bocage et bâtiments d’exploitation
Les conduites qu’on ne connaît plus
Sur une exploitation dont les bâtiments ont changé d’usage au fil des générations, le réseau s’est étendu par étapes sans que personne n’en tienne l’inventaire.
Une ancienne étable chauffée, un local de traite déplacé, un logement d’ouvrier devenu remise : chacun a laissé une dérivation ou un robinet. Une vanne fermée ne condamne rien — son joint vieillit comme les autres, et sa rupture passe inaperçue faute d’appareil au bout.
C’est de loin la première cause d’odeur inexpliquée sur ce type de site. Deux réponses : faire supprimer proprement par un installateur ce qui ne sert plus, avec bouchonnage conforme, et signaler ces portions lors du contrôle. Le technicien ne peut pas éprouver une canalisation dont personne ne lui a parlé.
Si vous avez repris l’exploitation d’un prédécesseur, cet inventaire vaut la peine d’être fait une fois. Il n’existe nulle part ailleurs que dans la mémoire de celui qui a posé les conduites.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord. Un joint fileté garde sa souplesse une quinzaine d’années ; ensuite, les raccords hors de vue lâchent les premiers. Dans les caves humides du bâti en moellon, la corrosion raccourcit ce délai.
Les travaux ensuite : une cheville plantée dans une conduite en fixant une étagère, un appareil de cuisson écarté du mur dont le vieux raccord cède. Ne dévissez rien, n’appliquez aucun produit : on laisse la situation intacte, on évacue, on téléphone de l’extérieur.
Sur une alimentation en bouteille, deux pièces concentrent le risque : le détendeur, porteur d’une échéance que personne ne consulte, et sa jonction avec le réservoir, manipulée à chaque changement.
Le tuyau souple porte une date sur sa gaine, seul contrôle qu’un occupant puisse mener seul sans risque.
Comment on localise
L’opération démarre par une pressurisation de la ligne, dont on mesure la vitesse de perte. Une garniture poreuse et une rupture nette dessinent des profils distincts, et c’est lui qui dicte la suite.
On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon. En présence d’une cuve, la progression va du réservoir du jardin vers les équipements, avec un examen appuyé de la section sous terre.
Sur un site à plusieurs corps de bâtiment, l’établissement de ce qui reste en service constitue l’essentiel du travail. Ce temps figure sur une ligne distincte du devis, annoncé d’avance. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Sont passés au crible le brûleur et ses mesures à l’analyseur, l’aération de la chaufferie, le tirage et l’intérieur de l’évacuation, le thermostat de sécurité, le pressostat, la soupape et la lecture du manomètre.
S’ajoutent les composants qu’on retrouve derrière un arrêt soudain et sans motif : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Une eau chargée de particules impose un désembouage, la pose d’un filtre Adey et l’ajout d’un Fernox ou d’un Sentinel ; les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et le réglage Caleffi se reprennent alors.
Aucune flamme, aucun conduit : avec une pompe à chaleur, les deux menaces disparaissent ensemble. Voir nos services.
Le conduit et le fourrage
Une combinaison qui mérite d’être prise au sérieux dans ces bâtiments.
Un conduit encrassé par de la créosote peut prendre feu, et la température y monte très haut, très vite. Quand ce conduit traverse ou longe un volume où l’on stocke du fourrage ou de la paille, l’incident change complètement d’échelle.
Le ramonage d’avant-saison n’est donc pas une formalité administrative ici : c’est la mesure qui sépare un incident domestique d’un sinistre majeur.
Vérifiez aussi les distances de stockage autour du conduit et de l’appareil, et l’état des boisseaux là où ils traversent un plancher ou une charpente. Un tubage règle le sujet lorsqu’une souche ancienne n’est plus étanche.
Le mazout, autre forme de fuite
Sur les habitations hors réseau, une cuve devenue poreuse ne menace pas d’explosion, mais elle imprègne le sol et la remise en état revient au propriétaire du réservoir.
Un facteur local aggrave la situation : une exploitation du bocage dispose de puits, d’abreuvements et parfois d’un captage. Une pollution y arrive vite, et elle touche alors l’activité elle-même, pas seulement le terrain.
Ce qui alerte : une consommation qui grimpe sans hiver plus rigoureux, une odeur installée au sous-sol, une auréole grasse sur le béton, de l’herbe qui jaunit au printemps au-dessus d’une cuve enfouie. N’arrosez pas pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit une épreuve d’étanchéité. Le dernier acte est l’attestation de conformité : un installateur agréé CERGA la saisit sur ElgaCert, faute de quoi un organisme certificateur doit intervenir.
Sans elle, RESA ne rouvrira pas un compteur fermé. N’allez jamais desceller une vanne scellée par un professionnel : la conduite repasserait sous pression alors que rien n’a prouvé qu’elle tient.
Bail à ferme et assurance
Que vous soyez exploitant propriétaire ou locataire, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non — et le bail à ferme obéit à des règles propres, distinctes du bail d’habitation ordinaire.
Si vous exploitez un bien loué, écrivez au propriétaire dès la mise en sécurité et conservez le constat. La répartition des charges entre bailleur et preneur mérite d’être clarifiée à froid plutôt qu’au moment d’un sinistre.
Côté assurance, vérifiez laquelle de vos polices couvre quoi : celle du bâtiment d’habitation et celle de l’exploitation ne se recouvrent pas nécessairement, et une installation de chauffage desservant les deux peut tomber dans un angle mort. L’attestation de contrôle non expirée reste dans tous les cas la première pièce réclamée.
Ce qu’on ne fait pas
Écartez deux catégories d’actes : ce qui risque d’allumer le mélange, et ce qui vous fait demeurer sur place.
Dans la première : actionner un interrupteur, ouvrir le tableau, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, débrancher une prise, sonner chez un voisin — et sur une exploitation, démarrer un tracteur ou une machine.
Dans la seconde : chercher soi-même, descendre à la cave, faire le tour des bâtiments, ou retourner chercher des animaux. Sur un site étendu, ce parcours prend du temps, et c’est du temps d’exposition.
Après l’intervention
La pression est rétablie, une épreuve complémentaire confirme l’étanchéité générale, et les équipements redémarrent séparément sous mesure de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Sentir une trace résiduelle pendant deux ou trois heures reste banal. Sur les volumes d’un corps de ferme ancien, comptez davantage : l’air circule mal entre des bâtiments dont les portes restent fermées.
Prévenir
Le contrôle légal intègre une épreuve d’étanchéité de la ligne, renouvelable tous les trois ans au gaz et au propane en Wallonie d’après le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Dalhem.
Trois points se contrôlent chaque année : l’échéance du tuyau souple et du détendeur, l’absence de tout obstacle devant les grilles, et un ramonage retenu avant la saison.
Ajoutez-en une quatrième propre à ce contexte : faites l’inventaire de ce qui reste raccordé sur le site, et notez-le. C’est la première chose que cherchera un professionnel devant une odeur inexpliquée.
Où nous intervenons
Dalhem et ses villages, ainsi que Visé, Blegny, Aubel, Fourons et Herve, dans le pays de Herve.
Questions fréquentes
Quel numéro composer à Dalhem ?
RESA au 04 362 98 38. C’est le numéro de la zone francophone ; celui des communes germanophones de la province ne dessert pas Dalhem.
Dois-je faire sortir les animaux ?
Pas au prix de votre sécurité. Ne retournez pas dans un bâtiment où l’odeur est nette. Signalez leur présence et le bâtiment concerné à l’appel.
Pourquoi une odeur sans cause apparente ?
Souvent une conduite abandonnée dans un bâtiment qui a changé d’usage. Une vanne fermée n’est pas une conduite condamnée : son joint vieillit comme les autres.
Le monoxyde, d’où vient-il ici ?
Le plus souvent d’un brûleur encrassé par les poussières de fourrage. La combustion se dégrade progressivement, sans panne, et rien ne le signale.
Pour finir
RESA au 04 362 98 38 si vous êtes raccordé, votre distributeur si vous êtes sur citerne, et le 112 dès qu’une personne est menacée. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.
Et sur une exploitation, une mesure qui vaut toutes les autres : un détecteur par zone occupée, dont on vérifie la date. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Dalhem
☎ 0499 46 84 59
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