Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Ne touchez à aucun appareil électrique avant d’être sorti : interrupteur, hotte, tableau, portable.
- Ouvrez sur votre trajet vers la porte, sans jamais revenir en arrière.
- La vanne du compteur ou de la citerne uniquement si elle s’atteint depuis l’extérieur et sans danger.
- Évacuez tout le monde ainsi que les bêtes, puis prenez de la distance au lieu de stationner devant la façade.
- De l’extérieur, écarté du bâti : ORES au 0800 87 087, ligne disponible jour et nuit, gratuitement.
- Étourdissement, évanouissement ou feu déclaré : le 112 en priorité sur tout.
Ne rentrez qu’avec l’accord d’un professionnel et laissez-lui la recherche : une conduite encastrée ou enfouie échappe à l’inspection visuelle.
Recherche de fuite — Couvin
☎ 0499 46 84 59
ORES sécurise au 0800 87 087 · SanExpress prend la suite

Couvin — habitat dispersé sur un vaste territoire
Le délai, et ce qu’il implique
Il faut le dire simplement : sur une commune de cette étendue, une équipe met plus de temps à atteindre Cul-des-Sarts ou Petite-Chapelle qu’un centre de village en bord de nationale.
Cela ne modifie en rien la conduite à tenir — on sort, on appelle, on n’y retourne pas. Cela renforce en revanche deux choses.
Le détecteur devient central
Un appareil conforme à la norme EN 50291 donne l’alerte bien avant l’odorat, et surtout bien avant que quiconque ne se sente mal. Quand les secours sont à distance, ces minutes d’avance sont exactement ce qui manque.
Il se fixe au niveau du visage, à proximité des foyers et des pièces de nuit. Dans une maison à plusieurs corps de bâtiment, comptez-en un par zone occupée. Sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans aucun signal.
L’accès doit être décrit
Précisez à l’appel l’itinéraire exact, le nom du hameau, l’état du chemin s’il est privé, et l’emplacement du compteur ou de la citerne. Sur une propriété boisée ou une cour de ferme, plusieurs minutes se perdent à chercher une vanne.
Donnez aussi l’adresse telle qu’elle figure au cadastre. Des noms de lieux-dits se ressemblent d’un village à l’autre, et une équipe qui ne connaît pas la commune peut se tromper.
Où attendre, en janvier
Question triviale en apparence, réelle sur ce territoire.
Sortir n’est pas négociable. Mais attendre une heure dehors par temps de gel ou de neige, sans y avoir pensé, se paie — surtout avec des enfants ou une personne âgée.
Repérez à l’avance un point de repli : un véhicule stationné loin du bâtiment, une dépendance non concernée, ou la maison la plus proche. Prévoyez de pouvoir attraper un manteau en sortant, si c’est sur votre trajet et sans détour.
N’attendez jamais dans un garage ou une annexe attenante, même par mauvais temps : ces volumes communiquent souvent avec la maison, et un gaz plus lourd que l’air peut y descendre.
Le point de coupure, à connaître d’avance
Sur une propriété rurale, la vanne d’arrivée n’est pas toujours là où on l’imagine — et ce n’est pas le moment de la chercher.
Sur le réseau, elle se trouve au compteur, parfois dans un coffret en limite de propriété plutôt que contre la maison. Sur une citerne, elle est au réservoir, souvent au fond du jardin ou derrière une haie.
Repérez-la une fois, de jour, et assurez-vous de savoir la manœuvrer. Un robinet quart de tour ne pose pas de difficulté ; une vanne ancienne peut être dure, voire grippée si personne ne l’a touchée depuis des années. C’est exactement le genre de chose à découvrir en juin plutôt qu’en pleine nuit.
Dégagez aussi le chemin qui y mène. Une haie qui a poussé, du bois empilé, un abri de jardin déplacé : sur une propriété qui évolue, l’accès se referme sans qu’on y prenne garde.
Et montrez l’emplacement aux autres occupants. La personne présente au moment d’un incident n’est pas nécessairement celle qui connaît la propriété.
Raccordé ou sur citerne
Le réseau de gaz naturel ne dessert que les noyaux principaux. La majorité du territoire fonctionne au mazout, au bois ou au propane en citerne.
Sur le réseau, ORES coupe et sécurise l’amont du compteur sans rien facturer, y compris quand le relevé se révèle négatif. Passé le comptage, l’installation vous appartient.
Hors réseau, le stockage est privé et aucun gestionnaire ne se déplacera : la coupure vous revient si l’accès est sûr, le 112 répond dès qu’une vie est menacée, puis votre distributeur. Notez son numéro à côté de celui d’ORES.
Un point local : à proximité de la frontière, certains habitants ont mémorisé un numéro d’urgence français. Il ne dessert pas votre installation.
Ce qui monte, ce qui descend
Le méthane du réseau pèse moins que l’air : il monte et sature les volumes hauts. Les gaz de pétrole liquéfiés descendent au contraire et stagnent contre le plancher.
Sur une propriété rurale, cela signifie qu’un propane gagne la cave, une ancienne laiterie, une fosse ou simplement un creux de la cour. Ces espaces respirent mal et ne reçoivent presque personne : une concentration y dispose de tout le temps nécessaire.
À l’extérieur, on suppose que tout se disperse. Par nuit calme et froide, dans un creux abrité du vent, ce n’est pas si vrai.
À l’extraction, le gaz naturel n’a aucune odeur. On y incorpore par odorisation du tétrahydrothiophène, détectable très en deçà de tout danger — mais qui ne dit rien de l’ampleur de la fuite.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, raccord, détendeur | Combustion ou conduit défaillant |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | ORES — 0800 87 087 | 112 si malaise |
Le monoxyde résulte d’une combustion à court d’air ou d’un conduit qui renvoie ses gaz ; jamais d’une conduite fissurée. Selon le Centre Antipoisons, aucune substance ne tue davantage par empoisonnement en Belgique.
Ce sont les occupants qui alertent : mal de tête, nausées, fatigue anormale, vertiges — ressentis au même moment par plusieurs personnes et qui refluent une fois dehors.
Le chauffage d’appoint, risque saisonnier
Sur ce territoire, la première cause d’intoxication n’est pas l’installation principale mais l’appoint sorti en urgence.
Un appareil mobile à combustion n’a pas d’évacuation : il rejette tout dans la pièce. Utilisé une nuit dans une maison fermée contre le froid, parce que la chaudière est en panne et que le technicien vient demain, il crée exactement la situation à éviter.
Si vous n’avez pas le choix : jamais dans une chambre pendant le sommeil, toujours avec une ouverture entrebâillée, et un détecteur dans la pièce. Un convecteur électrique ne pose aucun de ces problèmes.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Couvin, Mariembourg, Frasnes, Pesche, Petigny

Couvin — villages de la Fagne et forêts
Prévenir un voisin, sur ce territoire
Dans un village dispersé, la maison voisine peut se trouver à trois cents mètres — ce qui change la façon d’appliquer la consigne habituelle.
Si les habitations se touchent, on frappe des deux côtés en sortant, sans jamais utiliser la sonnette. Si elles sont éloignées, l’urgence n’est pas la même : le risque ne se propage pas d’une maison à l’autre, et votre priorité reste l’appel.
En revanche, une dépendance attenante — étable, remise, atelier — se traite comme une pièce de la maison. Si quelqu’un y travaille, ou si des animaux s’y trouvent, signalez-le à l’appel : cela change la manière dont l’intervention est menée.
Un dernier point propre aux hameaux : si une personne âgée vit seule à proximité et que vous savez qu’elle est raccordée au même réseau, prévenez les secours de sa présence. Sur ce territoire, personne d’autre ne le fera.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord. La souplesse d’un joint vissé dure une quinzaine d’années ; passé ce cap, les jonctions hors de vue cèdent en premier, et l’humidité des sous-sols anciens accélère encore la corrosion.
Sur une alimentation au propane ou en bouteille, deux pièces concentrent le risque : le détendeur, porteur d’une échéance que personne ne consulte, et sa jonction avec le réservoir, manipulée à chaque changement — souvent dehors, les mains froides, ce qui n’aide pas au serrage.
Les portions abandonnées ensuite, nombreuses dans une maison où les usages ont changé : une vanne fermée ne condamne rien, son joint vieillit comme les autres et sa rupture passe inaperçue faute d’appareil au bout.
Les travaux ferment la liste : une cheville plantée dans une conduite, un appareil de cuisson écarté du mur dont le raccord cède. Ne dévissez rien, n’appliquez aucun produit : la situation reste intacte, on évacue, on téléphone dehors. Le tuyau souple porte une date sur sa gaine, seul contrôle qu’un occupant puisse faire seul.
Comment on localise
On débute par une pressurisation de la ligne, dont on mesure ensuite la vitesse de perte. Un joint qui suinte et une cassure franche ne donnent pas la même courbe, et c’est ce tracé qui commande la méthode.
On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon. En présence d’une cuve, le parcours démarre au réservoir du jardin et rejoint les équipements, la section enterrée mobilisant l’essentiel de l’examen.
Sur une propriété rurale à plusieurs bâtiments, il faut d’abord établir ce qui reste en service : les réseaux se sont étendus par étapes sans inventaire. Ce temps figure sur une ligne distincte du devis, annoncé d’avance. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Le réseau ne couvrant qu’une fraction du territoire, la sécurité repose ici largement sur la visite obligatoire.
L’examen porte sur le brûleur et ses relevés à l’analyseur, la ventilation du local, le tirage et l’état intérieur du conduit, le thermostat limiteur, le pressostat, la soupape et la valeur au manomètre.
On y adjoint les pièces à l’origine des mises en sécurité sans motif : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Des dépôts en circulation appellent un désembouage avec filtre Adey et produit Fernox ou Sentinel ; les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et le réglage Caleffi se reprennent alors.
Sans flamme ni conduit, une pompe à chaleur écarte ces deux dangers ensemble. Voir nos services.
Le bois et le conduit
Dans une commune aussi boisée, le bois est très présent, et c’est sur lui que le monoxyde se produit le plus souvent.
Des bûches trop humides abaissent la température des fumées, qui s’élèvent difficilement et tapissent le conduit de créosote. Le conduit chargé évacue moins bien, la combustion se dégrade, le dépôt s’accélère.
Ne ralentissez jamais un feu en fermant les arrivées d’air pour le faire durer la nuit : une combustion privée d’oxygène produit beaucoup de monoxyde et de goudrons. C’est le geste le plus répandu et le plus dangereux.
Dans les maisons accolées des villages, plusieurs boisseaux partagent parfois une souche dont l’étanchéité a cédé : les fumées d’un voisin peuvent redescendre chez vous. Un tubage y répond.
Le mazout, autre forme de fuite
Sur les habitations hors réseau, une cuve devenue poreuse ne menace pas la maison d’une explosion, mais elle imprègne le sol et la remise en état revient au propriétaire du réservoir.
Ce qui alerte : une consommation qui grimpe sans hiver plus rigoureux, une odeur installée au sous-sol, une auréole grasse au sol, de l’herbe qui jaunit au printemps au-dessus d’une cuve enfouie.
N’arrosez pas pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir. Dans un bassin où les eaux rejoignent l’Eau Noire puis le Viroin, la rapidité du signalement change directement l’ampleur du chantier.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit une épreuve d’étanchéité. Reste pour finir l’attestation de conformité, encodée dans ElgaCert par un installateur titulaire du label CERGA — sans lui, il faut recourir à un organisme agréé.
Sans elle, ORES ne rouvrira pas un compteur fermé. Ne rouvrez jamais vous-même une vanne condamnée par un intervenant. Un convecteur électrique dépanne sans danger le temps des travaux et protège du gel une portion de circuit exposée.
Bail et assurance
Que vous soyez bailleur ou occupant, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non.
En location, écrivez au propriétaire dès la mise en sécurité et conservez le constat. Ce qui fait corps avec le logement relève du bailleur ; le matériel apporté par vos soins reste à votre charge. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant signature.
En matière d’assurance habitation, un justificatif conditionne l’instruction et l’expert le demande d’emblée : l’attestation d’entretien encore valide. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Ce qu’on ne fait pas
Écartez deux catégories d’actes : ce qui risque d’allumer le mélange, et ce qui vous fait rester sur place.
D’abord : basculer un commutateur, accéder au coffret, allumer un mobile ou une torche, retirer une fiche, presser une sonnette — et, à la campagne, mettre en route un tracteur ou une voiture stationnés contre le mur.
Ensuite : tenter la localisation par vous-même, gagner le sous-sol, ou inspecter les annexes. Sur un domaine vaste, cette tournée dure longtemps, et chaque minute vous expose.
Après l’intervention
On remet le réseau en charge, un second essai valide l’ensemble, puis les appareils repartent un à un avec relevé de leur combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Sentir une trace résiduelle pendant deux ou trois heures reste banal. Sur les volumes d’une maison ancienne, comptez davantage.
Prévenir
Le contrôle réglementaire intègre une épreuve d’étanchéité de la ligne gaz, à renouveler tous les trois ans au gaz et au propane en Wallonie d’après le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Couvin.
Trois habitudes annuelles couvrent le reste : lire l’échéance du tuyau souple et du détendeur, garder les grilles d’aération dégagées, et faire ramoner avant la saison.
Ajoutez-en une quatrième propre à ce territoire : vérifiez que votre appoint fonctionne, avant d’en avoir besoin. Un convecteur qui ne démarre pas un soir de panne ne sert à rien.
Où nous intervenons
Couvin et ses villages, ainsi que Chimay, Philippeville, Viroinval, Doische et Cerfontaine, en Fagne.
Questions fréquentes
Les secours mettent-ils longtemps à venir ?
Plus qu’en ville, et davantage par mauvais temps. Cela ne change pas la conduite à tenir, mais cela rend un détecteur bien plus utile qu’ailleurs.
Que dire exactement à l’appel ?
L’itinéraire, le nom du hameau, l’état du chemin s’il est privé, et l’emplacement du compteur ou de la citerne. Sur une propriété étendue, cela fait gagner de vraies minutes.
Puis-je attendre dans le garage par grand froid ?
Non. Ces volumes communiquent souvent avec la maison, et un gaz plus lourd que l’air peut y descendre. Repérez plutôt un point de repli éloigné.
Un chauffage d’appoint au pétrole est-il sûr ?
Il rejette ses produits de combustion dans la pièce. Jamais dans une chambre la nuit, toujours avec une ouverture entrebâillée. Un convecteur électrique évite le problème.
Pour finir
Le 0800 87 087 d’ORES pour un raccordement au réseau, votre fournisseur en cas de citerne, et le 112 chaque fois qu’une vie est en jeu. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.
Et sur ce territoire, la mesure qui compense l’éloignement : un détecteur en état de marche, dont on vérifie la date. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Couvin
☎ 0499 46 84 59
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