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Odeur de gaz à Chimay : mais ici, le danger vient surtout du bois

Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.

Six gestes

  • Rien d’électrique tant que vous êtes dedans : interrupteur, hotte, tableau, portable.
  • Ouvrez au passage ce qui se présente entre vous et la sortie, sans revenir sur vos pas.
  • Le robinet du compteur ou de la citerne seulement s’il se manœuvre depuis l’extérieur, sans risque.
  • Évacuez tout le monde ainsi que les animaux, puis alertez les maisons voisines en frappant. Pas de sonnette.
  • De la rue, éloigné du bâtiment : ORES au 0800 87 087, disponible jour et nuit, sans frais.
  • Vertige, perte de connaissance ou flammes : composez le 112 en priorité absolue.

Ne rentrez pas sans l’accord d’un professionnel, à qui revient la recherche : une conduite encastrée ou enfouie ne s’examine pas du regard.

Recherche de fuite — Chimay

☎ 0499 46 84 59

ORES sécurise au 0800 87 087 · SanExpress prend la suite

Chimay — habitat dispersé et massifs boisés

Le risque dominant n’est pas le gaz

Il faut le dire d’emblée, parce que cela réordonne complètement les priorités ici.

Le réseau de gaz naturel ne dessert que les bourgs. Ailleurs, on se chauffe au bois, au mazout ou au propane en citerne. Et les installations au bois, qui tournent tout l’hiver dans une grande partie des foyers, ne fuient pas : elles produisent du monoxyde quand la combustion se dégrade.

Ce gaz-là ne sent rien, ne se voit pas, et il est la première cause d’empoisonnement mortel du pays selon le Centre Antipoisons.

Ce qui dégrade une combustion au bois

Trois causes, et elles se cumulent souvent.

Le bois trop humide d’abord. Les fumées sortent froides, montent mal, et la combustion reste incomplète — c’est-à-dire productrice de monoxyde.

Le feu ralenti ensuite. Fermer les arrivées d’air pour faire durer une charge est le réflexe le plus répandu et le plus dangereux : on prive la flamme de l’oxygène dont elle a besoin pour brûler complètement.

Le conduit encrassé enfin, conséquence des deux premières. Un boisseau chargé de créosote évacue moins bien, ce qui dégrade encore la combustion. Le cercle se referme.

À cela s’ajoute, dans les maisons dont les châssis ont été remplacés, un manque d’air de combustion que rien ne signale.

Le détecteur est ici l’équipement de base

Sur un territoire où le bois est le chauffage principal et où l’habitat est très dispersé, un détecteur homologué EN 50291 n’est pas une précaution facultative.

Le signal humain — plusieurs personnes malades en même temps — suppose d’être plusieurs et de faire le rapprochement. Dans une maison isolée occupée par une ou deux personnes, ce recoupement n’a jamais lieu.

Placez-le à hauteur de respiration, dans la pièce où se trouve le poêle ou l’appareil à granulés, et près des chambres. Dans une ferme à corps multiples, comptez-en un par zone occupée.

Vérifiez la date une fois par an : la cellule s’épuise en sept à dix ans, et le boîtier continue de clignoter alors qu’il ne mesure plus rien.

Gaz et monoxyde

Fuite de gazMonoxyde de carbone
OrigineConduite, raccord, détendeurCombustion au bois ou conduit encrassé
PerceptibleOui, par l’odorisantNon
DangerExplosionIntoxication
SignalL’odeurPlusieurs occupants malades ensemble
AppelORES — 0800 87 087112 si malaise

Le monoxyde naît d’une flamme mal alimentée ou d’une évacuation qui refoule ; une canalisation percée n’en dégage jamais.

Les symptômes : mal de tête, nausées, fatigue anormale, vertiges — éprouvés au même moment par plusieurs personnes et qui refluent une fois dehors. Sortez et appelez le 112 ; ne cherchez pas à identifier la source depuis l’intérieur.

Contrôle de combustion et détecteurs

☎ 0499 46 84 59

Chimay, Virelles, Bourlers, Salles, Saint-Remy

Chimay — villages de la Fagne

Le feu de cheminée

Risque propre à un chauffage au bois intensif, et le plus spectaculaire.

La créosote déposée dans le conduit est un combustible. Quand elle s’enflamme, la température y monte très haut et très vite — assez pour fissurer une maçonnerie, voire un tubage mal dimensionné, et communiquer le feu à la charpente.

Les signes : un ronflement inhabituel dans le conduit, des étincelles ou une fumée dense et sombre sortant de la souche, une odeur âcre, parfois des crépitements.

Que faire

Après un feu de cheminée, le conduit doit être expertisé avant toute réutilisation, quelle que soit son apparence. Les fissures créées ne se voient pas depuis la pièce et laissent passer les fumées vers les volumes voisins.

Le ramonage d’avant-saison reste la seule prévention efficace, et un second passage se justifie sur un appareil très sollicité.

Le stockage du bois, et la maison

Un détail qui n’en est pas un dans une commune où l’on brûle beaucoup : où le bois de la semaine est entreposé.

Beaucoup rentrent une réserve importante de bûches en cave ou dans un cellier attenant. Deux inconvénients en découlent. Le bois y restitue son humidité, ce qui n’aide ni le logement ni les organes métalliques d’une chaudière voisine. Et sur une alimentation au propane, ces mêmes volumes bas sont ceux où le gaz s’accumulerait — un tas de bûches encombrant gêne alors l’accès à la vanne et la circulation d’air.

La règle pratique est simple : gardez à l’intérieur ce que vous brûlez dans les jours qui viennent, pas davantage, et laissez dégagés le chemin vers la coupure et les grilles d’aération.

Un stock important stocké contre la chaudière ou contre le conduit pose par ailleurs une question évidente de distance aux parties chaudes. Le bois sec s’enflamme à une température plus basse qu’on ne l’imagine.

Raccordé, en citerne ou en bouteille

Sur le réseau, ORES ferme et sécurise tout ce qui précède le compteur, gratuitement, y compris si la mesure ne donne rien. Au-delà du compteur, le réseau est le vôtre et sa remise en état incombe à l’installateur que vous choisissez.

Là où la distribution ne passe pas, le combustible vient d’un réservoir de propane ou d’une bouteille de butane. S’agissant d’un stockage privé, aucun opérateur n’interviendra : la coupure vous revient si vous y accédez sans risque, le 112 répond dès qu’une personne est en danger, et votre fournisseur prend ensuite le relais.

Sur une alimentation en bouteille, deux pièces concentrent le risque : le détendeur, porteur d’une date que personne ne consulte, et sa jonction avec la bonbonne, sollicitée à chaque changement.

Ce qui monte, ce qui descend

Le méthane du réseau est plus léger que l’air et gagne les volumes hauts. Les gaz de pétrole liquéfiés font l’inverse et se rassemblent au ras du sol.

Dans une maison de village avec cave, un GPL descend donc au sous-sol — volume peu ventilé, peu fréquenté, et souvent celui où l’on stocke justement le bois de la semaine.

À l’extraction, le gaz naturel n’a aucune odeur. L’odorisation y introduit du tétrahydrothiophène, détectable très en deçà des seuils dangereux — mais qui ne dit rien du débit qui s’échappe.

L’éloignement

Sur une commune de cette étendue, deux conséquences pratiques méritent d’être anticipées.

La première est le délai. Une équipe met plus longtemps à atteindre un village écarté qu’un centre urbain. Cela ne change rien à la conduite à tenir — on sort et on appelle — mais cela renforce l’argument du détecteur, qui donne l’alerte plus tôt.

La seconde est l’accès. Précisez à l’appel comment on parvient chez vous, l’état du chemin s’il est privé, et où se trouvent le compteur ou la citerne. Sur une grande propriété, une équipe peut perdre plusieurs minutes à chercher une vanne.

Et si des animaux se trouvent dans un bâtiment attenant, dites-le : cela change la façon dont l’intervention est abordée.

D’où viennent les fuites

Le vieillissement d’abord. Un joint vissé garde son élasticité une quinzaine d’années environ ; ensuite, les raccords hors de vue lâchent les premiers. Dans les caves humides du bâti ancien, la corrosion raccourcit ce délai.

Les portions abandonnées ensuite, nombreuses dans une maison où plusieurs appareils se sont succédé. Une vanne fermée ne condamne rien : sa garniture vieillit comme les autres, et sa défaillance passe inaperçue faute d’appareil au bout.

Les travaux enfin : une cheville plantée dans une conduite en fixant une étagère, un appareil de cuisson écarté du mur dont le vieux raccord ne supporte pas la manœuvre. Aucun démontage, aucun mastic — on n’y touche plus, on sort, et l’appel se fait de là.

Le tuyau souple de la cuisinière ferme la liste, avec une échéance imprimée sur sa gaine — seul contrôle qu’un occupant puisse mener seul sans risque.

Comment on localise

La première étape consiste à pressuriser la ligne puis à mesurer la vitesse de décroissance. Un joint qui suinte et une cassure franche ne dessinent pas la même courbe, et c’est elle qui commande la méthode.

On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon. Sur une alimentation en citerne, le parcours démarre au réservoir situé dehors et remonte vers les équipements, la section enterrée concentrant l’examen.

Sur une propriété à plusieurs bâtiments, il faut d’abord établir ce qui reste en service : les réseaux se sont étendus par étapes et personne n’en tient l’inventaire. Ces heures figurent sur une ligne distincte du devis, annoncées d’avance. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.

Ce que le contrôle vérifie en plus

La distribution ne desservant qu’une part réduite de la commune, la sécurité repose pour l’essentiel sur la visite obligatoire.

Sont passés en revue le brûleur avec ses relevés à l’analyseur, la ventilation du local, le tirage et l’état intérieur du conduit, le thermostat limiteur, le pressostat, la soupape et la valeur au manomètre. Sur un appareil à bois, s’y ajoutent les joints de porte et de vitre, dont l’usure dérègle la combustion.

On y joint les pièces à l’origine des mises en sécurité sans cause apparente : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Quand des dépôts circulent, on engage un désembouage avec filtre Adey et produit Fernox ou Sentinel ; les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et le réglage Caleffi se reprennent alors.

Ne brûlant rien et n’ayant aucune évacuation, une pompe à chaleur supprime ces deux risques ensemble. Voir nos services.

Le mazout, autre forme de fuite

Sur les habitations hors réseau, un réservoir de fioul devenu poreux ne menace pas la maison d’une explosion, mais il contamine le terrain — et l’assainissement incombe à celui qui détient la cuve.

Ce qui alerte : une consommation qui grimpe sans que l’hiver ait été plus dur, une odeur installée au sous-sol, une auréole grasse sur le béton, ou de l’herbe qui jaunit au printemps au-dessus d’une cuve enfouie.

N’arrosez pas pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir. Dans un bassin où les eaux rejoignent l’Eau Blanche et l’étang de Virelles, site naturel protégé, la rapidité du signalement change directement l’ampleur du chantier.

Remise en service

Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit une épreuve d’étanchéité. Vient enfin l’attestation de conformité : un installateur titulaire du label CERGA l’établit au moyen d’ElgaCert, sans quoi il faut recourir à un organisme agréé.

Sans elle, ORES ne rouvrira pas un compteur fermé. Ne rouvrez jamais vous-même une vanne condamnée par un intervenant. Un convecteur électrique dépanne sans danger, et protège le circuit du gel si la maison doit rester froide.

Bail et assurance

Que vous soyez bailleur ou occupant, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non.

Si vous louez, prévenez le bailleur par écrit aussitôt les lieux sécurisés et gardez copie du rapport. Les installations qui font corps avec le bien incombent au bailleur ; le matériel apporté par vos soins reste à votre charge. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant signature.

Du côté de l’assurance habitation, une pièce conditionne le dossier et l’expert la réclame d’emblée : l’attestation d’entretien non périmée. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage — après un feu de cheminée, c’est la première pièce réclamée.

Ce qu’on ne fait pas

Deux familles de gestes sont à bannir : ceux qui risquent d’allumer le mélange, et ceux qui vous font demeurer sur place.

Premier groupe : basculer un commutateur, ouvrir le coffret électrique, allumer un mobile ou une torche, retirer une fiche, presser la sonnette d’un voisin. En milieu rural, ajoutez la mise en route d’un engin stationné contre le bâtiment.

Dans la seconde : chercher soi-même, descendre à la cave, ou faire le tour des dépendances. Sans instrument de mesure, la recherche n’aboutira pas.

Après l’intervention

La pression est rétablie, un test complémentaire confirme l’étanchéité générale, et les équipements repartent un à un avec relevé de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.

Percevoir encore quelque chose durant deux ou trois heures n’a rien d’anormal : renouveler entièrement l’air d’une maison prend du temps. Sur les volumes d’une maison de village ancienne, comptez davantage.

Prévenir

L’examen réglementaire comprend une épreuve d’étanchéité de la ligne, à renouveler tous les trois ans au gaz et au propane en Wallonie selon le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Chimay.

Trois habitudes annuelles suffisent pour le reste : lire l’échéance du tuyau souple et du détendeur, laisser les grilles d’aération dégagées, et faire ramoner avant la saison.

Ajoutez-en un quatrième propre à cette commune : brûlez du bois sec et ne ralentissez jamais un feu en fermant les arrivées d’air. C’est la mesure de sécurité la plus efficace dont vous disposiez, et elle ne coûte rien.

Où nous intervenons

Chimay et ses villages, ainsi que Momignies, Couvin, Froidchapelle, Sivry-Rance et Viroinval, dans la Botte du Hainaut.

Questions fréquentes

Quel est le vrai danger ici, le gaz ou le bois ?

Le monoxyde issu d’une combustion au bois dégradée. Le réseau ne dessert que les bourgs, et ces appareils ne fuient pas : ils produisent un gaz qui ne sent rien.

Que faire en cas de feu de cheminée ?

Couper l’arrivée d’air, fermer la porte de l’appareil, appeler le 112. Ne jamais arroser dans le conduit : le choc thermique le fissure.

Un détecteur suffit-il dans une maison isolée ?

C’est l’équipement le plus utile. Le signal humain suppose d’être plusieurs à faire le rapprochement, ce qui n’arrive pas quand on vit seul.

Puis-je réutiliser mon conduit après un feu ?

Pas avant expertise. Les fissures créées ne se voient pas depuis la pièce et laissent passer les fumées vers les volumes voisins.

Pour finir

Composez le 0800 87 087 d’ORES si le gaz vous arrive par le réseau, votre distributeur si vous disposez d’une citerne, et le 112 dès qu’une personne se trouve menacée. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.

Mais dans cette commune, la mesure qui protège vraiment tient en deux choses : du bois sec, et un détecteur de monoxyde dont on vérifie la date. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.

Fuite de gaz — Chimay

☎ 0499 46 84 59

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