Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Rien de ce qui fonctionne à l’électricité tant que vous êtes dedans : interrupteur, hotte, tableau, portable.
- Ouvrez ce que vous croisez en gagnant la sortie, sans revenir sur vos pas.
- La vanne du compteur ou de la citerne seulement si elle s’atteint depuis l’extérieur et sans danger.
- Faites sortir chacun, animaux compris, et prévenez les maisons proches en frappant. Pas de sonnette.
- Une fois dehors et à distance : ORES au 0800 87 087 — permanence continue, appel gratuit.
- Si quelqu’un se sent mal, s’évanouit, ou si le feu prend : le 112 avant toute autre démarche.
N’y revenez pas tant qu’un professionnel ne l’a pas autorisé, et confiez-lui la recherche : une canalisation encastrée comme un tronçon enfoui échappent à l’inspection visuelle.
Recherche de fuite — Cerfontaine
☎ 0499 46 84 59
ORES sécurise au 0800 87 087 · SanExpress prend la suite

Cerfontaine — le plan d’eau et ses abords
Pourquoi la cave concentre le risque ici
Sur ce terrain, trois facteurs se cumulent au sous-sol et n’existent nulle part ailleurs dans la maison.
L’humidité accélère la corrosion
Un joint fileté vieillit plus vite dans une atmosphère chargée d’humidité. Les jonctions basses cèdent donc en premier, et ce sont précisément celles que personne n’inspecte. Un tronçon qui a tenu vingt ans en cave sèche n’en tiendra pas autant ici.
Le propane s’y accumule
Le méthane du réseau pèse moins que l’air et monte. Les gaz de pétrole liquéfiés font l’inverse : ils descendent et stagnent au point le plus bas. Sur une alimentation au propane, c’est donc la cave qui se remplit — un volume peu ventilé et peu fréquenté, où une concentration a tout le temps de s’établir.
On y ferme les aérations
Une cave humide est froide, et la tentation est constante d’obturer la grille basse avec un chiffon ou un carton. C’est le geste qui supprime la seule sortie naturelle d’un gaz plus lourd que l’air, et qui prive au passage l’appareil de son air de combustion.
Autrement dit : le lieu où le risque est le plus élevé est aussi celui où l’on descend le moins et où l’on ventile le moins. Une visite mensuelle, fenêtre ouverte quelques minutes, ne coûte que le temps de descendre.
Raccordé ou sur citerne
La commune combine les deux situations, parfois d’une rue à l’autre.
Là où le gaz naturel est distribué, ORES coupe et met en sécurité l’amont du compteur sans facturer quoi que ce soit, même si le relevé s’avère négatif. Passé le compteur, le réseau vous appartient et sa remise en état incombe à l’installateur que vous choisissez.
Là où le réseau n’arrive pas, l’alimentation vient d’une citerne de propane ou d’une bouteille de butane : le stockage relève du privé et aucun gestionnaire n’interviendra. Fermer la vanne vous incombe si l’accès est sûr, le 112 répond si quelqu’un est en péril, et votre fournisseur intervient ensuite.
À l’extraction, le gaz naturel n’a aucune odeur. L’odorisation y introduit du tétrahydrothiophène, décelable très en dessous des seuils dangereux, sans rien indiquer du débit.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, raccord, détendeur | Combustion ou conduit défaillant |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | ORES — 0800 87 087 | 112 si malaise |
Le monoxyde de carbone naît d’une flamme mal alimentée ou d’une évacuation qui refoule ; jamais d’une conduite percée. Le Centre Antipoisons en fait la première cause d’empoisonnement mortel recensée en Belgique.
L’alerte vient des habitants eux-mêmes : céphalées, envies de vomir, épuisement inhabituel et vertiges, éprouvés simultanément par plusieurs personnes et qui cessent une fois dehors.
Le lien avec l’humidité
Point technique rarement expliqué, et pourtant central ici.
Un conduit de cheminée en pierre qui prend l’eau tire moins bien : les parois froides et humides refroidissent les fumées, qui montent moins facilement. La combustion se dégrade, produit davantage de monoxyde, et le dépôt s’accélère.
Le phénomène s’auto-entretient et se manifeste surtout par temps doux et humide — pas nécessairement par grand froid, contrairement à ce qu’on suppose. Une odeur de fumée un jour de pluie douce est un signal, pas une coïncidence.
Un appareil conforme à la norme EN 50291 prend en charge ce que le nez est incapable de détecter. Fixez-le à hauteur de respiration, à proximité des équipements à flamme et des pièces de nuit — y compris là où se trouve un poêle ou un appareil à granulés. Sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans le moindre signal — et l’humidité ambiante n’améliore pas sa longévité.
Contrôle de combustion et recherche de fuite
☎ 0499 46 84 59
Cerfontaine, Silenrieux, Senzeille, Daussois, Soumoy

Cerfontaine — bâti de pierre et campagne
Détecteurs
Les deux risques sont de nature différente et réclament chacun leur détecteur ; se contenter d’un seul revient à n’être protégé de rien.
Le détecteur de monoxyde se fixe au niveau où l’on respire, près des foyers et des chambres. Celui qui surveille le gaz combustible se monte en hauteur pour du méthane, et tout près du sol sur une alimentation au propane — c’est-à-dire, ici, dans la cave.
Une précision propre aux locaux humides : un boîtier posé dans une cave saturée d’humidité vieillit moins bien qu’en pièce sèche. Cela n’interdit pas de l’y placer, puisque c’est là que le gaz s’accumulerait, mais la date de péremption y mérite une attention particulière.
Vérifiez cette date une fois par an. L’appareil continue de clignoter alors que sa cellule ne mesure plus rien depuis longtemps.
Le mazout, incident le plus probable
Sur ce territoire, c’est le scénario qui a le plus de chances de se produire — et il ne ressemble en rien à une fuite de gaz.
Pas de risque explosif domestique. Le sol s’imprègne, la remise en état représente une somme importante, et elle incombe au propriétaire de la cuve.
Le facteur aggravant est ici le terrain lui-même. Une nappe haute et un sous-sol schisteux font migrer le produit vite et loin, et la proximité des lacs et du barrage de la Plate Taille rend le dossier sensible : il ne s’agit pas seulement de votre parcelle.
Ce qui doit alerter : une consommation qui grimpe alors que l’hiver n’a rien eu de rude, une odeur qui s’installe au sous-sol, une auréole grasse sur le béton, ou de l’herbe qui jaunit au printemps au-dessus d’une cuve enfouie. Un signal supplémentaire vaut d’être connu : une irisation à la surface d’une flaque ou d’un fossé après la pluie.
N’arrosez pas pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir. La rapidité du signalement change directement l’ampleur du chantier de dépollution.
Les hébergements du bord de l’eau
Une part du parc local est louée à des occupants de passage, et cela change la conduite à tenir sur un point précis.
Les vacanciers ne connaissent pas les lieux : ni où se trouve la vanne, ni par où sortir le plus vite, ni quel numéro composer. Une fiche affichée dans la cuisine, avec l’adresse exacte, le 0800 87 087 et l’emplacement de la coupure, règle cela pour dix minutes de travail.
Ajoutez un comptage à l’évacuation. Dans un logement ordinaire, on sait combien on est ; dans une location, l’exploitant connaît le nombre de réservations mais pas qui est parti se promener au bord du lac. Sans compter les absents, on ignore si tout le monde est sorti.
Et prévoyez un détecteur de monoxyde par zone de couchage plutôt qu’un seul pour l’ensemble : un appareil placé dans le séjour ne protège pas une chambre dont la porte reste fermée la nuit.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord, accéléré par l’humidité comme on l’a vu. Les jonctions proches du sol et les portions traversant un mur enterré sont les premières concernées.
Puis les interventions récentes : une vis enfoncée dans une canalisation lors de la pose d’un meuble, une cuisinière tirée pour le nettoyage dont le raccord fatigué cède au mouvement. Sur l’instant, rien ne se manifeste. Ne démontez rien, n’appliquez aucun produit d’obturation : on laisse en l’état, on gagne l’extérieur, et l’on téléphone depuis là.
Sur une alimentation en bouteille, deux pièces concentrent l’essentiel : le détendeur, dont l’échéance figure sur le corps et que personne ne consulte, et le raccord bouteille-détendeur manipulé à chaque remplacement.
Le tuyau souple de la cuisinière ferme la liste. Son enveloppe porte une échéance, seul contrôle qu’un habitant puisse réaliser lui-même en toute sécurité.
Comment on localise
L’opération initiale consiste à mettre la conduite en pression et à chronométrer la décroissance. Une garniture qui suinte et une rupture nette ne produisent pas la même décroissance, et ce tracé commande la méthode.
On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon. Avec une citerne, on démarre au réservoir extérieur et l’on remonte vers les équipements, la section enfouie retenant l’attention — et un terrain gorgé d’eau complique parfois l’accès à cette partie.
Ce temps de localisation apparaît sur une ligne séparée du devis, communiquée avant que le travail ne commence. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
L’essai d’étanchéité ne couvre qu’une partie du risque. On passe également en revue le brûleur avec ses mesures à l’analyseur, l’aération de la chaufferie, le tirage et l’intérieur de l’évacuation, le thermostat de sécurité, le pressostat, la soupape de décharge et la pression au manomètre.
S’y joignent les composants derrière les mises en sécurité inexpliquées : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Si des particules se promènent dans l’eau, on programme un désembouage avec filtre Adey et produit Fernox ou Sentinel ; c’est l’occasion de revoir les robinets Danfoss ou Honeywell et le réglage Caleffi.
Sans flamme ni évacuation de fumées, une pompe à chaleur supprime l’un et l’autre danger en même temps. Voir nos services.
Le conduit et l’humidité
Dans les maisons mitoyennes des villages, plusieurs boisseaux partagent une même souche, séparés par une maçonnerie qui n’est plus étanche après un siècle.
Les fumées de la maison voisine traversent alors la maçonnerie séparatrice et redescendent chez vous, en particulier quand votre propre installation est éteinte et que le tirage s’inverse.
Sur une souche qui prend l’eau, s’ajoute un désordre propre à la région : les fumées acides et les remontées capillaires dégradent le mortier de l’intérieur, ce qui aggrave les passages d’un conduit à l’autre au fil des années. Un tubage y répond en rétablissant l’étanchéité et en améliorant le tirage — le tube étant plus lisse et moins froid qu’une maçonnerie humide.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit un essai d’étanchéité. Vient pour terminer l’attestation de conformité : elle est rédigée sur ElgaCert par un installateur titulaire du label CERGA, à défaut de quoi le recours à un organisme agréé s’impose.
Ne rouvrez jamais une vanne condamnée par un intervenant. Un convecteur électrique dépanne sans danger le temps des travaux, et protège le circuit du gel si la maison doit rester froide.
Bail et assurance
Que vous soyez bailleur ou occupant, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non.
Locataire, prévenez le propriétaire par écrit dès que la sécurité est rétablie et conservez le rapport d’intervention. Ce qui fait corps avec le logement relève du propriétaire ; le matériel que vous avez apporté reste à votre charge. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant de signer.
S’agissant de l’assurance habitation, un justificatif conditionne l’ouverture du dossier et l’expert le demande aussitôt : l’attestation d’entretien encore valide. Sur un bien loué en meublé de tourisme, vérifiez que votre police couvre bien cet usage.
Ce qu’on ne fait pas
Deux familles d’erreurs sont à écarter : celles qui peuvent enflammer le mélange, et celles qui vous font demeurer à l’intérieur.
Dans la première catégorie : manœuvrer un interrupteur, ouvrir le tableau, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, débrancher une prise, appuyer sur une sonnette.
Dans la seconde, une mise en garde propre à cette commune : ne descendez pas à la cave pour vérifier. C’est le réflexe naturel puisque l’installation s’y trouve, et c’est aussi le volume où la concentration est la plus élevée. On remonte, on sort, on appelle.
Après l’intervention
La charge est rétablie, une seconde épreuve confirme l’étanchéité générale, et les équipements repartent séparément sous contrôle de leur combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Percevoir encore quelque chose durant deux ou trois heures n’a rien d’anormal, un volume mettant du temps à se renouveler entièrement. Dans une cave, comptez davantage — un volume enterré et humide se ventile plus lentement qu’une pièce d’habitation.
Prévenir
La visite obligatoire intègre un test d’étanchéité sur la conduite, à renouveler tous les trois ans au gaz et au propane en Wallonie d’après le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Cerfontaine.
Trois habitudes annuelles suffisent pour le reste : lire l’échéance du tuyau souple et du détendeur, laisser les grilles d’aération entièrement dégagées, et faire ramoner avant la saison.
Ajoutez-en une quatrième propre à ces caves : descendre une fois par mois, ouvrir quelques minutes, et regarder le pied de la chaudière. C’est là que tout commence, et c’est là qu’on ne va jamais.
Où nous intervenons
Cerfontaine et ses villages, ainsi que Walcourt, Philippeville, Froidchapelle, Couvin et Doische, autour des lacs et en Entre-Sambre-et-Meuse.
Questions fréquentes
Pourquoi la cave est-elle le point sensible ?
Trois raisons cumulées : l’humidité accélère la corrosion des raccords, le propane s’y accumule, et c’est là qu’on est tenté de boucher les aérations.
Ça sent la fumée par temps doux et humide
Un conduit maçonné humide refroidit les fumées et tire moins bien. C’est un signal de combustion dégradée, pas une coïncidence météorologique.
Dois-je descendre vérifier en cas d’odeur ?
Non, surtout pas. L’installation s’y trouve, donc le réflexe est naturel — mais c’est le volume le plus chargé. On remonte, on sort, on appelle.
L’intervention d’ORES est-elle payante ?
Non, jamais, y compris en fausse alerte. Redouter une facture pousse beaucoup de gens à différer un appel qui aurait dû partir immédiatement.
Pour finir
Le 0800 87 087 d’ORES si vous êtes raccordé, votre distributeur si vous êtes sur citerne, et le 112 dès qu’une personne est menacée. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.
Et dans cette commune, une habitude qui vaut toutes les autres : descendre à la cave une fois par mois, ouvrir, et regarder. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Cerfontaine
☎ 0499 46 84 59
Après ORES · caves humides et citernes · lacs de l’Eau d’Heure



