Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Ne touchez à aucun appareil électrique tant que vous êtes à l’intérieur : éclairage, hotte, tableau, portable.
- Dégagez ce qui peut s’ouvrir sur votre trajet vers la sortie, sans jamais faire demi-tour.
- La vanne du compteur uniquement si elle est sur ce trajet et s’atteint sans rien éclairer.
- Évacuez tous les occupants ainsi que les animaux, puis alertez les maisons voisines en frappant à la porte. Jamais la sonnette.
- Depuis la rue, à distance du bâtiment, formez le 0800 87 087 d’ORES — service continu, appel gratuit.
- Malaise, perte de connaissance ou flammes : composez le 112 en priorité absolue.
Ne rentrez qu’une fois qu’un professionnel vous y autorise, et laissez-le chercher : ni une conduite noyée dans une paroi ni un défaut logé au cœur d’un appareil ne se voient.
Recherche de fuite — Braine-le-Comte
☎ 0499 46 84 59
ORES sécurise au 0800 87 087 · nous prenons la suite technique

Braine-le-Comte — le tissu urbain du centre
Rentrer dans une maison où ça sent le gaz
C’est la situation propre à cette commune, et elle exige un réflexe différent de celui qu’on applique quand on est déjà chez soi.
Quand une odeur apparaît en votre présence, vous en percevez le début. Quand vous rentrez après onze heures d’absence, vous découvrez une accumulation dont vous ignorez l’ancienneté et l’ampleur — et ce n’est pas la même chose.
Le premier geste est avant d’entrer
Si vous sentez quelque chose dès l’ouverture de la porte, n’entrez pas. Ressortez immédiatement et appelez depuis la rue. Ce qui vous attend n’a rien à voir avec un filet perceptible depuis une cuisine.
N’allumez surtout pas la lumière de l’entrée — c’est le geste automatique en rentrant le soir, et c’est précisément celui qu’il ne faut pas faire. Le même raisonnement vaut pour la porte de garage électrique, qu’on actionne souvent avant même d’être descendu de voiture.
Ce qui a pu se passer en votre absence
Une installation qui fonctionne sans témoin peut avoir eu un défaut plusieurs heures avant votre retour. Un raccord qui cède au démarrage de la chaudière à seize heures, une flamme qui s’éteint sur un appareil défectueux, un flexible qui rompt : tout cela se produit dans une maison vide comme dans une autre.
Signalez au gestionnaire, dès l’appel, que le logement était inoccupé toute la journée. L’information change l’approche : elle indique une accumulation potentiellement longue plutôt qu’un incident naissant.
La programmation, source d’allumage
Point que les consignes générales ignorent, et qui concerne directement une maison qui se chauffe toute seule.
Dans une habitation programmée, des équipements se déclenchent en l’absence de tout occupant : le thermostat relance le chauffage en fin d’après-midi, un éclairage extérieur s’allume à la tombée du jour, une régulation met le circulateur en route. Chacun de ces démarrages ferme un contact électrique.
Si une odeur est présente à votre retour, cela signifie que ces automatismes ont déjà fonctionné — et qu’ils continueront de le faire tant que rien n’est coupé.
Mentionnez-le à l’appel. Et si votre tableau électrique dispose d’une coupure générale accessible depuis l’extérieur, c’est le moment où elle sert. À l’intérieur, on n’y touche pas.
Raccordé ou sur citerne
Le centre et les noyaux sont desservis, l’habitat dispersé beaucoup moins.
Là où le gaz naturel est distribué, ORES ferme l’alimentation et met en sécurité l’amont du compteur sans rien facturer, même quand le relevé se révèle négatif. En aval du comptage, le réseau est le vôtre et c’est le professionnel de votre choix qui le remettra en service.
Là où la distribution ne passe pas, c’est une réserve de propane ou une bonbonne de butane qui alimente le logement. Personne ne viendra fermer quoi que ce soit : vous coupez vous-même si l’accès est sûr, vous formez le 112 dès qu’une personne court un danger, et votre fournisseur intervient ensuite.
Ce qui monte, ce qui descend
Le méthane du réseau pèse moins que l’atmosphère : il monte et sature les parties hautes. Les gaz de pétrole liquéfiés font exactement le contraire : ils descendent et s’immobilisent au niveau du plancher.
Dans une maison restée fermée toute la journée, cette différence prend un relief particulier. Le méthane s’est accumulé à l’étage et sous les combles, où personne n’ira en rentrant ; un GPL a gagné la cave, où l’on ne descend pas non plus le soir.
Autrement dit, l’endroit où la concentration est la plus élevée n’est presque jamais celui où vous vous trouvez en franchissant la porte. Une odeur faible au rez-de-chaussée ne dit rien de ce qui se trouve deux niveaux plus haut.
À l’extraction, le gaz naturel n’a aucune odeur. L’odorisation y ajoute du tétrahydrothiophène, décelable très en dessous des seuils dangereux — sans renseigner sur le débit.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, raccord, flexible | Combustion ou conduit défaillant |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | ORES — 0800 87 087 | 112 si malaise |
Le monoxyde de carbone naît d’une combustion incomplète ou d’une évacuation qui refoule ; une conduite percée n’en produit jamais. Le Centre Antipoisons le place au premier rang des intoxications mortelles enregistrées dans le pays.
Ce sont les occupants qui donnent le signal : céphalées, envies de vomir, épuisement inexpliqué, sensation de tournis — éprouvés au même moment par plusieurs personnes et qui s’estompent une fois dehors.
Le signal brouillé par la journée de travail
Une difficulté propre à ce mode de vie, et qui mérite d’être dite.
Rentrer fatigué après une journée de travail et un trajet de navetteur est banal. Un mal de tête en fin de soirée l’est aussi. Ces symptômes se confondent donc avec la fatigue normale, et personne ne pense au chauffage — d’autant que l’exposition n’a commencé qu’après le retour, à l’heure où l’installation redémarre.
Un indice permet toutefois de distinguer : si le malaise s’estompe pendant la journée de travail et revient chaque soir, ce n’est pas la fatigue. C’est le lieu.
Un détecteur homologué EN 50291 tranche ce que le contexte rend illisible. Il se fixe au niveau où l’on respire, à proximité des équipements à flamme et des pièces de nuit. Son capteur atteint sa limite au bout de sept à dix années, sans le moindre avertissement.
Contrôle de combustion et recherche de fuite
☎ 0499 46 84 59
Braine-le-Comte, Hennuyères, Ronquières, Steenkerque

Braine-le-Comte — habitat des villages
Détecteurs
Deux dangers distincts appellent deux appareils différents, et n’en poser qu’un pour couvrir les deux revient à ne rien couvrir.
Celui du monoxyde se place au niveau du visage, près des foyers et des chambres. Celui du gaz combustible se monte en partie haute puisque le méthane s’élève ; sur une alimentation au propane, il descend au ras du plancher.
Une remarque propre à un logement inoccupé la journée : un détecteur qui se déclenche en votre absence ne sert à rien si personne ne l’entend. Les modèles connectés, qui envoient une alerte sur un téléphone, prennent ici tout leur sens — sans dispenser du signal sonore local pour les heures de présence.
Son capteur atteint sa limite au bout de sept à dix années sans le moindre avertissement, et le boîtier continue de clignoter alors qu’il ne mesure plus rien. Vérifier la date fait partie des gestes annuels.
D’où viennent les fuites
Le vieillissement d’abord. Une garniture vissée reste élastique une quinzaine d’années environ ; ensuite, les jonctions que personne n’inspecte rompent les premières.
Une cause propre au fonctionnement intermittent mérite d’être ajoutée : les cycles thermiques. Une installation qui monte en température deux fois par jour, puis redescend, fait travailler ses raccords bien plus qu’un fonctionnement continu. Les dilatations répétées finissent par desserrer ce qui l’était déjà légèrement.
Les travaux ensuite : une cheville plantée dans une conduite, un appareil de cuisson écarté du mur dont le vieux raccord ne supporte pas la manœuvre. Rien n’apparaît sur le moment. Ne démontez rien, n’appliquez aucun mastic — on laisse en l’état, on sort, on appelle de là.
Le tuyau souple de la cuisinière ferme la liste. Sa gaine porte une échéance, et c’est le seul contrôle qu’un occupant puisse mener seul sans risque — cinq minutes un samedi matin.
Comment on localise
L’opération initiale consiste à pressuriser puis à chronométrer la chute. Une garniture poreuse et une rupture franche ne produisent pas la même décroissance, et c’est ce profil qui détermine la méthode.
On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon. Sur une alimentation en citerne, le parcours démarre au réservoir et remonte vers les appareils. Le produit moussant ferme la marche, déposé sur un raccord accessible.
Une contrainte pratique pour un ménage absent la journée : la recherche demande du temps et une présence. Prévoyez une demi-journée plutôt qu’un créneau serré entre deux trajets. Ces heures figurent sur une ligne distincte du devis. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
L’essai d’étanchéité ne couvre qu’une partie du risque. Sont aussi passés en revue le brûleur et ses relevés à l’analyseur, l’aération du local, le tirage et l’état intérieur du conduit, le thermostat limiteur, le pressostat, la soupape et la valeur au manomètre.
On y joint les composants responsables des arrêts que rien ne justifie : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Lorsque des dépôts circulent, on engage un désembouage avec filtre Adey et inhibiteur Fernox ou Sentinel ; les vannes Danfoss, Honeywell et l’équilibrage Caleffi se reprennent alors.
Une pompe à chaleur ne brûle rien et n’évacue aucune fumée : les deux risques tombent ensemble. Voir nos services.
Le conduit partagé
Dans les maisons mitoyennes du centre, plusieurs boisseaux cohabitent dans une même souche, séparés par une maçonnerie qui n’est plus étanche après un siècle.
Les fumées d’un appareil voisin peuvent alors passer dans votre conduit et redescendre chez vous — particulièrement quand votre propre installation est à l’arrêt et que le tirage s’inverse. C’est précisément le cas d’une maison inoccupée la journée, dont la chaudière ne fonctionne pas pendant que celle du voisin tourne.
Une odeur de fumée en rentrant, sans avoir rien allumé, ou des suies autour d’un foyer inutilisé, doivent alerter. La réponse technique est le tubage, qui rétablit l’étanchéité entre habitations.
Le mazout et le bois
Sur les habitations hors réseau, une cuve de fioul devenue poreuse ne menace pas la maison d’une explosion, mais elle imprègne le sol et la charge revient au propriétaire du réservoir.
Un indice compte particulièrement ici : une consommation qui se poursuit pendant une période d’absence prolongée — vacances, week-end — alors que rien ne fonctionne. Cela se lit sur la jauge.
Sur un poêle comme sur une chaudière à granulés, le risque se loge dans le conduit. Des bûches insuffisamment séchées y laissent un dépôt de créosote, et faire ramoner avant l’hiver relève d’une obligation séparée de la visite réglementaire.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit un essai d’étanchéité. Vient enfin l’attestation de conformité : un installateur titulaire du label CERGA la rédige directement au moyen d’ElgaCert ; à défaut, un organisme agréé doit être sollicité.
Ne rouvrez jamais une vanne condamnée par un intervenant. Un chauffage d’appoint électrique dépanne sans danger — et pensez à protéger le circuit du gel si la maison doit rester froide plusieurs jours en votre absence.
Bail et assurance
Que vous soyez bailleur ou occupant, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non.
En location, adressez un écrit au bailleur aussitôt le danger écarté et gardez une copie du constat. Les installations solidaires du bâtiment relèvent du propriétaire ; le matériel que vous avez amené reste à votre charge. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant de signer.
Côté assurance habitation, une pièce commande le dossier et l’expert la réclame en premier : l’attestation de contrôle non expirée.
Ce qu’on ne fait pas
Les fautes se répartissent entre ce qui peut mettre le feu au mélange et ce qui vous retient inutilement dedans.
Dans la première : allumer la lumière en rentrant, actionner une porte de garage, manœuvrer un interrupteur, toucher au tableau, utiliser son téléphone ou sa lampe, sonner chez le voisin.
Dans la seconde : monter vérifier à l’étage, descendre à la cave, ou chercher soi-même l’origine. Ce sont précisément les volumes où la concentration est la plus élevée après une journée d’accumulation.
Après l’intervention
La pression revient, une deuxième épreuve confirme l’étanchéité générale, puis les appareils redémarrent isolément avec relevé de leur combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Sentir encore quelque chose pendant deux ou trois heures reste banal : renouveler entièrement l’air d’un logement demande du temps. Après une accumulation d’une journée entière, comptez davantage — et laissez le logement ouvert plus longtemps que vous ne le feriez d’instinct.
Le week-end, moment utile
Puisque la semaine ne laisse guère de marge, deux choses gagnent à être placées le samedi matin plutôt que reportées indéfiniment.
La première est le tour de vérification : date du flexible de cuisinière ou du détendeur, grilles d’aération dégagées, robinet général accessible, date du détecteur de monoxyde. Une demi-heure, une fois par an, et cela couvre l’essentiel de ce qui se déclare en janvier.
La seconde est l’observation elle-même. C’est le seul moment où vous voyez fonctionner votre installation en journée : allure de la flamme, bruits inhabituels, écoulement de condensats sur un appareil à condensation, aiguille du manomètre. En semaine, la chaudière tourne pendant que vous n’êtes pas là.
Un point mérite une attention particulière : descendez à la cave. Sur une alimentation au propane, c’est le volume où le gaz s’accumulerait, et c’est aussi celui où l’on ne va jamais quand on rentre tard.
Prévenir
Le contrôle réglementaire comporte une épreuve d’étanchéité de la ligne gaz, à refaire tous les trois ans en Wallonie selon le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Braine-le-Comte.
Trois réflexes annuels couvrent le reste : relever la date du flexible ou du détendeur, ne rien poser devant les entrées d’air, et vérifier que le robinet général reste atteignable. Un samedi matin suffit — et c’est aussi le moment de contrôler la date du détecteur de monoxyde.
Où nous intervenons
Braine-le-Comte et ses villages, ainsi que Soignies, Tubize, Écaussinnes, Rebecq et Enghien, dans le Hainaut central, entre la gare et le plan incliné de Ronquières.
Questions fréquentes
Je rentre et ça sent le gaz, que faire d’abord ?
Ne pas entrer, ne pas allumer la lumière, ressortir et appeler depuis la rue. Une accumulation de plusieurs heures n’a rien à voir avec une odeur naissante.
Faut-il signaler que la maison était vide ?
Oui, dès l’appel. Cela indique une accumulation potentiellement longue et change l’approche de l’équipe qui se déplace.
Mes automatismes peuvent-ils déclencher quelque chose ?
Oui. Chauffage programmé, éclairage sur minuterie, circulateur : chaque démarrage ferme un contact électrique. Mentionnez-le au gestionnaire.
L’intervention d’ORES est-elle payante ?
Non, jamais, y compris en cas de fausse alerte. Cette méconnaissance retarde beaucoup d’appels qui auraient dû partir sans délai.
Pour finir
Composez le 0800 87 087 d’ORES si le gaz vous arrive par le réseau, votre fournisseur si vous disposez d’une citerne, et le 112 dès qu’une personne se trouve menacée. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.
Et un réflexe à retenir pour qui rentre tard : si ça sent dès la porte, on n’allume pas, on ressort. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Braine-le-Comte
☎ 0499 46 84 59
Après ORES · maisons de navetteurs · Hainaut central



