Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Une précision qui fait perdre du temps quand on l’ignore : le réseau de Berloz est exploité par RESA, pas par ORES. Le numéro est le 04 362 98 38.
Six gestes
- Aucun contact avec l’électricité tant que vous êtes à l’intérieur : lampe, hotte, tableau, téléphone.
- Dégagez ce qui se trouve sur votre passage vers la porte, sans revenir en arrière.
- La vanne du compteur à condition qu’elle se trouve sur votre chemin et que vous l’atteigniez sans rien éclairer.
- Faites sortir tout le monde, animaux compris, et prévenez les habitations proches en frappant. Pas de sonnette.
- À distance du bâtiment, appelez RESA au 04 362 98 38 — service permanent, appel gratuit.
- Une personne qui chancelle, perd connaissance, ou des flammes : le 112 avant toute autre démarche.
Ne rentrez pas sans l’accord d’un professionnel et laissez-lui la recherche : une conduite encastrée ou un défaut interne à un appareil ne se repère pas à l’œil.
Recherche de fuite — Berloz
☎ 0499 46 84 59
RESA sécurise au 04 362 98 38 · nous prenons la suite technique

Berloz — habitat groupé de Hesbaye
Ici, le risque n’est pas d’abord le gaz
Il faut le dire clairement, parce que cela oriente les priorités : dans une commune où le mazout et le bois dominent, le danger statistiquement le plus proche n’est pas l’explosion mais le monoxyde de carbone.
Une fuite de gaz se sent. L’odorisant la signale bien avant tout seuil dangereux, et la réaction est immédiate. Le monoxyde, lui, ne se sent pas, ne se voit pas, et provient d’appareils qui fonctionnent — chaudière au fioul dont le corps de chauffe n’a pas été ramoné, poêle alimenté en bois humide, conduit qui tire mal par certains vents.
Ces trois causes se combinent parfois dans la même maison — un poêle mal alimenté, une chaudière à condensation sur conduit ancien — et aucune ne déclenche d’alarme. C’est pourquoi un détecteur homologué EN 50291 a ici plus de valeur qu’ailleurs : il couvre exactement le risque dominant du parc local.
Posez-le à hauteur de respiration, près des appareils à flamme et des chambres. Sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans que rien ne le signale — lire la date imprimée sur le boîtier fait partie des gestes annuels.
Raccordé ou sur citerne
Selon le cas, ce n’est pas la même personne qu’il faut joindre, et la situation varie d’une rue à l’autre.
Là où le gaz naturel est distribué, RESA ferme et sécurise tout ce qui précède le compteur, sans frais, y compris lorsque la mesure ne donne rien. Au-delà, le réseau est le vôtre et sa réparation revient à l’installateur que vous choisissez.
Ailleurs, l’alimentation vient d’une citerne de propane ou d’une bouteille de butane. Il n’existe alors aucun gestionnaire à joindre : coupez au plus près de la source si vous pouvez le faire sans vous exposer, sortez, composez le 112 en cas de danger, puis avertissez la société qui vous livre.
Le propane descend, le gaz de ville monte
Ce point commande la façon d’évacuer, et il est rarement expliqué correctement.
Le méthane distribué par les canalisations pèse moins que l’atmosphère : il monte et sature les volumes hauts. Les gaz de pétrole liquéfiés se comportent à l’opposé, coulant vers le sol pour s’immobiliser en cave, dans un vide ventilé ou une dépression du terrain.
Dans une maison de village avec cave, cette différence est décisive. Le propane qui fuit gagne aussitôt le point le plus bas de la maison, généralement l’endroit le moins aéré de l’ensemble. Ouvrir les fenêtres du haut n’y change presque rien.
À l’extraction, le gaz naturel n’a aucune odeur. L’odorisation y ajoute le tétrahydrothiophène, perceptible très en dessous des seuils dangereux. Ce qu’elle ne renseigne pas, c’est le débit.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, raccord, flexible | Combustion ou évacuation défaillante |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | RESA — 04 362 98 38 | 112 si malaise |
Le monoxyde de carbone résulte d’une combustion incomplète ou d’une évacuation qui refoule, jamais d’une conduite percée. Le Centre Antipoisons le place en tête des intoxications mortelles enregistrées dans le pays.
L’alerte vient des personnes : maux de tête, nausées, fatigue anormale, vertiges ressentis simultanément par plusieurs occupants, avec une amélioration nette dès la sortie. Un animal manifeste souvent les premiers signes.
Contrôle de combustion et recherche de fuite
☎ 0499 46 84 59
Berloz, Corswarem, Rosoux-Crenwick

Berloz — grandes fermes du plateau
La fuite de mazout, autre urgence
Dans cette commune, c’est le scénario le plus probable, et il ne ressemble en rien à une fuite de gaz.
Pas de risque explosif à l’échelle domestique. En revanche une contamination du sol, une facture lourde, et une responsabilité qui revient au détenteur de la cuve.
Les indices sont discrets et se lisent surtout dans les chiffres : consommation en hausse sans hiver particulier, odeur persistante en cave ou aux abords, tache huileuse sur la dalle, herbe qui jaunit au-dessus d’un réservoir enterré au retour du printemps.
N’arrosez pas pour disperser et ne dirigez rien vers un avaloir : la pollution ne ferait que gagner du terrain. Faites intervenir un professionnel et conservez chaque document — la corrosion externe d’une cuve enterrée ne se voit qu’une fois le terrain ouvert. Sur un plateau agricole où la nappe sert à l’irrigation comme à l’alimentation, la rapidité du signalement change l’ampleur du chantier de dépollution.
D’où viennent les fuites de gaz
Le vieillissement d’abord. Une garniture vissée reste souple une quinzaine d’années environ ; passé ce délai, les jonctions que personne n’inspecte lâchent les premières.
Les travaux ensuite : une cheville plantée dans une conduite en accrochant un meuble, un appareil de cuisson déplacé dont le vieux raccord ne supporte pas la manœuvre. Rien n’apparaît sur le moment. Ne démontez rien, ne colmatez rien : on laisse en l’état, on sort, on appelle depuis l’extérieur.
Sur les installations au propane, deux composants concentrent presque tout : le détendeur, dont la date limite échappe à l’attention, et le raccord bouteille-détendeur sollicité à chaque remplacement.
Le flexible de cuisinière ferme la liste. Sa gaine porte une échéance au-delà de laquelle il doit être changé. Cela demande cinq minutes et quelques euros, et c’est la seule vérification réalisable soi-même sans le moindre danger.
Comment on localise
L’opération initiale consiste à pressuriser puis à chronométrer la chute. Une garniture qui suinte et une rupture franche produisent des profils distincts, et ce profil détermine la méthode.
On parcourt ensuite l’installation à l’explosimètre étalonné, tronçon après tronçon. Sur une alimentation au propane, le parcours démarre au réservoir extérieur et progresse vers les appareils, la portion enterrée retenant l’essentiel de l’attention. Le produit moussant n’intervient qu’à la fin, sur un raccord accessible.
Quand la conduite est enfouie ou noyée dans une maçonnerie, il faut procéder par éliminations successives. Ce temps de recherche figure sur une ligne distincte du devis, et un professionnel honnête le mentionne dès le départ. Le cadre technique reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Le réseau ne couvrant qu’une fraction de la commune, c’est la visite réglementaire qui porte l’essentiel de la sécurité. Elle couvre le brûleur et ses valeurs relevées à l’analyseur, l’amenée d’air du local, l’état et le tirage du conduit, le limiteur de température, le pressostat, la soupape et la pression au manomètre.
S’y ajoutent les organes derrière les mises en sécurité inexpliquées : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Si des dépôts circulent, on engage un désembouage avec filtre Adey et inhibiteur Fernox ou Sentinel ; les vannes Danfoss, Honeywell et l’équilibrage Caleffi sont revus à cette occasion.
Sans flamme ni conduit d’évacuation, une pompe à chaleur écarte simultanément les deux dangers. Voir nos services.
Le bois et son conduit
Sur un poêle ou une chaudière à granulés, tout se joue sur l’évacuation. Un bois de chauffage mal séché laisse de la créosote sur les parois, dépôt combustible à l’origine de la plupart des feux de cheminée.
Le ramonage avant la saison ne se confond pas avec le contrôle réglementaire de l’appareil : ce sont deux opérations, souvent confiées à deux intervenants, et l’une ne remplace pas l’autre.
Dans un village où les secours mettent du temps à arriver, ce passage annuel n’a rien d’une formalité administrative.
Le local de chaufferie
Dans une ferme ou une grande maison de village, la chaufferie sert rarement qu’à cela. C’est aussi la réserve, l’atelier, l’endroit où l’on range ce qui n’a pas sa place ailleurs.
Cette cohabitation crée deux risques distincts. Le premier tient à la ventilation : cartons, sacs, meubles ou machines finissent par masquer une grille d’aération sans que personne ne l’ait décidé. Le second tient au stockage : produits inflammables, bidons, bois de chauffage empilé contre l’appareil.
La règle est simple et vaut d’être rappelée. Rien ne doit obstruer les entrées d’air, et un dégagement doit rester libre autour de la chaudière — pour la ventilation comme pour l’accès du technicien.
Si une odeur se manifeste dans ce local, la question du stockage se pose immédiatement : des vapeurs de solvant ou de carburant ne sont pas du gaz, mais elles présentent leur propre risque et se signalent au téléphone.
Détecteurs
À chaque menace son détecteur : les mélanger revient à ne rien surveiller du tout.
Le modèle destiné au monoxyde se fixe au niveau du visage, à proximité des foyers et des pièces où l’on dort. Celui qui détecte le gaz de ville s’installe en hauteur ; avec du propane, c’est au ras du plancher qu’il doit se trouver.
Dans une maison de village à plusieurs niveaux, prévoyez-en un par étage occupé plutôt qu’un seul au rez-de-chaussée. Un appareil placé dans un couloir ne protège pas une chambre dont la porte reste fermée la nuit.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’installation complète, pas seulement le tronçon repris, subit un essai d’étanchéité. Vient enfin l’attestation de conformité : un installateur titulaire du label CERGA la rédige via ElgaCert ; sans ce label, un organisme agréé doit intervenir.
Il n’est pas question de rouvrir soi-même une vanne condamnée par l’intervenant : l’installation se retrouverait sous pression alors qu’aucun contrôle n’en a validé l’étanchéité. Un chauffage d’appoint électrique dépanne sans danger.
Bail et assurance
Que vous soyez bailleur ou occupant, les gestes d’urgence sont identiques. Les responsabilités qui suivent, non.
En location, adressez un écrit au propriétaire dès la mise en sécurité et conservez le constat, y compris pour ce qui touche aux vannes thermostatiques et au réglage de la loi d’eau. Ce qui est fixé à demeure incombe au bailleur ; les appareils que vous avez apportés demeurent de votre ressort.
Côté assurance habitation, une pièce conditionne l’ensemble et l’expert la réclame dès le premier contact : l’attestation de contrôle en cours de validité. Sur une exploitation agricole, vérifiez laquelle de vos polices couvre quoi — celle du bâtiment et celle de l’activité ne se recouvrent pas nécessairement, et un bail à ferme complique encore la répartition.
Ce qu’on ne fait pas
On distingue deux types d’erreurs : celles qui apportent une source d’allumage, celles qui vous font perdre du temps à l’intérieur.
Dans la première catégorie : manœuvrer un interrupteur, toucher au coffret électrique, utiliser un téléphone ou son éclairage, débrancher un appareil, appuyer sur une sonnette. En milieu agricole, ajoutez le démarrage d’un tracteur ou d’un véhicule stationné contre le bâtiment.
Second groupe : chercher soi-même pour gagner du temps. Dépourvu d’appareil de détection, on cherchera sans résultat, et chaque minute passée là compte comme temps d’exposition. Dans un village où personne d’autre ne donnera l’alerte, ce réflexe coûte davantage qu’ailleurs.
Après l’intervention
La pression est rétablie, une nouvelle épreuve confirme l’étanchéité générale, puis les appareils redémarrent l’un après l’autre avec relevé de leur combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Percevoir encore quelque chose durant deux ou trois heures n’a rien d’anormal : le volume met du temps à se renouveler. Qu’elle revienne au bout de trois ou quatre jours, ou se manifeste dans un local jusqu’alors épargné, et la procédure reprend depuis le début.
Le voisinage et la distance
Dans un village de Hesbaye, l’habitat est groupé mais les fermes sont écartées. Deux configurations, deux conduites à tenir.
Au cœur du village, les maisons se touchent. Le gaz circule d’une habitation à l’autre par les combles, les caves ou une maçonnerie partagée, et prévenir en sortant protège plus de monde que n’importe quel autre geste.
En ferme isolée, la question devient celle de l’accès. Un intervenant qui arrive de nuit dans une cour cherche l’entrée, le compteur, éventuellement la citerne. Indiquer au téléphone où se trouvent ces éléments fait gagner des minutes qui comptent.
Ajoutez un point propre au milieu agricole : si des animaux se trouvent dans un bâtiment attenant, signalez-le. Cela change la façon dont l’équipe aborde le site.
Ce qu’il faut vérifier avant l’hiver
Trois contrôles se font en septembre plutôt qu’en décembre, et ils évitent l’essentiel des appels d’urgence.
Le tirage du conduit d’abord, après des mois sans usage — un boisseau resté froid peut avoir accueilli un nid. Les grilles d’aération ensuite : un carton posé pendant l’été, un sac de terreau, une tondeuse rangée pour la saison suffisent à condamner l’amenée d’air sans intention de le faire. Le détecteur de monoxyde enfin, dont il suffit de lire la date.
Ajoutez-y le niveau de la citerne : commander en septembre coûte généralement moins qu’en janvier, et laisse une marge si l’accès se dégrade.
Prévenir
Ce qui vous protège le mieux relève déjà d’une obligation. La visite obligatoire intègre un test d’étanchéité de la ligne, à refaire tous les trois ans au gaz en Wallonie d’après le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Berloz.
Quatre habitudes annuelles complètent le dispositif. Contrôler l’échéance du détendeur. Examiner la garniture lors de chaque remplacement de bouteille. Garder les amenées d’air dégagées. Et programmer le ramonage des appareils à bois avant l’hiver, non après.
Où nous intervenons
Berloz et ses villages, ainsi que Waremme, Geer, Oreye, Donceel et Gingelom, entre Hesbaye sèche, plateau limoneux, Waremme et vallée de la rivière Geer.
Questions fréquentes
Quel numéro composer à Berloz ?
Composez le 04 362 98 38 de RESA en cas d’odeur, et le 112 si quelqu’un court un risque. Celui d’ORES ne dessert pas votre commune.
L’intervention de RESA est-elle payante ?
Non, jamais, y compris en cas de fausse alerte. Cette méconnaissance retarde beaucoup d’appels qui auraient dû partir sans délai.
Je me chauffe au mazout, suis-je concerné ?
Par une fuite de gaz, non. Par le monoxyde, davantage que la moyenne : c’est le risque dominant sur les installations fioul et bois.
Une fuite de mazout est-elle une urgence ?
Pas au sens explosif, mais oui pour le sol et pour votre budget. Faites intervenir rapidement : la surface contaminée croît chaque jour.
Pour finir
RESA au 04 362 98 38 si vous êtes raccordé, votre fournisseur si vous êtes sur citerne, et le 112 dès qu’une vie est en jeu. SanExpress ensuite, pour localiser, réparer et faire établir la conformité.
Une chaudière capricieuse en l’absence de toute odeur appelle une mesure de combustion : voir entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Berloz
☎ 0499 46 84 59
Après RESA · réseau, citernes et mazout · Hesbaye



