Nous sommes les numéros 1 en français

Nous sommes les numéros 1 en français

+32 (0) 483 320 098

Disponible 7 jours sur 7 — 24 heures sur 24

Blog

Entretien de chaudière à Verviers : quand l’eau est trop douce

Verviers doit une part de sa prospérité passée à la douceur de ses eaux, idéales pour laver la laine.

Cette même douceur, si appréciée à la douche, a un revers pour les installations de chauffage : une eau très pauvre en calcaire peut devenir agressive pour le métal.

Eau douce et circuit — Verviers

☎ 0499 46 84 59

SanExpress · technicien agréé AWAC · dès 150 €

Eau dure, eau douce

La dureté de l’eau mesure sa teneur en calcium et en magnésium, les minéraux qui forment le calcaire.

Deux situations opposées posent des problèmes différents.

Une eau dure dépose du calcaire : entartrage de l’échangeur, du ballon, des résistances, des robinets. C’est le souci le plus connu, et celui de nombreuses régions.

Une eau très douce ne dépose presque rien, mais elle n’offre pas non plus au métal la fine couche protectrice qu’une eau légèrement calcaire forme naturellement.

Selon son acidité et sa teneur en gaz dissous, elle peut alors attaquer progressivement l’acier, la fonte et même le cuivre.

Le problème des régions à eau douce n’est donc pas l’entartrage, mais la corrosion. Et elle se traite autrement.

Ce que la corrosion fait au circuit

Dans un circuit de chauffage, l’eau tourne en boucle fermée pendant des années. En principe, elle devrait perdre rapidement son oxygène et devenir inoffensive.

Quatre situations entretiennent pourtant la corrosion.

Les appoints fréquents : chaque remplissage apporte une eau neuve, chargée d’oxygène, qui relance l’attaque.

Les fuites lentes, qui obligent justement à ces appoints répétés.

Les tubes synthétiques anciens d’un plancher chauffant, sans barrière anti-oxygène, qui laissent pénétrer l’air.

Et un vase d’expansion défaillant, qui fait varier la pression et aspirer de l’air par les purgeurs.

Le résultat se voit à la purge : une eau noire, chargée de magnétite, ces boues d’oxyde de fer qui s’accumulent dans les radiateurs, bouchent les passages étroits de l’échangeur et usent la pompe.

Verviers — la ville au bord de la Vesdre

Le calendrier des contrôles

Verviers relève du régime wallon, fixé par l’arrêté du 29 janvier 2009 et publié par le SPW Énergie.

CombustibleFréquencePoint de vigilance eau douce
Gaz naturel ≤ 100 kWTous les 3 ansÉchangeur à passages étroits
Gaz naturel > 100 kWTous les 2 ansIdem, circuits plus longs
MazoutChaque annéeCorps en fonte, plus tolérant
Propane en citerneTous les 3 ansÉchangeur à passages étroits
Bois, pelletsChaque annéeBallon tampon à surveiller
Pompe à chaleurNon concernéeÉchangeur à plaques sensible

La colonne de droite souligne un paradoxe : les appareils les plus modernes sont souvent les plus sensibles à la qualité de l’eau.

Une chaudière à condensation murale possède un échangeur compact aux canaux fins, qui se bouche bien plus vite qu’un vieux corps de chauffe en fonte.

C’est pourquoi les fabricants conditionnent souvent leur garantie au traitement de l’eau du circuit. Dans une région à eau douce, ce n’est pas une formalité.

Passé vingt kilowatts, le contrôle se double d’un diagnostic approfondi à la charge du détenteur.

L’agrément exigé

Délivré par l’AWAC : L pour les liquides, G1 et G2 pour les gazeux. Conditions sur le portail de la Wallonie.

La ville de la laine

Verviers compte environ 55 000 habitants, sur Verviers, Ensival, Heusy, Lambermont, Petit-Rechain et Stembert.

La ville s’est bâtie le long de la Vesdre, en province de Liège, et doit son essor à l’industrie lainière, qui fit d’elle l’un des grands centres textiles d’Europe.

La douceur exceptionnelle de ses eaux, venues des Fagnes, convenait parfaitement au lavage de la laine. Le barrage de la Gileppe, tout proche, en est l’un des symboles.

Le Grand-Théâtre, les fontaines et les anciennes usines reconverties rappellent cette histoire, qui vaut à la ville son surnom de capitale wallonne de l’eau.

Maisons de maître, immeubles ouvriers et bâtiments industriels transformés en logements : le parc est ancien, les installations de chauffage aussi, et l’eau qui circule dans leurs radiateurs a ses particularités.

Verviers, Heusy, Stembert, Ensival

☎ 0499 46 84 59

SanExpress · toute l’entité verviétoise · dès 150 €

Ce que comprend la visite

Combustion

Le brûleur est nettoyé, gicleur et filtre changés au mazout ; sur un appareil à condensation, siphon vidé et rincé.

Mesures

L’analyseur fournit les valeurs du rapport : monoxyde, excès d’air, température des fumées, rendement.

Qualité de l’eau — poste central ici

Aspect de l’eau purgée, présence de boues, fréquence des appoints, état du vase d’expansion, et contrôle de la concentration d’inhibiteur si le circuit en contient.

Le circuit

Pression en bars, vase — Flamco ou Reflex —, pompe Grundfos ou Wilo, purgeurs et échangeur.

Verviers — les quartiers de Heusy et Stembert

Le ballon d’eau chaude et son anode

Le ballon d’eau chaude sanitaire est l’autre victime de l’eau douce, et c’est souvent lui qui lâche le premier.

Trois points à connaître.

Contrairement au circuit de chauffage, le ballon reçoit sans cesse de l’eau neuve, oxygénée, à chaque puisage : la corrosion y est permanente.

Il est protégé par une anode sacrificielle, une tige de magnésium qui se corrode à la place de la cuve.

Et cette anode s’use d’autant plus vite que l’eau est agressive.

Une anode épuisée ne protège plus rien : la cuve commence alors à rouiller, et la fuite arrive quelques années plus tard. Dans une région à eau douce, faire vérifier l’anode tous les deux ou trois ans prolonge nettement la vie d’un ballon. C’est une pièce bon marché qui protège un appareil qui ne l’est pas.

Faut-il un adoucisseur ?

Question fréquente, et à Verviers la réponse est presque toujours non.

Trois raisons.

Un adoucisseur retire le calcaire d’une eau dure. Appliqué à une eau déjà douce, il n’apporte rien.

Il peut même aggraver la situation, une eau trop adoucie devenant plus agressive encore pour les métaux.

Et il représente un coût d’achat et d’entretien sans bénéfice.

Méfiez-vous des démarcheurs qui proposent un adoucisseur sans avoir mesuré la dureté de votre eau. Dans une région réputée pour la douceur de la sienne, c’est rarement un bon conseil.

Le traitement du circuit

Contre la corrosion, la réponse est chimique et mécanique à la fois.

Quatre mesures, dans cet ordre.

Nettoyer un circuit encrassé par un désembouage, qui décolle et évacue les boues accumulées.

Installer un filtre magnétique, comme ceux d’Adey, qui capte en continu les particules d’oxyde de fer avant qu’elles n’atteignent la chaudière.

Ajouter un inhibiteur de corrosion, Fernox ou Sentinel, qui forme un film protecteur sur les surfaces métalliques.

Et limiter les appoints en réparant les fuites, puisque chaque apport d’eau neuve relance la corrosion.

L’inhibiteur se contrôle et se complète : sa concentration baisse avec le temps. Un test rapide lors de l’entretien suffit à savoir s’il protège encore.

Les signes à surveiller

Quatre indices trahissent une corrosion active dans le circuit.

Des radiateurs froids en bas, remplis de boues.

Une eau noire ou brune lors d’une purge.

Des purges fréquentes, parce que la corrosion dégage de l’hydrogène qui s’accumule en haut des radiateurs.

Et une pression qui baisse, nécessitant des appoints réguliers.

Le troisième signe est souvent mal interprété : on croit à de l’air entré dans le circuit, alors que c’est un gaz produit par la corrosion elle-même. Purger ne règle rien si la cause n’est pas traitée.

L’eau de remplissage

Quand on remplit ou qu’on complète un circuit, l’eau utilisée conditionne sa longévité.

Trois bonnes pratiques.

Remplir en une fois et le moins souvent possible : chaque remplissage apporte de l’oxygène dissous, qui corrode avant d’être consommé.

Ajouter l’inhibiteur au moment du remplissage, dans la bonne concentration, plutôt que des semaines plus tard.

Et, sur les installations récentes et sensibles, envisager une eau préalablement traitée, ce que certains fabricants recommandent pour les échangeurs les plus compacts.

Un circuit bien rempli une fois, puis laissé fermé, se stabilise rapidement : l’oxygène est consommé, la corrosion s’arrête presque. C’est l’accumulation des appoints qui l’entretient.

Radiateurs en acier, en fonte, en aluminium

Tous les métaux ne réagissent pas de la même façon à une eau agressive, et les installations verviétoises mélangent souvent plusieurs générations d’émetteurs.

Trois familles à distinguer.

La fonte, massive et épaisse, résiste longtemps : les vieux radiateurs de maison de maître traversent souvent le siècle.

L’acier des radiateurs à panneaux, plus fin, se perce plus vite quand la corrosion s’installe, souvent par le bas où les boues s’accumulent.

Et l’aluminium, présent dans certains radiateurs récents, demande un inhibiteur adapté, faute de quoi il réagit mal au contact des autres métaux.

Un circuit mixte n’est pas un problème en soi, à condition que le traitement convienne à tous les métaux présents. Signalez-les au technicien : le choix de l’inhibiteur en dépend.

Le cuivre et les soudures

Le cuivre est réputé résistant, et il l’est dans la plupart des eaux. Une eau très douce et légèrement acide peut pourtant l’attaquer lentement.

Trois manifestations à connaître.

Des traces bleu-vert sur les raccords ou sous les vannes, signe d’un suintement et d’une oxydation du cuivre.

Des micro-perforations sur des tubes anciens, souvent là où l’eau circule vite ou change de direction.

Et des soudures qui fatiguent, en particulier sur les installations reprises à plusieurs époques.

Rien d’alarmant tant que c’est repéré tôt. Un regard sur les raccords visibles de la chaufferie, une fois par an, suffit à détecter ces signes avant qu’une fuite n’apparaisse.

Ce que l’eau douce a de bon

Tout n’est pas négatif, et il serait injuste de le présenter ainsi.

Quatre avantages réels.

Aucun entartrage de l’échangeur sanitaire, qui est la première cause de panne des chaudières mixtes dans les régions à eau dure.

Des robinets, des pommeaux de douche et des appareils ménagers qui ne se couvrent pas de calcaire.

Moins de détergent nécessaire pour laver.

Et pas d’adoucisseur à acheter ni à entretenir.

La douceur de l’eau verviétoise est un atout. Elle demande simplement de traiter le circuit de chauffage avec les bons produits, plutôt qu’avec ceux conçus pour les régions calcaires.

Le mazout, le gaz et le bois

Le gaz naturel dessert la plus grande partie de la ville : contrôle tous les trois ans sous 100 kW.

Le fioul subsiste dans les quartiers périphériques : contrôle annuel. Vérifiez l’accès du camion-citerne et l’état de la citerne.

Le propane suit l’échéance de trois ans, date du détendeur comprise ; le butane ne sert qu’à la cuisson.

Le bois et les granulés couplés à un ballon tampon demandent la même vigilance sur la qualité de l’eau que le chauffage central. Ramonage annuel. Un bois trop humide brûle mal, encrasse le conduit et produit du bistre, principale cause de feu de cheminée. Comptez deux ans de séchage sous abri ventilé.

Nos tarifs

Tarifs indicatifs ; toute intervention fait l’objet d’un devis.

Type de chaudièrePrix de l’entretien
Chauffage central (tous types)160 €
Chaudière au gaz (dont propane)100 € – 170 €
Chaudière au mazout150 € – 250 €
Chaudière à pellets100 € – 200 €

Forfait complet à partir de 150 €, attestation comprise. Demandez que l’aspect de l’eau du circuit soit noté au rapport : d’une visite à l’autre, c’est le meilleur indicateur de l’état du circuit.

Faire contrôler l’eau du circuit

☎ 0499 46 84 59

SanExpress · désembouage, filtre et inhibiteur

Les grandes maisons de maître

Le patrimoine verviétois compte de nombreuses maisons de maître, avec des circuits de chauffage longs, anciens et de grand volume.

Trois particularités.

Le volume d’eau est important, ce qui rend chaque vidange et chaque remplissage coûteux en inhibiteur — et chaque remplissage apporte de l’oxygène.

Les radiateurs en fonte, anciens, accumulent des boues depuis des décennies.

Et les conduites mêlent souvent plusieurs métaux, ce qui favorise la corrosion par contact entre matériaux différents.

Sur ce type d’installation, un désembouage complet suivi d’un traitement redonne souvent une chaleur homogène que l’on croyait perdue. C’est une intervention plus longue qu’ailleurs, mais souvent plus spectaculaire aussi.

Évaluer une intervention

Trois repères, sans connaissances techniques.

Le raccordement de l’analyseur à votre installation se voit. S’il demeure dans le véhicule, les relevés proviennent d’un autre logement.

Une intervention sur le brûleur laisse des indices : le capot a bougé, les vis portent des traces, la poussière est dérangée. Rien de tout cela sur une pièce restée impeccable.

Un quatrième vaut ici : le technicien a-t-il regardé l’eau du circuit, et vérifié l’inhibiteur ? Dans une région à eau douce, c’est un contrôle aussi important que la combustion.

Ce que vous pouvez suivre

Quatre observations, sans outil. La pression au manomètre. L’allure de la flamme si elle est visible. La date du flexible de cuisson. Les grilles d’aération, dégagées.

Ajoutez-en une cinquième, propre à cette page : notez chaque appoint d’eau que vous faites dans le circuit.

Un appoint par an est normal. Un appoint par mois signale une fuite, et chacun d’eux relance la corrosion en apportant de l’eau neuve.

Ce carnet d’appoints dit plus sur l’état de votre installation que n’importe quel symptôme isolé. Il ne demande qu’une ligne à chaque fois.

Quand programmer

Personne ne pâtit d’un arrêt en juillet, et une commande de pièce arrive largement à temps.

Une nuance propre à cette page : un désembouage suivi d’un traitement se fait circuit vidangé, donc hors saison. L’été permet de le réaliser sans priver personne de chauffage.

Nos quartiers

Verviers, Ensival, Heusy, Lambermont, Petit-Rechain et Stembert, ainsi que Dison, Pepinster, Jalhay, Limbourg et Theux.

Marques prises en charge : Vaillant, Bulex, Bosch, Junkers, Viessmann, De Dietrich, Saunier Duval, Atlantic, Ariston. Voir aussi nos services.

Questions courantes

L’eau douce est-elle mauvaise pour la chaudière ?

Elle évite le calcaire, mais peut devenir agressive pour le métal. Le risque n’est pas l’entartrage, c’est la corrosion — qui se prévient par un inhibiteur et un filtre.

Faut-il installer un adoucisseur ?

Presque jamais à Verviers : l’eau est déjà douce, et un adoucisseur peut la rendre plus agressive encore. Méfiez-vous d’une proposition faite sans mesure préalable.

Pourquoi dois-je purger si souvent ?

Souvent à cause de l’hydrogène dégagé par la corrosion, pas de l’air. Purger ne règle rien si le circuit n’est pas traité.

Comment protéger mon ballon d’eau chaude ?

En faisant vérifier son anode tous les deux ou trois ans. Dans une eau douce, elle s’use vite ; remplacée à temps, elle prolonge nettement la vie du ballon.

Pour résumer

Trois ans au gaz jusqu’à 100 kW, deux ans au-dessus ; un an pour le mazout, les bûches et les granulés. Attestation par un agréé AWAC.

Et la règle propre à cette page : dans une région à eau douce, on ne lutte pas contre le calcaire mais contre la corrosion. Filtre, inhibiteur, anode, et le moins d’appoints possible.

Appareil à l’arrêt : voir dépannage de chaudière. Odeur de gaz : sortez et consultez odeur de gaz à Verviers.

Entretien chaudière — Verviers

☎ 0499 46 84 59

SanExpress · contrôle, circuit et attestation · dès 150 €

Scroll to Top
Call Now Button