On remplace une chaudière, on compare les rendements, on discute des marques. Et l’on découvre au dernier moment que le conduit ne convient plus.
C’est pourtant lui qui décide de ce qu’on peut installer, et pas l’inverse.
Faire examiner un conduit — Sprimont
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À quoi sert vraiment un conduit
Évacuer les fumées, bien sûr. Mais deux fonctions moins évidentes s’y ajoutent.
Sur un appareil à tirage naturel, c’est la différence de température entre les fumées chaudes et l’air extérieur qui crée l’aspiration. Le conduit n’évacue pas passivement : il tire.
Trois conséquences de ce principe.
Un conduit trop froid tire mal, ce qui explique les difficultés d’allumage et les refoulements par temps doux.
Un conduit trop large refroidit les fumées trop vite, et perd donc le tirage qu’il devrait produire.
Et un conduit trop étroit freine l’écoulement, avec le même résultat pour des raisons opposées.
D’où une règle contre-intuitive : un gros conduit ancien n’est pas un avantage pour un appareil moderne. C’est même le problème le plus fréquent lors d’un remplacement.
Ce qui change avec la condensation
Le basculement technique qui a rendu la plupart des conduits anciens inutilisables tels quels.
Une chaudière à condensation récupère la chaleur des fumées jusqu’à les refroidir fortement. Deux conséquences en découlent.
Les fumées sortent tièdes, donc elles ne créent plus de tirage naturel : c’est un ventilateur qui les pousse.
Et l’humidité qu’elles contiennent se condense, en produisant une eau légèrement acide qui ruisselle dans le conduit.
Une maçonnerie ancienne n’a pas été conçue pour cela. Elle absorbe cette eau, se dégrade lentement, et laisse apparaître des traces d’humidité sur les murs intérieurs — parfois plusieurs étages plus bas.
C’est la raison pour laquelle un conduit maçonné doit être équipé avant de recevoir un appareil à condensation. Ce n’est pas une précaution commerciale, c’est une nécessité physique.

Sprimont — les carrières de petit granit et le Condroz
Le calendrier des contrôles
Sprimont relève du régime wallon, fixé par l’arrêté du 29 janvier 2009 et publié par le SPW Énergie.
| Appareil | Contrôle | Exigence côté conduit |
| Gaz étanche (ventouse) | Tous les 3 ans | Terminal, pas de conduit |
| Gaz raccordé à un conduit | Tous les 3 ans | Tubage adapté |
| Mazout | Chaque année | Conduit résistant aux acides |
| Bois bûche | Chaque année | Ramonage, résistance au feu |
| Granulés | Chaque année | Conduit spécifique |
| Pompe à chaleur | Non concernée | Aucun conduit |
Deux obligations distinctes coexistent et se confondent constamment : le contrôle de l’appareil d’une part, le ramonage du conduit d’autre part.
Chacune donne lieu à son propre document, et l’assureur réclamera les deux après un sinistre. Ils ne se remplacent pas l’un l’autre.
La première ligne mérite attention : un appareil étanche n’utilise pas de conduit du tout. Il prend son air dehors et y rejette ses fumées par un terminal. C’est ce qui rend le remplacement plus simple — quand la façade le permet.
Passé vingt kilowatts, le contrôle se double d’un diagnostic approfondi, dont le coût revient au détenteur.
L’agrément exigé
Il est délivré par l’AWAC, avec une catégorie par combustible : L pour les liquides, G1 et G2 pour les gazeux. Les modalités figurent sur le portail de la Wallonie.
Huit villages de pierre
Sprimont compte environ 14 500 habitants répartis sur Sprimont, Louveigné, Rouvreux, Dolembreux, Gomzé-Andoumont, Lincé, Fraiture et Florzé.
La commune occupe le Condroz au bord de la vallée de l’Amblève, en province de Liège.
Ses carrières de petit granit ont donné leur nom à une pierre exportée dans toute l’Europe, et façonné le bâti local : seuils, encadrements, façades entières.
Le sanctuaire de Banneux, lieu de pèlerinage depuis 1933, attire chaque année un public nombreux dans un hameau autrement paisible.
Le parc comprend beaucoup de maisons anciennes en pierre du pays, avec des souches de cheminée massives et des conduits maçonnés d’origine. C’est exactement le patrimoine que cette page concerne.
Sprimont, Louveigné, Banneux et Rouvreux
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Ce que comprend la visite
Combustion
Le brûleur sort pour un nettoyage intégral, gicleur et filtre renouvelés au mazout. Si l’appareil condense, on retire le siphon, on le vide et on le passe à l’eau.
Mesures
L’attestation reprend ce qu’a mesuré l’analyseur : teneur en monoxyde, excès d’air, chaleur perdue et rendement constaté.
Conduit — poste central ici
Mesure du tirage, examen de l’état intérieur, recherche de dépôts et d’obstruction, contrôle de l’étanchéité du raccordement, vérification du débouché et du chapeau.
Le circuit
Manomètre relevé en bars appareil arrêté puis en marche, test du vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, circulateur Grundfos ou Wilo, purgeurs et échangeur.

Sprimont — Louveigné, Banneux et la vallée de l’Amblève
Tuber, chemiser, ou rien
Trois réponses possibles face à un conduit ancien, et elles ne coûtent pas la même chose.
Le tubage
On glisse un tube — généralement en inox pour le gaz et le mazout, parfois en polymère pour la condensation — à l’intérieur du conduit existant, qui ne sert plus que de gaine.
C’est la solution la plus courante : elle rétablit une section correcte, une étanchéité complète et une résistance aux condensats.
Le chemisage
On applique un revêtement à l’intérieur du conduit, qui reconstitue une paroi continue sans réduire autant la section.
Solution plus lourde, réservée aux cas où le tubage n’est pas possible — conduit dévoyé, section déjà juste, boisseau irrégulier.
Le terminal en façade
On abandonne le conduit et l’on passe à un appareil étanche, avec une sortie horizontale. Cela suppose un mur donnant sur l’extérieur et le respect des distances réglementaires.
Le choix ne se fait pas au catalogue mais après examen du conduit existant. Un devis de remplacement qui ne mentionne pas l’évacuation est un devis incomplet — et la mauvaise surprise arrive le jour de la pose.
Le boisseau et ses limites
Le boisseau — élément de conduit préfabriqué, empilé pour former la cheminée — équipe la majorité des maisons d’après-guerre.
Quatre faiblesses apparaissent avec le temps.
Les joints entre éléments se dégradent, ce qui ouvre des passages vers l’intérieur des murs ou vers un conduit voisin.
Le matériau lui-même s’attaque sous l’effet des condensats acides, particulièrement sur les conduits ayant servi au mazout.
Les dévoiements — changements de direction — accumulent les dépôts et compliquent le ramonage comme le tubage.
Et la section, dimensionnée pour un appareil des années soixante, se révèle très supérieure à ce dont un appareil moderne a besoin.
Aucune de ces quatre faiblesses ne se voit depuis le bas. C’est pourquoi un examen sérieux se fait par le haut, caméra à l’appui, et non en passant la tête dans la trappe de visite.
Les signes visibles
Quatre indices peuvent être repérés sans aucun outil, et méritent d’être signalés.
Des traces d’humidité ou des auréoles sur le mur autour de la souche, souvent au dernier étage ou dans les combles.
Un dépôt noir et luisant autour du raccordement de l’appareil, qui signale du bistre ou une combustion dégradée.
Une odeur de suie ou de fumée dans la pièce quand le vent souffle d’une certaine direction.
Et des fragments tombés dans le foyer ou la trappe : gravats, mortier, débris de nid.
Le premier indice est le plus sérieux et le moins bien interprété. Une auréole près d’une cheminée s’attribue presque toujours à la toiture, alors qu’elle vient souvent du conduit lui-même.
Le circuit et l’eau chaude
Sans produit de traitement, l’intérieur des émetteurs se corrode et les dépôts détachés migrent vers l’échangeur puis vers la pompe. On y remédie par un désembouage, la pose d’un Adey et un inhibiteur Fernox ou Sentinel.
Le rapport avec cette page est indirect mais réel : au moment d’un remplacement, on découvre souvent les deux problèmes ensemble — un conduit à reprendre et un circuit à traiter.
Les deux se règlent au même chantier, et c’est le seul moment où cela ne coûte pas un déplacement supplémentaire.
Purger et surveiller la pression demeurent à votre portée, robinets thermostatiques grands ouverts pendant l’été pour qu’ils ne se grippent pas. Le réglage de la loi d’eau revient au technicien.
Le ramonage, obligation distincte
Il ne se confond pas avec l’entretien de l’appareil, et sa logique est autre.
Trois points le caractérisent.
Il porte sur le conduit, pas sur la chaudière, et il se conclut par son propre certificat.
Sa fréquence dépend du combustible et de l’usage : un appareil qui tourne tout l’hiver encrasse davantage qu’un foyer d’agrément.
Et il permet de constater l’état intérieur du conduit, ce que l’entretien de l’appareil ne fait qu’en partie.
Conservez ce certificat avec l’attestation de contrôle, au même endroit. C’est le document le plus souvent réclamé après un sinistre et le plus souvent introuvable.
Le mazout, le gaz et le bois
Le gaz naturel dessert une partie des villages : contrôle tous les trois ans sous 100 kW. C’est l’énergie qui permet le plus facilement de passer en appareil étanche et d’abandonner le conduit.
Le fioul reste présent dans les maisons de pierre : contrôle annuel, gicleur et filtre remplacés à chaque passage. Ses fumées sont plus agressives pour la maçonnerie, et les conduits anciens ayant servi au mazout sont souvent les plus dégradés.
Vérifiez l’accès du camion-citerne avant l’hiver et gardez la citerne au-dessus du quart.
Au propane, l’intervalle est aussi de trois ans, l’échéance du détendeur entrant dans le contrôle ; le butane ne subsiste qu’en bouteille pour cuisiner.
Sur un poêle au bois ou à granulés, le conduit doit résister au feu de cheminée, ce qui n’est pas exigé des conduits gaz. On ne raccorde donc pas un poêle à n’importe quel tubage existant. Brûler du bois mal séché revient à consommer davantage pour moins de chaleur, tout en chargeant le conduit. Deux ans de séchage sous abri ventilé s’imposent.
Nos tarifs
Les montants ci-dessous couvrent l’entretien ; le ramonage et les travaux de conduit se chiffrent séparément.
| Type de chaudière | Prix de l’entretien |
| Chauffage central (tous types) | 160 € |
| Chaudière au gaz (dont propane) | 100 € – 170 € |
| Chaudière au mazout | 150 € – 250 € |
| Chaudière à pellets | 100 € – 200 € |
Forfait complet à partir de 150 €, attestation comprise. Si un remplacement est envisagé, faites examiner le conduit avant de demander des devis : c’est lui qui détermine les solutions possibles, donc le budget réel.
Faire diagnostiquer un conduit avant travaux
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SanExpress · tirage, état intérieur et faisabilité
Le conduit partagé
Configuration ancienne, encore présente dans les maisons de rue et les bâtiments divisés.
Plusieurs appareils se raccordent alors à une même souche, séparés par de simples cloisons de brique.
Trois risques en découlent.
Une cloison dégradée laisse passer les fumées d’un conduit à l’autre, donc chez le voisin.
Un conduit condamné mais non obturé en tête devient un chemin direct vers un autre logement.
Et les débouchés étant proches, l’un peut réaspirer les fumées de l’autre selon le vent.
Le symptôme est déroutant : des signes de monoxyde chez quelqu’un dont l’appareil est parfaitement réglé. Si c’est votre cas, la question porte sur le conduit voisin, pas sur le vôtre.
Évaluer une intervention
Trois repères, sans connaissances techniques.
Exigez de voir l’analyseur relié à votre propre chaudière : s’il ne quitte pas la camionnette, les valeurs viennent d’un autre chantier.
Le brûleur doit visiblement avoir été ouvert, et le vase testé circuit isolé — jamais autrement.
Un quatrième vaut ici : le conduit a-t-il été contrôlé sur toute sa hauteur ? Un examen par le bas ne montre que le premier mètre, et les dépôts s’accumulent surtout en partie haute.
Ce que vous pouvez suivre
Quatre observations, sans outil. La pression au manomètre, stable d’un relevé au suivant. L’allure de la flamme si elle est visible. La date portée sur le flexible de cuisson. Et les grilles d’aération, que rien ne doit couvrir.
Ajoutez-en une cinquième, propre à cette page : regardez votre souche de cheminée depuis le jardin, une fois par an.
Un couronnement fissuré, un solin décollé, des joints qui s’ouvrent ou un chapeau absent se voient de loin, et ce sont les points d’entrée de l’eau.
Regardez aussi la fumée par temps froid : presque invisible, c’est bon signe ; épaisse et blanche, c’est de la vapeur d’eau, donc du combustible humide.
Faites-le au printemps, quand l’échafaudage d’un ravalement ou d’une toiture voisine est encore possible à envisager pour l’été.
Un dernier point pratique : photographiez votre souche et le raccordement de l’appareil avant tout chantier. Sur un conduit ancien, ces clichés valent un relevé, et ils manquent toujours au moment où la question de la responsabilité se pose.
Quand programmer
La fenêtre estivale s’impose : pièces accessibles, rendez-vous plus faciles, et aucune privation de chauffage.
Une nuance propre à cette page : un tubage suppose un accès en toiture, donc du temps sec et sans vent.
C’est une contrainte météorologique en plus des contraintes d’agenda, et elle explique pourquoi ces travaux se planifient plutôt en été qu’en arrière-saison.
Nos villages
Sprimont, Louveigné, Rouvreux, Dolembreux, Gomzé-Andoumont, Lincé, Fraiture et Florzé, ainsi que Aywaille, Esneux, Chaudfontaine, Trooz et Theux.
Chaque constructeur présent en Belgique est pris en charge : Vaillant, Bulex, Bosch, Junkers, Viessmann, De Dietrich, Saunier Duval, Atlantic, Ariston. Voir aussi nos services.
Questions courantes
Mon conduit convient-il à une chaudière moderne ?
Rarement tel quel. Un appareil à condensation rejette des fumées tièdes et acides qu’une maçonnerie ancienne absorbe et qui la dégradent. Le conduit doit être équipé avant, ce n’est pas une option commerciale.
Tubage ou chemisage ?
Le tubage est la solution courante : un tube inox ou polymère glissé dans le conduit existant. Le chemisage se réserve aux cas où il n’est pas possible — conduit dévoyé, section trop juste, boisseau irrégulier.
Une auréole près de la cheminée, est-ce la toiture ?
Pas forcément, et c’est l’erreur habituelle. Elle vient souvent du conduit lui-même, dont les joints laissent passer les condensats. Faites examiner les deux avant d’engager des travaux de couverture.
Puis-je raccorder un poêle au tubage existant ?
Pas automatiquement. Un conduit destiné au bois doit résister à un feu de cheminée, ce qui n’est pas exigé d’un tubage gaz. La compatibilité se vérifie avant l’achat de l’appareil.
Pour résumer
Au gaz : trois ans sous 100 kW, deux au-dessus. Mazout, bûches et granulés : chaque année. Et le ramonage compte à part, avec son propre certificat.
Et la règle propre à cette page : c’est le conduit qui décide de ce qu’on peut installer. Faites-le examiner avant de demander des devis, pas après.
Appareil à l’arrêt : voir dépannage de chaudière. Odeur de gaz maintenant : sortez et consultez odeur de gaz à Sprimont, où figure la marche à suivre complète.
Entretien chaudière — Sprimont
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