Certains logements de la commune ne possèdent pas de chaudière du tout. La chaleur y arrive par une canalisation, comme l’eau ou le gaz.
Le confort est réel et les obligations changent complètement. Encore faut-il savoir ce qui reste de votre côté.
Sous-station ou chaudière — Saint-Ghislain
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Le principe du chauffage urbain
Un réseau de chaleur produit l’énergie en un point central et la distribue à plusieurs bâtiments par un circuit d’eau chaude enterré.
Trois éléments le composent.
Une source de chaleur : chaufferie collective, cogénération, récupération industrielle ou — cas de cette commune — ressource géothermique.
Un réseau de distribution en boucle, avec un départ chaud et un retour tiède.
Et, dans chaque bâtiment raccordé, une sous-station équipée d’un échangeur qui transfère la chaleur au circuit intérieur sans que les deux eaux se mélangent.
C’est ce dernier point qui compte pour vous : l’eau du réseau ne circule jamais dans vos radiateurs. Elle réchauffe la vôtre à travers une paroi métallique, et repart.
Une histoire locale
Saint-Ghislain occupe une place à part dans ce domaine, et peu d’habitants le savent.
La commune exploite depuis les années quatre-vingt une ressource de géothermie profonde, puisée dans un aquifère calcaire du sous-sol.
Cette eau naturellement chaude alimente un réseau qui dessert des bâtiments publics et des logements — l’une des rares installations de ce type en Belgique, et l’une des plus anciennes encore en service.
Le sous-sol du Borinage a nourri l’industrie pendant deux siècles par son charbon. Il continue de chauffer, autrement.

Saint-Ghislain — la plaine de la Haine et le canal
Le calendrier des contrôles
Saint-Ghislain relève du régime wallon, fixé par l’arrêté du 29 janvier 2009 et publié par le SPW Énergie.
| Installation | Contrôle légal | Qui en a la charge |
| Gaz naturel ≤ 100 kW | Tous les 3 ans | Le détenteur |
| Gaz naturel > 100 kW | Tous les 2 ans | Le détenteur |
| Mazout | Chaque année | Le détenteur |
| Propane en citerne | Tous les 3 ans | Le détenteur |
| Bois, pellets | Chaque année | Le détenteur |
| Sous-station de réseau | Non concernée | Partagée — voir contrat |
La dernière ligne demande une explication. Une sous-station ne brûle rien : elle échange de la chaleur. L’arrêté wallon, qui vise les appareils à combustion, ne s’y applique donc pas.
Aucun contrôle périodique n’est exigé, aucune attestation n’est délivrée, et personne ne vous rappellera d’échéance.
Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. Cela veut dire que ce qui doit être fait figure dans un contrat plutôt que dans un arrêté — et c’est à vous de savoir ce qu’il prévoit.
Dès vingt kilowatts, un diagnostic approfondi s’ajoute au contrôle des appareils à combustion, à la charge du détenteur.
L’agrément exigé
C’est l’AWAC qui le délivre, chaque énergie ayant sa mention : L du côté des combustibles liquides, G1 et G2 du côté des gazeux. Tout figure sur le portail de la Wallonie.
Huit entités du Borinage
Saint-Ghislain compte environ 23 500 habitants répartis sur Saint-Ghislain, Baudour, Sirault, Tertre, Hautrage, Villerot, Neufmaison et Douvrain.
La commune s’étend dans la plaine de la Haine, en province de Hainaut, à l’ouest de Mons.
Le canal Nimy-Blaton-Péronnes traverse le territoire, et le pôle chimique de Tertre prolonge une tradition industrielle ancienne.
Baudour fut réputée pour ses faïenceries, dont les productions se trouvent encore dans les collections régionales.
Le parc mêle corons et maisons ouvrières, logements sociaux, habitat villageois et lotissements récents. Chauffage individuel et raccordement au réseau y cohabitent, parfois dans la même rue.
Saint-Ghislain, Baudour, Tertre et Sirault
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SanExpress · huit entités du Borinage · dès 150 €
Ce que comprend la visite
Combustion
Le brûleur sort pour un nettoyage intégral, gicleur et filtre renouvelés au mazout. En condensation, le siphon se démonte, se vide et se rince.
Mesures
L’attestation consigne quatre relevés faits à l’analyseur : monoxyde dans les fumées, excès d’air, température de sortie et rendement mesuré.
Sur une sous-station — poste distinct
État de l’échangeur, pression du circuit secondaire, filtre, vanne de régulation, sonde, purgeurs, et relevé du compteur d’énergie.
Circuit et sécurité
La pression se relève en bars installation froide puis en fonctionnement, avant le test du vase d’expansion circuit coupé : une valeur qui chute met hors jeu le Flamco ou le Reflex.
Suivent la pompe Grundfos, le circulateur, les purgeurs et l’échangeur.

Saint-Ghislain — Baudour, Tertre et les abords industriels
Où s’arrête la responsabilité du réseau
Question centrale, et source de la quasi-totalité des malentendus.
La limite se situe en un point précis : l’échangeur de la sous-station.
Quatre conséquences pratiques.
Tout ce qui est en amont — production, réseau enterré, vannes de branchement — relève de l’exploitant, qui l’entretient et le répare.
L’échangeur lui-même et le compteur d’énergie appartiennent généralement à l’exploitant, mais cela se vérifie au contrat.
Tout ce qui est en aval — circulateur, radiateurs, robinets thermostatiques, régulation intérieure — est à votre charge intégrale.
Et l’eau de votre circuit intérieur est la vôtre, avec les mêmes exigences de traitement que sur n’importe quelle installation.
Le troisième point explique la plupart des appels : quand un radiateur ne chauffe plus, ce n’est presque jamais le réseau. C’est le circuit intérieur, et l’exploitant n’interviendra pas.
Le circuit et l’eau chaude
Sans traitement, l’acier des radiateurs s’oxyde par l’intérieur et les particules libérées viennent colmater l’échangeur puis bloquer le circulateur. Trois opérations corrigent cela : désembouage, pose d’un filtre Adey, puis Fernox ou Sentinel.
Sur une installation raccordée à un réseau, ce point devient plus sensible qu’ailleurs. Les échangeurs à plaques ont des passages très étroits, et un circuit chargé les colmate rapidement.
Un échangeur encrassé ne se voit pas : il se traduit simplement par un logement qui chauffe moins bien pour la même quantité d’énergie facturée.
Faites traiter votre eau et poser un filtre. Sur ce type d’installation, ce n’est pas une recommandation de confort mais une condition de bon fonctionnement.
Purger les radiateurs et remettre en pression restent à votre portée, opérations à reprendre en début d’hiver au moindre clapotis.
Comment se lit la facture
Elle ne ressemble à aucune autre, et sa logique mérite d’être connue.
Un compteur d’énergie thermique mesure ce que vous avez réellement consommé, en tenant compte du débit et de l’écart entre le départ et le retour.
Trois postes apparaissent généralement.
Une part variable, proportionnelle à l’énergie consommée.
Une part fixe, liée à la puissance souscrite et à l’entretien du réseau.
Et parfois une redevance de raccordement, étalée sur plusieurs années.
Un point technique qui pèse réellement : plus l’écart entre départ et retour est important, mieux le réseau fonctionne. Un circuit intérieur mal équilibré renvoie une eau encore chaude, ce que certains contrats pénalisent.
Faire équilibrer son installation a donc ici un effet direct sur la facture, ce qui n’est pas le cas avec une chaudière individuelle.
Un réseau, plusieurs sources
Précision qui compte au moment de comparer, car tous les réseaux ne se valent pas.
La canalisation est la même partout ; ce qui change, c’est ce qui produit la chaleur à l’autre bout.
Quatre configurations existent.
Une chaufferie centrale au gaz, qui ne fait que mutualiser ce que chaque logement aurait brûlé chez lui.
Une cogénération, qui produit simultanément de l’électricité et de la chaleur, avec un rendement global bien supérieur.
La récupération de chaleur industrielle ou d’incinération, qui valorise une énergie autrement perdue.
Et la géothermie, qui puise directement dans le sous-sol — cas de cette commune.
Demandez quelle est la source de votre réseau. C’est elle qui détermine la stabilité du prix à long terme : un réseau alimenté au gaz suit le cours du gaz, un réseau géothermique beaucoup moins.
Ce qui tombe en panne sur une sous-station
Elle a la réputation de ne jamais rien demander. C’est presque vrai, et le presque compte.
Quatre défauts reviennent.
L’encrassement de l’échangeur, de loin le plus fréquent, et le plus discret puisqu’il ne produit ni bruit ni panne franche.
Le filtre du circuit secondaire, qui se colmate et fait chuter le débit — pièce que beaucoup ignorent avoir.
La vanne de régulation, qui se grippe et laisse passer trop ou pas assez.
Et la sonde de température, dont une dérive fausse toute la régulation sans qu’aucun voyant ne s’allume.
Aucun de ces quatre défauts ne coupe le chauffage d’un coup. Ils dégradent progressivement, ce qui explique pourquoi on les découvre souvent après deux ou trois hivers à se dire que « ça chauffe moins bien qu’avant ».
L’eau chaude sanitaire
Sur un raccordement, elle peut être produite de deux façons, et cela change la facture comme l’entretien.
Soit le réseau la fournit, via un second échangeur ou un ballon alimenté par la sous-station.
Soit elle reste indépendante, par un chauffe-eau au gaz ou électrique conservé lors du raccordement.
Deux conséquences pratiques.
Dans le premier cas, tout passe par un seul compteur d’énergie et il n’y a plus aucune combustion dans le logement.
Dans le second, un appareil à flamme subsiste, avec son contrôle périodique, son conduit et son risque propre — ce que beaucoup de propriétaires oublient après s’être raccordés.
Vérifiez dans quel cas vous êtes. La question paraît évidente et ne l’est pas : un chauffe-eau au gaz dans une salle de bains se fait oublier facilement.
Le mazout, le gaz et le bois
La majorité des logements de la commune reste chauffée individuellement, et les obligations y sont inchangées.
Le gaz naturel dessert l’essentiel du territoire : trois ans sous 100 kW, deux ans au-delà.
Le fioul subsiste dans les villages et les maisons isolées : contrôle annuel, gicleur et filtre remplacés à chaque passage. Vérifiez l’accès du camion-citerne avant l’hiver, et ne descendez pas la citerne sous le quart en saison froide.
Côté propane, l’intervalle est aussi de trois ans, détendeur et date de péremption inclus.
Passé 25 % d’eau, la puissance part à sécher la bûche au lieu de chauffer, et des fumées tièdes tapissent le conduit.
Nos tarifs
Les montants ci-dessous concernent l’entretien d’un appareil individuel ; une intervention sur sous-station fait l’objet d’un devis.
| Type de chaudière | Prix de l’entretien |
| Chauffage central (tous types) | 160 € |
| Chaudière au gaz (dont propane) | 100 € – 170 € |
| Chaudière au mazout | 150 € – 250 € |
| Chaudière à pellets | 100 € – 200 € |
Forfait complet à partir de 150 €, attestation comprise. Sur une installation raccordée au réseau, précisez-le lors de la prise de rendez-vous : l’intervention porte sur le circuit secondaire et non sur un appareil à combustion.
Faire vérifier un circuit raccordé au réseau
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SanExpress · échangeur, équilibrage et traitement de l’eau
Se raccorder ou non
La question se pose quand le réseau passe dans la rue et qu’une chaudière arrive en fin de vie.
Quatre éléments à mettre en balance.
Le coût du raccordement, souvent significatif, contre celui d’une chaudière neuve et de son conduit.
La disparition de toute combustion dans le logement, donc du ramonage, du contrôle périodique et du risque de monoxyde.
La place libérée dans la cave ou le local technique, une sous-station occupant beaucoup moins de volume qu’une chaudière et sa cheminée.
Et la dépendance à un fournisseur unique, sans possibilité de mise en concurrence — l’inverse exact du marché du gaz.
Le dernier point est celui qu’il faut peser sérieusement. Demandez comment le prix est indexé et sur quelle référence, avant de signer plutôt qu’après.
Évaluer une intervention
Trois repères, sans connaissances techniques.
Vérifiez que l’instrument est connecté à votre chaudière. Sans cela, les chiffres portés sur l’attestation ne vous concernent pas.
Un brûleur réellement entretenu en garde la trace : capot ouvert, visserie manipulée, poussière remuée. Une surface intacte raconte l’inverse.
Un quatrième vaut sur sous-station : les températures de départ et de retour ont-elles été relevées ? Sans ces deux chiffres, l’état de l’échangeur ne s’évalue pas.
Ce que vous pouvez suivre
Quatre observations, sans outil. La pression au manomètre, stable d’un relevé au suivant. L’aspect de la flamme quand elle est visible. La date sur le flexible de la cuisinière. Et les grilles d’aération, qu’aucun objet ne devrait masquer.
Ajoutez-en une cinquième si vous êtes raccordé au réseau : relevez le compteur d’énergie à date fixe, une fois par mois en saison.
Vous verrez immédiatement une consommation qui dérive, ce que la facture annuelle ne révélera qu’avec un an de retard.
Touchez également les tuyaux d’entrée et de sortie de la sous-station. Le départ doit être franchement chaud, le retour nettement plus tiède.
Si les deux sont à la même température, le circuit intérieur ne prélève plus grand-chose : échangeur encrassé, circulateur faible ou équilibrage perdu.
Quand programmer
Un arrêt pendant la belle saison ne dérange personne, les pièces sont disponibles et les carnets moins chargés : c’est la période à viser.
Une nuance propre à cette page : sur une sous-station, profitez de l’été pour faire nettoyer l’échangeur si le contrat vous en laisse la charge.
C’est l’opération qui redonne le plus de performance, et elle ne se fait pas en pleine saison sans priver le logement de chauffage pendant plusieurs heures.
Nos entités
Saint-Ghislain, Baudour, Sirault, Tertre, Hautrage, Villerot et Neufmaison, ainsi que Mons, Boussu, Hensies, Jurbise et Quaregnon.
Nous intervenons sur l’ensemble des marques du marché belge : Vaillant, Bulex, Bosch, Junkers, Viessmann, De Dietrich, Saunier Duval, Atlantic, Ariston. Voir aussi nos services.
Questions courantes
Une sous-station doit-elle être contrôlée ?
Pas au sens légal : elle ne brûle rien, et l’arrêté wallon vise les appareils à combustion. Ce qui doit être fait figure au contrat de raccordement, pas dans un arrêté.
Un radiateur froid, qui appelle-t-on ?
Presque jamais l’exploitant du réseau. La limite de responsabilité se situe à l’échangeur : au-delà, le circuit intérieur est intégralement à votre charge.
Faut-il traiter l’eau malgré tout ?
Plus qu’ailleurs. Les échangeurs à plaques ont des passages très étroits, et un circuit chargé les colmate vite — sans que rien ne le signale sinon un logement qui chauffe moins.
Le prix est-il négociable ?
Non, et c’est le principal inconvénient : il n’y a qu’un fournisseur possible. Demandez l’indexation et sa référence avant de signer le raccordement.
Pour résumer
Au gaz : trois ans sous 100 kW, deux ans au-dessus. Mazout, bûches et granulés : chaque année. L’attestation vient toujours d’un agréé AWAC.
Et la règle propre à cette page : sur un réseau de chaleur, la frontière est l’échangeur. En amont, l’exploitant ; en aval, vous — intégralement.
Appareil à l’arrêt : voir dépannage de chaudière. Odeur de gaz maintenant : sortez et consultez odeur de gaz à Saint-Ghislain, où figure la marche à suivre complète.
Entretien chaudière — Saint-Ghislain
☎ 0499 46 84 59
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