On contrôle la chaudière, on ramone le conduit, et l’on ne regarde jamais la partie qui dépasse du toit.
C’est pourtant elle qui décide du tirage, elle qui subit le vent, la pluie et le gel, et elle qui pose le plus de problèmes dans un pays d’ardoise et de toitures pentues.
Contrôle du conduit et du tirage — Martelange
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SanExpress · technicien agréé AWAC · dès 150 €
À quoi sert la partie qui dépasse
Elle n’est pas décorative, et sa hauteur n’est pas arbitraire.
Un conduit tire parce qu’il existe une différence de pression entre son pied et son débouché. Plus le débouché est haut et dégagé, plus cette différence est franche.
Trois règles gouvernent son implantation, et elles se vérifient depuis le sol.
La souche doit dépasser suffisamment le faîtage ou l’obstacle le plus proche, faute de quoi le vent rabat les fumées au lieu de les emporter.
Elle doit être dégagée des obstacles voisins : un arbre qui a poussé, une extension bâtie ensuite, un bâtiment mitoyen surélevé changent le régime de vent autour du débouché.
Et son couronnement doit rester libre : chapeau en place, grille non colmatée, section non réduite par un dispositif ajouté après coup.
Quand l’une de ces trois conditions se dégrade, le symptôme apparaît en bas : flamme instable, mise en sécurité, odeur près de l’appareil, ou refoulement.
Ce que l’ardoise change
Dans une commune bâtie sur ses ardoisières, la couverture n’est pas un détail.
Une toiture en ardoise naturelle est belle, durable et pentue. Elle impose aussi trois contraintes autour d’une souche.
La liaison entre le toit et la maçonnerie — le solin — travaille davantage sur une pente forte, et l’eau y arrive avec plus de vitesse.
L’ardoise se pose au crochet ou au clou : intervenir autour d’une souche suppose de déposer et reposer proprement, ce qui n’est pas un travail de bricolage.
Et un défaut d’étanchéité ne se voit pas immédiatement à l’intérieur. L’eau chemine dans la maçonnerie du conduit, l’humidifie, et attaque le mortier de l’intérieur avant qu’aucune tache n’apparaisse au plafond.
C’est le mécanisme le plus courant de dégradation d’un conduit ancien dans cette région : pas la fumée, l’eau.

Martelange — toitures d’ardoise et vallée de la Sûre
Ce qui se voit depuis le sol
Vous n’avez ni à monter ni à louer quoi que ce soit. Un tour du bâtiment et un téléobjectif suffisent.
Cinq observations, à faire une fois par an et après chaque coup de vent.
Photographiez toujours du même endroit et gardez les images. L’évolution d’une année sur l’autre dit ce qu’un regard ponctuel ne dira jamais.
Ce que révèle une inspection
Quatre constats reviennent sur les conduits anciens de la région, et tous commencent par l’eau plutôt que par la fumée.
Un mortier délavé sur les premiers mètres sous le débouché, là où la pluie entre et où le gel travaille chaque hiver.
Des traces de corrosion et de condensats acides en pied de conduit, particulièrement sur les installations raccordées à un appareil moderne sans tubage.
Des dépôts de créosote hérités d’un ancien usage au bois, parfois épais sur plusieurs mètres et jamais retirés.
Et des raccordements abandonnés, murés côté pièce mais restés ouverts côté conduit, qui perturbent le tirage sans que personne ne sache qu’ils existent.
L’inspection par caméra se fait en une visite et coûte peu. Elle évite le scénario le plus coûteux : un appareil commandé, livré, et qu’on ne peut finalement pas raccorder.
Le voisinage compte
Un point que personne ne pense à vérifier, et qui explique des dysfonctionnements apparus sans raison.
Le tirage dépend du dégagement autour du débouché. Or ce dégagement change avec le temps, sans que rien ne bouge chez vous.
Un arbre voisin qui a pris dix mètres en vingt ans. Une extension bâtie sur la parcelle mitoyenne. Une toiture refaite plus haut à côté. Un bâtiment agricole nouvellement implanté.
Le symptôme apparaît chez vous, sans qu’aucun travail n’ait été fait chez vous — ce qui égare complètement le diagnostic.
Si votre installation s’est mise à mal fonctionner sans cause apparente, faites le tour du bâtiment et regardez ce qui a changé autour du toit depuis quelques années.
La correction passe généralement par un rehaussement de la souche, chantier limité et bien maîtrisé.
Les échéances légales
Martelange relève du régime wallon, fixé par l’arrêté du 29 janvier 2009 et publié par le SPW Énergie.
| Appareil | Fréquence | Remarque |
| Mazout | Chaque année | Dominant ici |
| Propane en citerne | Tous les 3 ans | Régime des gazeux |
| Gaz naturel ≤ 100 kW | Tous les 3 ans | Selon desserte |
| Chauffe-eau au gaz | Tous les 3 ans | Attestation distincte |
| Bois, pellets | Chaque année | Plus le ramonage |
| Pompe à chaleur | Non concernée | Aucune combustion |
Au-delà de cent kilowatts, l’intervalle au gaz passe à deux ans — cas rare en domestique, mais réel sur un bâtiment d’activité.
Distinction importante pour cette page : le ramonage est une obligation séparée du contrôle de la chaudière, avec son propre certificat. Le ramoneur voit le conduit ; le chauffagiste voit l’appareil. Les deux regards sont nécessaires.
Passé vingt kilowatts, un diagnostic approfondi s’ajoute au contrôle, à la charge du détenteur.
L’agrément exigé
Il est délivré par l’AWAC, avec une catégorie par combustible : L pour les liquides, G1 et G2 pour les gazeux. Modalités sur le portail de la Wallonie.
Trois villages sur la frontière
Martelange compte environ 1 900 habitants, répartis sur Martelange, Radelange et Grumelange.
La commune occupe le sud de la province de Luxembourg, le long de la Sûre qui marque ici la frontière avec le Grand-Duché, à la lisière de la forêt d’Anlier.
Son histoire est celle de l’ardoise : les anciennes ardoisières ont fourni pendant des générations les toitures de toute la région, et le paysage bâti en porte encore la marque.
D’où le sujet de cette page. Le bâti local est couvert d’ardoise, souvent ancien, souvent pentu — et les souches qui le traversent ont pour la plupart plus d’un siècle.
Martelange, Radelange et Grumelange
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SanExpress · contrôle, tirage et conduit · dès 150 €
Ce que comprend la visite
Combustion
Le brûleur est déposé pour un nettoyage complet. Sur une chaudière à condensation, le siphon se démonte, se vide et se rince.
Mesures
L’attestation consigne quatre relevés faits à l’analyseur : taux de monoxyde, excès d’air, chaleur des fumées et rendement obtenu.
Évacuation — poste central ici
Mesure du tirage, examen du raccordement, inspection intérieure du conduit, et regard sur le débouché depuis l’extérieur. C’est ce poste qui traite ce que décrit cette page, et il se demande explicitement.
Circuit et sécurité
La pression se relève en bars appareil à l’arrêt puis en marche, avant le test du vase d’expansion circuit isolé : une valeur qui s’effondre condamne le Flamco ou le Reflex.
Viennent ensuite la pompe Grundfos, le circulateur, les purgeurs et l’échangeur.

Martelange — le bourg, l’ardoise et la lisière d’Anlier
Quand la souche est en cause
Trois situations mènent à des travaux, et il vaut mieux savoir laquelle vous concerne avant de demander un devis.
Le rehaussement
Quand le débouché est devenu trop bas — extension voisine, arbre qui a poussé, toiture refaite avec une isolation plus épaisse. On prolonge la souche, opération courante et bien maîtrisée.
La réfection du couronnement
Quand la partie haute est dégradée mais le corps sain. On dépose les quelques rangs abîmés et l’on reconstruit, solin compris. C’est le cas le plus fréquent sur un bâti ancien.
Le tubage
Quand l’intérieur du conduit ne convient plus : maçonnerie perméable, section inadaptée à un appareil moderne, dévoiements. Le tubage d’un boisseau restitue un conduit étanche à l’intérieur de l’existant — voir notre page dédiée.
Ces trois chantiers se mènent en été, par temps sec, et jamais dans l’urgence d’une chaudière arrêtée en décembre. C’est l’argument principal en faveur d’un examen fait à temps.
Trois questions avant un devis de toiture
Quand la souche doit être reprise, le chantier relève du couvreur autant que du chauffagiste. Trois points se posent avant de signer.
Qui coordonne : la dépose de l’ardoise, la maçonnerie et le raccordement de l’appareil relèvent de métiers différents, et le point de contact entre eux est celui où les responsabilités se perdent.
Le devis inclut-il le solin et sa reprise ? C’est le poste le plus souvent omis, et celui par lequel l’eau revient.
Et la remise en service : qui vérifie le tirage et redémarre l’appareil une fois le chantier terminé ? Un conduit rehaussé se contrôle avant de rallumer, pas après.
Faites figurer ces trois réponses par écrit. Sur un chantier partagé entre corps de métier, l’écrit est la seule chose qui tienne.
Le circuit et l’eau chaude
Sans inhibiteur, l’eau ronge l’acier des émetteurs et les particules gagnent l’échangeur et le circulateur. Trois opérations y répondent : désembouage, filtre Adey, inhibiteur Fernox ou Sentinel.
L’équilibrage se refait au même passage, têtes Danfoss ou Honeywell, robinetterie Caleffi.
Demandez une loi d’eau adaptée : trop haute, elle prive une chaudière à condensation de son régime utile.
Un lien direct avec cette page : une chaudière à condensation rejette des fumées nettement plus froides et très humides. Un conduit maçonné ancien ne les supporte pas et se dégrade vite — c’est précisément pourquoi le tubage accompagne presque toujours ce type de remplacement.
Sur un ballon accumulateur, l’anode se contrôle à chaque passage.
Le mazout, le propane et le bois
Le fioul domine ici : contrôle annuel, gicleur et filtre remplacés à chaque passage.
Demandez un produit additivé hiver sur une citerne extérieure, et vérifiez l’accès du camion-citerne avant la saison.
Le propane en citerne suit le régime des gazeux, donc trois ans, avec un détendeur à surveiller.
Le bois demande deux ans de séchage, trois pour le chêne. C’est sur un foyer au bois que l’état de la souche compte le plus : la créosote se dépose dans le conduit et c’est elle qui alimente un feu de cheminée.
Un conduit dont la maçonnerie est fissurée transforme un feu de cheminée en feu de charpente. Sur une toiture d’ardoise sur voliges et chevrons anciens, la conséquence n’a rien de théorique.
Le ramonage se réserve avant la saison. Sur un foyer utilisé quotidiennement, comptez deux passages dans l’hiver. Sur un appareil à granulés, l’entretien vise le brasier, la vis, l’extracteur et l’échangeur.
Ce que nous facturons
Tarifs SanExpress, TVA non comprise — le taux dépend de l’âge du bâtiment.
| Type de chaudière | Prix de l’entretien |
| Chauffage central (tous types) | 160 € |
| Chaudière au gaz (dont propane) | 100 € – 170 € |
| Chaudière au mazout | 150 € – 250 € |
| Chaudière à pellets | 100 € – 200 € |
Forfait complet à partir de 150 €, attestation comprise. L’inspection du conduit par caméra se demande en supplément lors du même passage : c’est le moment où elle coûte le moins.
Faire examiner conduit et débouché
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SanExpress · tirage mesuré, conduit inspecté, rapport écrit
Si le remplacement se pose
Sur un bâti ancien couvert d’ardoise, la question du conduit précède celle de l’appareil.
Faites inspecter le conduit avant de choisir. C’est lui qui détermine si un appareil à condensation peut être raccordé, et à quelles conditions.
Un circuit étanche affranchit du conduit maçonné, mais suppose un terminal en façade ou en toiture — percement qui, sur une couverture d’ardoise, se prévoit et se chiffre.
Demandez que le devis mentionne explicitement le traitement du conduit. C’est le poste le plus souvent absent des offres, et celui qui réapparaît en cours de chantier.
La séquence connue tient toujours : commencer par l’enveloppe, revoir les émetteurs ensuite — leur capacité à fonctionner en eau tiède décidant de l’intérêt d’une pompe à chaleur — et retenir le générateur en dernier lieu.
Les primes wallonnes et l’effet sur le certificat PEB s’examinent ensemble, et le second se refait après travaux.
Reconnaître un travail sérieux
Trois repères, sans connaissances techniques.
Demandez le branchement de l’analyseur sur votre appareil. S’il ne quitte pas le véhicule, ses chiffres viendront d’ailleurs.
Une ouverture récente doit être visible sur le brûleur, et l’on n’éprouve jamais le vase sans avoir coupé la vanne.
Un quatrième vaut ici : le technicien est-il sorti regarder le débouché ? Sur un bâti de ce type, une visite qui s’arrête à la chaufferie ignore la moitié du problème.
Ce que vous pouvez contrôler
Quatre observations, sans outil. La pression au manomètre, stable d’un relevé au suivant. L’aspect de la flamme quand elle est visible. La date sur le flexible de la cuisinière. Et les grilles d’aération, qu’aucun objet ne devrait masquer.
Ajoutez-en une cinquième, propre à cette page : la photo annuelle de la souche, prise du même endroit.
Deux minutes par an, et vous disposez d’un historique qu’aucun professionnel ne peut reconstituer après coup.
Faites-la aussi après chaque tempête. Une ardoise déplacée ou un chapeau tordu se repèrent du sol, et se réparent bien mieux tôt que tard.
Remettre de l’eau et purger les radiateurs restent deux gestes d’occupant.
À quel moment intervenir
De mai à septembre pour la visite. Appareil coupé, le démontage se mène en entier sans priver le logement de chauffage.
Pour tout ce qui touche à la toiture ou à la souche, l’été n’est pas une préférence mais une nécessité : ces travaux demandent du temps sec et un accès sûr à la couverture.
Groupez l’entretien, le ramonage et l’examen du conduit dans la même période. Trois intervenants, une seule saison, et vous entrez dans l’hiver avec une réponse claire.
Nos communes
Martelange, Radelange et Grumelange, ainsi que Fauvillers, Attert, Bastogne, Vaux-sur-Sûre et Arlon.
Chaque constructeur présent en Belgique est pris en charge : Vaillant, Bulex, Bosch, Junkers, Viessmann, De Dietrich, Saunier Duval, Atlantic, Ariston. Voir aussi nos services.
Questions courantes
Comment savoir si ma souche pose problème ?
Regardez-la du sol : chapeau en place, maçonnerie saine, solin intact, souche droite, végétation absente. Photographiez chaque année du même endroit.
Le ramonage suffit-il ?
Non, c’est une obligation distincte du contrôle de la chaudière, et le ramoneur regarde l’intérieur du conduit. L’état extérieur de la souche relève encore d’un autre examen.
Une chaudière à condensation abîme-t-elle le conduit ?
Ses fumées sont froides et très humides, et une maçonnerie ancienne les supporte mal. C’est pourquoi le tubage accompagne presque toujours ce type de remplacement.
Puis-je monter vérifier moi-même ?
Ne montez pas sur une toiture d’ardoise : la pente et le matériau ne pardonnent pas. Tout ce qui compte se voit du sol, au besoin au téléobjectif.
Pour conclure
Le mazout, les bûches et les granulés se contrôlent chaque année ; le propane et le chauffe-eau tous les trois ans — chaque passage attesté par un agréé AWAC.
Et la règle propre à cette page : ce qui dépasse du toit fait partie de l’installation. Regardez-le une fois par an, et faites-le examiner avant de remplacer quoi que ce soit.
Appareil à l’arrêt : voir dépannage de chaudière. Odeur de gaz maintenant : sortez et consultez odeur de gaz à Martelange, où figure la marche à suivre complète.
Entretien chaudière — Martelange
☎ 0499 46 84 59
SanExpress · contrôle, conduit et attestation · dès 150 €



