Une fissure qui revient au même endroit malgré deux rebouchages. Une porte qui ferme mal depuis quelques années. Un carrelage de cave qui n’est plus tout à fait de niveau.
Sur un ancien bassin charbonnier, ces signes ne sont pas anodins. Ils concernent aussi le chauffage, et de deux manières que peu de propriétaires font le lien.
Contrôle périodique — Hensies
☎ 0499 46 84 59
Gaz, mazout et bois · technicien agréé AWAC · dès 150 €
Ce que le mouvement du sol fait à une installation
Il désaligne les conduites
Une canalisation encastrée ou enterrée suit les mouvements de ce qui la porte. Un tassement différentiel de quelques millimètres suffit à mettre un raccord en contrainte permanente.
Le joint ne cède pas immédiatement. Il travaille, se fatigue, et finit par suinter des années plus tard — sans qu’aucun événement récent ne l’explique.
C’est la raison pour laquelle l’épreuve d’étanchéité compte davantage ici qu’ailleurs, et pourquoi elle doit porter sur la ligne entière plutôt que sur les parties visibles.
Il déforme les conduits de fumée
Un boisseau maçonné est rigide. Quand la maison bouge, il fissure, et une fissure de conduit ne se voit pas de l’extérieur.
Les conséquences sont sérieuses : perte de tirage, passage de fumées vers un volume voisin, et risque de monoxyde dans une pièce qui n’a rien à voir avec la chaufferie.
Le tubage y répond, et il présente ici un avantage supplémentaire : un tubage souple accompagne les mouvements que la maçonnerie ne supporte pas.
Il fait remonter l’eau
Depuis l’arrêt de l’exhaure des anciens charbonnages, la nappe est remontée dans une partie du bassin.
Des caves autrefois sèches ne le sont plus, et une chaufferie en sous-sol subit alors ce que subit toute installation en milieu humide : corrosion extérieure des organes et du dessous de cuve.
Hensies — bâti du Borinage occidental
Ce qu’il faut faire vérifier
Quatre points s’ajoutent au contrôle ordinaire sur ce territoire, et ils se demandent explicitement.
Ces vérifications ne relèvent pas d’un protocole standard. Elles se justifient par le contexte, et il suffit de le signaler à la prise de rendez-vous.
Les signes qui doivent alerter
Cinq indices, tous observables sans compétence technique.
Une fissure qui réapparaît au même endroit après réparation, particulièrement si elle est oblique et traverse un angle de porte ou de fenêtre.
Une porte ou une fenêtre qui a cessé de fermer correctement sans qu’on y ait touché.
Un sol de cave qui s’est affaissé, ou un joint de carrelage qui s’ouvre en ligne droite.
Une trace d’humidité nouvelle en pied de mur, apparue sans changement d’usage ni de gouttière.
Et une pression de circuit qui baisse régulièrement sans fuite visible — signe possible d’une conduite encastrée mise en contrainte.
Un seul de ces signes ne prouve rien. Deux ou trois ensemble justifient de faire examiner le bâtiment autant que l’installation.
Le chauffage collectif des anciens logements sociaux
Une partie du parc de la commune relève du logement social ou l’a relevé, et cela pose une question de responsabilité que beaucoup d’occupants ignorent.
Sur une installation individuelle dans un logement loué, le contrôle incombe au propriétaire. Il vous remet l’attestation, et vous pouvez la réclamer.
Sur une installation collective, le contrôle porte sur la chaufferie commune et relève du gestionnaire de l’immeuble. Vous n’avez alors ni obligation ni document à conserver.
Entre les deux existe une configuration fréquente : chaudière individuelle dans un logement loué, mais conduit collectif partagé entre plusieurs appartements.
Dans ce cas, votre appareil relève du propriétaire tandis que le conduit relève de la copropriété ou du bailleur. Un défaut de conduit se signale donc aux deux, et un occupant seul n’obtient rien.
Si vous ne parvenez pas à obtenir une attestation, écrivez plutôt que de téléphoner. Une demande écrite datée change la situation en cas de sinistre, quel que soit le statut du logement.
Ce qu’un contrôle révèle ici
Quatre constats reviennent sur le parc de la commune.
Un conduit maçonné dont l’état intérieur n’a jamais été examiné, sur un bâtiment qui a pourtant montré des signes de mouvement.
Une cuve posée à même un sol de cave devenu humide, corrodée par le dessous sans que rien ne se voie.
Un soupirail obstrué pour lutter contre l’humidité, ce qui prive la chaufferie de son air de combustion.
Et une installation ancienne raccordée sur un conduit prévu pour un appareil d’une autre époque, où les fumées refroidissent avant de sortir.
Aucun de ces points n’arrête l’installation. Ensemble, ils décrivent l’essentiel de ce que nous corrigeons dans ces maisons.
Le calendrier légal
Hensies relève du régime wallon, fixé par l’arrêté du 29 janvier 2009 et publié par le SPW Énergie.
| Appareil | Fréquence | Remarque |
| Gaz naturel ≤ 100 kW | Tous les 3 ans | Bien desservi ici |
| Chauffe-eau au gaz | Tous les 3 ans | Attestation distincte |
| Mazout | Chaque année | Encore présent |
| Bois, pellets | Chaque année | Plus le ramonage |
| Pompe à chaleur | Non concernée | Aucune combustion |
Le contrôle triennal comprend une épreuve d’étanchéité de la ligne. Sur un sol qui travaille, c’est la partie de la visite qui justifie le mieux son échéance.
Franchi le cap des vingt kilowatts, un diagnostic approfondi vient s’ajouter au contrôle, aux frais de celui qui détient l’appareil.
Qui peut signer
L’agrément se demande à l’AWAC, avec une catégorie par combustible : L pour les liquides, G1 et G2 pour les gazeux. La procédure figure sur le portail de la Wallonie.
Quatre villages de la basse Haine
Hensies compte environ 7 000 habitants répartis sur Hensies, Hainin, Montroeul-sur-Haine et Thulin.
La commune occupe l’extrémité occidentale du Borinage, en Hainaut, le long de la Haine et à la frontière française.
Les marais d’Harchies tout proches doivent d’ailleurs leur existence à l’affaissement du sol au-dessus des anciennes exploitations — illustration à ciel ouvert de ce que décrit cette page.
Le parc bâti mêle corons, maisons ouvrières et constructions plus récentes, souvent posées sur des terrains qui ont connu une activité souterraine.
Hensies, Thulin, Hainin, Montroeul
☎ 0499 46 84 59
Quatre villages · étanchéité et conduits · dès 150 €
Ce que couvre la visite
Combustion
Le brûleur sort de son logement pour un nettoyage réel. Quand l’appareil condense, le siphon se retire, se vide et se rince.
Mesures
Quatre valeurs relevées à l’analyseur figurent sur l’attestation : monoxyde des fumées, excès d’air, température de sortie et rendement.
Conduit et étanchéité — poste renforcé ici
Examen intérieur de l’évacuation, contrôle de l’aplomb de l’appareil, épreuve d’étanchéité sur la ligne entière. Sur ce sous-sol, ce poste vaut autant que la mesure de combustion.
Circuit et sécurité
Pression relevée en bars à froid puis en chauffe, et épreuve du vase d’expansion vanne coupée : une valeur qui s’effondre désigne un Flamco ou un Reflex ayant perdu sa précharge.
Le contrôle couvre ensuite la pompe Grundfos ou Wilo, le circulateur, les purgeurs et l’échangeur.

Hensies — vallée de la Haine et anciens terrils
La cave devenue humide
Beaucoup de maisons de la commune ont une cave qui a changé de comportement en une génération.
Trois conséquences pour le chauffage. La corrosion extérieure attaque le corps de chauffe, les raccords bas et surtout le dessous d’une citerne posée à même le sol.
La ventilation du local se dégrade quand on obstrue un soupirail pour limiter l’humidité — geste compréhensible et dangereux, puisque c’est cet air qui alimente la flamme.
Et l’installation électrique de la chaufferie se trouve exposée, ce qui provoque des mises en sécurité intempestives avant de provoquer pire.
Trois réponses simples : surélever ce qui peut l’être, maintenir les soupiraux dégagés, et ventiler la cave en hiver plutôt qu’en été — de l’air froid et sec assèche, de l’air d’été chaud et chargé dépose son humidité sur des murs froids.
Si l’eau atteint régulièrement le sol, l’installation se déplace au rez plutôt que de lutter indéfiniment. C’est un chantier, mais il règle la question définitivement.
Le circuit et l’eau chaude
Une eau non traitée ronge l’acier des émetteurs, et les particules détachées migrent vers l’échangeur puis la pompe. On y répond par un désembouage, un filtre Adey et un inhibiteur Fernox ou Sentinel.
La distribution entre émetteurs se reprend au même passage, têtes Danfoss ou Honeywell et organes Caleffi.
Faites revoir la courbe de la loi d’eau : maintenue haut, elle prive une chaudière à condensation du régime de température où elle donne son plein rendement.
Sur un ballon accumulateur, l’anode se contrôle à chaque passage, et elle se consomme plus vite dans un local humide.
Le mazout et le bois
Le fioul reste en service dans une partie du parc : contrôle chaque année, gicleur et filtre changés systématiquement.
La cuve mérite ici une attention particulière. Une citerne enterrée sur un terrain qui bouge subit des contraintes sur ses raccords, et l’humidité ambiante attaque une cuve aérienne par le dessous.
Faites-la examiner si elle a l’âge de l’installation. Une fuite dans la vallée de la Haine expose à un assainissement lourd, et le sol de ce bassin est déjà suivi de près par la SPAQuE.
Assurez-vous que le camion-citerne peut manœuvrer, et gardez toujours plus d’un quart de réserve en saison froide.
Une bûche trop humide brûle en évaporant son eau au lieu de donner sa chaleur, et les fumées refroidies encrassent le conduit.
Le ramonage relève d’une obligation propre. Sur un appareil à granulés, l’intervention vise le creuset, la vis, l’extracteur et l’échangeur.
Prudence avec le poêle dans une pièce dont les châssis ont été remplacés : le volume ne respire plus.
Tarifs
Barème SanExpress hors TVA, le taux dépendant de l’ancienneté du bâtiment — souvent favorable sur ce parc.
| Type de chaudière | Prix de l’entretien |
| Chauffage central (tous types) | 160 € |
| Chaudière au gaz (dont propane) | 100 € – 170 € |
| Chaudière au mazout | 150 € – 250 € |
| Chaudière à pellets | 100 € – 200 € |
Forfait complet à partir de 150 €, attestation comprise. Chaudière et chauffe-eau contrôlés au même passage évitent un second déplacement.
Avant de remplacer
Sur ce territoire, un critère prime sur l’âge de l’appareil : la dépendance au conduit maçonné.
Si votre chaudière évacue par un boisseau ancien dans un bâtiment qui a bougé, le passage à un appareil à circuit étanche supprime un risque que rien d’autre ne supprime.
L’appareil prend son air dehors et rejette dehors par le même terminal, sans plus rien devoir à la maçonnerie.
Pour le reste, l’ordre habituel : enveloppe d’abord, puis les émetteurs — dont l’aptitude à chauffer en eau tiède détermine si une pompe à chaleur a du sens — et le générateur en dernier.
Une remarque sur la pompe à chaleur ici : son unité extérieure demande une assise stable. Sur un terrain sujet au tassement, une dalle correctement fondée vaut mieux que quelques plots posés sur la terre.
Le volet financier se traite d’un bloc : primes régionales et incidence sur le certificat PEB, plusieurs aides supposant un audit en amont.
Le terril et la nappe
Deux éléments du paysage local ont un effet direct sur les bâtiments, et il vaut la peine de les nommer.
Un terril représente une charge considérable posée sur le sol. Les terrains situés à son pied ont pu se tasser sous ce poids, indépendamment de toute galerie souterraine.
La remontée de la nappe est le second phénomène, et il est plus récent. Tant que les charbonnages fonctionnaient, l’eau était pompée en permanence pour maintenir les galeries au sec.
L’arrêt de ces pompages a laissé l’eau reprendre son niveau naturel, parfois plusieurs dizaines de mètres plus haut. Des caves sèches depuis un siècle ont commencé à suinter.
Pour une installation de chauffage, cela signifie une chaufferie qui change de milieu sans que rien n’ait été modifié dans la maison.
C’est la raison pour laquelle un local sain il y a vingt ans mérite un nouveau regard aujourd’hui, même si vous n’avez rien touché.
Reconnaître une visite sérieuse
Trois repères, sans connaissances techniques.
Exigez que l’analyseur soit raccordé à votre appareil. S’il ne quitte pas le véhicule, les chiffres viendront d’un autre chantier.
Des marques de démontage récent doivent apparaître sur le brûleur, et l’on n’éprouve jamais le vase sans avoir isolé le circuit.
Un quatrième vaut ici : le technicien a-t-il regardé à l’intérieur du conduit ? Sur ce bâti, une évacuation contrôlée depuis le bas seulement ne dit rien de son état réel.
Ce que vous pouvez suivre vous-même
Quatre observations, sans outil. La pression au manomètre, stable d’un relevé au suivant. L’aspect de la flamme quand elle est visible. La date sur le flexible de la cuisinière. Et les grilles d’aération, qu’aucun objet ne devrait masquer.
Ajoutez-en une cinquième, propre à ce territoire : photographiez vos fissures avec une date, et recommencez chaque année depuis le même endroit.
Une fissure stable est une fissure ancienne, sans conséquence. Une fissure qui s’ouvre de quelques millimètres par an raconte autre chose, et cette information vaut autant pour votre installation que pour votre bâtiment.
Le même principe s’applique à la pression du circuit : douze relevés par an révèlent une baisse lente qu’aucun contrôle triennal ne verrait.
Rétablir le niveau et purger les radiateurs restent deux gestes qu’un occupant réalise sans difficulté.
Quand programmer
De mai à septembre. Appareil éteint, on peut tout démonter et nettoyer sans laisser personne dans le froid.
Signalez à la prise de rendez-vous tout mouvement constaté dans le bâtiment, même ancien. C’est ce qui oriente la visite vers l’examen du conduit et de l’étanchéité plutôt que vers le seul nettoyage.
Où nous intervenons
Hensies et ses quatre villages, ainsi que Boussu, Quiévrain, Dour, Saint-Ghislain et Quaregnon.
Notre intervention couvre l’ensemble des constructeurs présents en Belgique : Vaillant, Bulex, Bosch, Junkers, Viessmann, De Dietrich, Saunier Duval, Atlantic, Ariston. Voir aussi nos services.
Questions fréquentes
Le sol bouge-t-il encore aujourd’hui ?
Les mouvements liés à l’exploitation sont pour l’essentiel anciens, mais leurs effets sur les bâtiments continuent de se manifester, et la remontée de nappe après l’arrêt des pompages est plus récente.
Que faire vérifier en plus ?
L’étanchéité de la ligne entière, l’état intérieur du conduit, l’aplomb de l’appareil et de la cuve, et l’humidité du local. Cela se demande explicitement.
Puis-je boucher un soupirail contre l’humidité ?
Non. C’est cet air qui alimente la flamme. Ventilez plutôt la cave en hiver, quand l’air extérieur est froid et sec, plutôt qu’en été.
Faut-il s’inquiéter d’une fissure ?
Une fissure stable est sans conséquence. Photographiez-la avec une date et recommencez chaque année : c’est son évolution qui compte, pas son existence.
Pour finir
Tous les trois ans pour le gaz et le chauffe-eau, tous les ans pour le fioul, les bûches et les granulés — avec à chaque fois l’attestation d’un agréé AWAC.
Et sur ce sous-sol : l’épreuve d’étanchéité et le contrôle du conduit valent autant que le nettoyage.
Appareil à l’arrêt : voir dépannage de chaudière. Odeur de gaz maintenant : sortez et consultez odeur de gaz à Hensies, où figure la marche à suivre complète.
Entretien chaudière — Hensies
☎ 0499 46 84 59
Conduits, étanchéité et combustion · dès 150 €



