Le sous-sol de l’ancien bassin charbonnier n’est pas resté immobile après la fermeture des puits. Il a continué de se tasser, parfois pendant des décennies.
Pour une installation de chauffage, cela n’a rien d’anecdotique : ce sont les conduites enterrées, les traversées de mur et les conduits maçonnés qui encaissent ces mouvements.
Contrôle périodique — Fontaine-l’Évêque
☎ 0499 46 84 59
Gaz, mazout et bois · technicien agréé AWAC · dès 150 €
Ce que produit un mouvement de terrain
Les affaissements liés à l’ancienne exploitation ne se manifestent pas par des effondrements spectaculaires. Ils agissent lentement, et leurs effets se lisent sur le bâti.
Trois signes se rencontrent couramment dans ce parc.
Ces observations ne relèvent pas du chauffagiste. Mais elles indiquent où porter l’attention sur l’installation, et c’est à ce titre qu’elles figurent ici.
Ce que cela fait aux conduites
Une canalisation de gaz enterrée ou encastrée ne tolère pas les mêmes déformations que la maçonnerie qui l’entoure.
Le point faible n’est jamais le tube lui-même mais ses jonctions : raccords vissés, changements de direction, traversées de mur ou de dalle. C’est là que la contrainte se concentre.
Une traversée de fondation constitue le cas le plus sollicité : d’un côté la conduite suit le bâtiment, de l’autre elle suit le terrain, et les deux ne bougent pas ensemble.
Sur une installation moderne, un manchon ou un compensateur absorbe ces mouvements. Sur une installation ancienne scellée au mortier, rien ne les absorbe.
Conséquence pratique : dans ce bâti, l’épreuve d’étanchéité de la conduite intérieure compte davantage qu’ailleurs, et elle fait partie du contrôle réglementaire.

Fontaine-l’Évêque — bâti ouvrier du bassin de Charleroi
Le conduit de fumées
Second organe exposé, et celui dont les désordres se voient le mieux.
Une souche maçonnée est un ouvrage élancé, fixé au bâtiment sur toute sa hauteur. Un mouvement différentiel la fissure, et la fissure ouvre le conduit sur le volume habité.
Le symptôme à connaître : une odeur de fumée dans une pièce alors que rien n’y est allumé, ou des traces noirâtres à la jonction entre conduit et plafond.
Dans les alignements de corons, plusieurs boisseaux partagent souvent une même souche. Une fissure fait alors communiquer votre conduit avec celui du voisin, et ses fumées peuvent redescendre chez vous.
Le tubage répond exactement à cette situation : il rétablit une continuité étanche indépendante de la maçonnerie, et il améliore en outre le tirage en réduisant la section.
Le calendrier légal
Fontaine-l’Évêque relève du régime wallon, fixé par l’arrêté du 29 janvier 2009 et publié par le SPW Énergie.
| Appareil | Fréquence | Remarque |
| Gaz naturel ≤ 100 kW | Tous les 3 ans | Cas majoritaire |
| Gaz au-delà de 100 kW | Tous les 2 ans | Immeubles |
| Chauffe-eau au gaz | Tous les 3 ans | Souvent oublié |
| Mazout | Chaque année | Encore présent |
| Bois, pellets | Chaque année | Appoints |
| Pompe à chaleur | Non concernée | Aucune combustion |
Une précision utile ici : si vous avez constaté des mouvements sur votre bâtiment, signalez-le à la prise de rendez-vous. Cela oriente l’examen vers les traversées et le conduit plutôt que vers le seul brûleur.
Dès que la puissance franchit 20 kW, il faut également un diagnostic approfondi, dont la facture revient au propriétaire.
Qui peut signer
L’habilitation est délivrée par l’AWAC, avec une catégorie par famille de combustible : L pour les liquides, G1 et G2 pour les gazeux. La procédure est décrite sur le portail de la Wallonie.
Ce qu’on peut demander lors du contrôle
Trois vérifications ne figurent pas d’office dans un protocole standard et se justifient particulièrement sur ce bâti.
L’examen des traversées de mur et de dalle : là où la conduite passe d’un milieu à l’autre, et donc là où la contrainte se concentre.
L’inspection du conduit sur toute sa hauteur, avec un regard depuis l’extérieur sur l’état de la souche et de son couronnement.
Et l’épreuve d’étanchéité de la conduite intérieure, qui fait certes partie du contrôle réglementaire mais dont il vaut la peine de demander explicitement le résultat chiffré.
Ces trois points allongent la visite d’une vingtaine de minutes. Sur un bâtiment qui a bougé, c’est le meilleur usage de ce temps.
Le voisinage, atout pratique
Dans une cité construite d’un seul tenant, les maisons sont techniquement jumelles, et cela se met à profit.
Elles ont le même âge, le même plan, souvent la même installation d’origine et la même souche. Ce que nous constatons chez l’une existe très probablement chez la voisine.
Cela permet deux choses. Grouper les visites, ce qui réduit sensiblement la part déplacement pour chacun. Et comparer les mesures : deux maisons identiques avec des relevés très différents disent quelque chose sur l’entretien de l’une ou de l’autre.
Sur une question de souche partagée, le groupage devient même nécessaire : un tubage se décide entre propriétaires concernés, pas seul.
Trois anciennes communes
Fontaine-l’Évêque compte environ 17 500 habitants répartis sur Fontaine-l’Évêque, Forchies-la-Marche et Leernes.
La commune appartient au sillon industriel hennuyer, façonné par le charbonnage et dont les terrils marquent encore le paysage.
Ce passé explique la densité du bâti ouvrier : rangées mitoyennes, cités construites d’un seul tenant, et un réseau de distribution installé pour desservir une population nombreuse sur un espace restreint.
Fontaine, Forchies-la-Marche, Leernes
☎ 0499 46 84 59
Rangées et cités du bassin · dès 150 €
Ce que couvre la visite
Combustion
On sort le brûleur de son logement pour le décrasser à fond, électrodes ramenées à la cote du fabricant. L’échangeur est dégagé côté fumées, et le siphon d’un appareil à condensation part au démontage pour vidange et rinçage.
Mesures
L’attestation reprend quatre valeurs relevées à l’analyseur de combustion : monoxyde de carbone, air en trop, chaleur partie dans les fumées, rendement final.
Traversées et conduit — poste renforcé ici
Épreuve d’étanchéité de la conduite intérieure, examen des traversées de mur et de dalle, état intérieur du conduit et de la souche depuis l’extérieur. Sur ce bâti, ce poste vaut mieux qu’un nettoyage supplémentaire.
Circuit et sécurité
Relevé de la pression au manomètre, puis épreuve du vase d’expansion circuit isolé : quand la valeur file, c’est un Flamco ou un Reflex à plat dans la quasi-totalité des cas. Suivent la pompe Grundfos ou Wilo, le circulateur et les purgeurs, la ventilation du local, le limiteur thermique et la soupape.

Fontaine-l’Évêque — rangées mitoyennes et terrils
Le bâti ouvrier
Au-delà des mouvements de terrain, la construction elle-même appelle trois remarques.
Les maisons sont hautes et étroites, souvent sur trois niveaux avec cave. Cette verticalité facilite la circulation de l’air et donc l’évacuation, mais elle éloigne aussi les pièces hautes de la chaufferie.
Les murs mitoyens limitent fortement les déperditions : deux façades sur quatre donnent sur des logements chauffés. La consommation y est structurellement plus basse, et un écart s’y remarque plus vite.
Le circuit de chauffage, enfin, a souvent été posé à une époque où l’on ne traitait pas l’eau. Les boues y sont la règle plutôt que l’exception, et elles expliquent une part des radiateurs qui chauffent mal.
Sur ce dernier point, un désembouage avant tout remplacement change souvent l’avis qu’on porte sur l’installation.
La consommation dans une maison mitoyenne
Une particularité de ce bâti mérite d’être connue, car elle fausse les comparaisons.
Une maison prise en rangée ne perd que par deux façades sur quatre : les murs mitoyens donnent sur des logements chauffés. Sa consommation est structurellement plus basse qu’une construction isolée de même surface.
Cela a deux conséquences. La première est agréable : à confort égal, vous payez moins qu’un voisin en quatre façades, et ce n’est pas votre installation qui en est la cause.
La seconde l’est moins : parce que le niveau de base est bas, une dégradation s’y remarque proportionnellement plus vite. Une hausse de dix pour cent sur une petite consommation reste une hausse de dix pour cent.
D’où l’intérêt de relever l’index une fois par mois pendant la saison de chauffe. Trois hivers de relevés donnent une référence propre à votre logement, et toute déviation devient lisible.
Ce qu’un contrôle révèle sur ce parc
Quatre constats reviennent avec régularité dans les cités de la commune.
Un conduit maçonné qui a travaillé, avec une étanchéité intérieure incertaine — le point central de cette page.
Une installation posée à une époque où l’on ne traitait pas l’eau, dont le circuit charrie des boues depuis des décennies.
Une amenée d’air supprimée lors du remplacement des châssis, sans que le lien avec l’appareil à flamme ait été fait.
Et des portions de conduite hors service, héritées d’un ancien chauffe-eau ou d’une cuisine déplacée, dont plus personne ne connaît le tracé.
Aucun de ces points n’est grave isolément. Ensemble, ils décrivent l’essentiel de ce que nous corrigeons ici.
Le circuit et l’eau chaude
Sans protection, l’eau du circuit s’attaque à l’acier des émetteurs et charge peu à peu l’échangeur comme la pompe. Trois opérations y répondent : désembouage complet, pose d’un filtre Adey, puis Fernox ou Sentinel pour empêcher toute reformation.
Le réglage entre branches se reprend au même passage, têtes Danfoss ou Honeywell et les organes Caleffi. Faites revoir la loi d’eau : laissée trop élevée, elle interdit à une chaudière à condensation d’atteindre le domaine où elle condense.
Dans un ballon accumulateur, l’anode se consume à la place de la cuve et figure au contrôle de chaque passage.
Sur un ballon installé en cave, vérifiez le calorifugeage : une surface tiède signale une perte permanente, et le gel menace les conduites en hiver.
Le mazout et le bois
Le fioul domestique subsiste dans une partie du parc, avec un contrôle annuel : gicleur et filtre remplacés, cellule photorésistante nettoyée, corps de chauffe ramoné, ligne suivie depuis la citerne.
Sur ce territoire, une attention particulière porte sur la cuve enterrée : un mouvement de terrain sollicite ses raccords et sa canalisation d’aspiration bien plus qu’un sol stable.
Le chauffage au bois sert d’appoint dans beaucoup de ces maisons. Passé le quart d’humidité, l’énergie sert à sécher la bûche au lieu de chauffer, et les fumées trop froides chargent le conduit de créosote.
Sur les granulés, l’entretien porte sur le brasier, la vis, l’extracteur et l’échangeur. Méfiance avec le poêle placé dans une pièce dont les châssis ont été remplacés : le volume est devenu hermétique.
Le calorifugeage en cave
Détail peu coûteux dont l’effet se voit sur une facture, et qui concerne presque toutes les maisons de ce bâti.
La chaufferie se trouve en cave, et les premiers mètres de conduite y traversent un local non chauffé. Chaque mètre nu perd de la chaleur en permanence, hiver comme été si la production d’eau chaude fonctionne.
La vérification se fait à la main : une conduite tiède au toucher signale une déperdition. Les manchons isolants coûtent quelques euros le mètre et se posent sans outil.
Traitez en priorité les départs de chaudière et les conduites reliées au ballon, qui sont les plus chaudes et donc les plus déperditives.
Cette même isolation protège du gel les portions exposées, dans une cave dont un soupirail reste ouvert.
Tarifs
Grille SanExpress hors taxes — le taux dépend de la date de construction du logement.
| Type de chaudière | Prix de l’entretien |
| Chauffage central (tous types) | 160 € |
| Chaudière au gaz (dont propane) | 100 € – 170 € |
| Chaudière au mazout | 150 € – 250 € |
| Chaudière à pellets | 100 € – 200 € |
Forfait complet à partir de 150 €, attestation comprise. Dans une rangée où les maisons se ressemblent, grouper les rendez-vous entre voisins réduit sensiblement la part déplacement.
Avant de remplacer
Sur ce bâti, une question précède les autres : le conduit existant est-il encore sain ?
Si la souche a travaillé, un appareil neuf raccordé dessus reproduira les mêmes désordres. Faites inspecter le conduit avant de commander, pas après.
Deux réponses existent. Le tubage, qui restaure une continuité étanche indépendante de la maçonnerie. Ou un appareil à circuit étanche, qui rend le conduit inutile et règle la question définitivement — solution souvent la plus solide ici.
Pour le reste, l’ordre habituel : isolation d’abord, émetteurs ensuite — leur aptitude à chauffer en eau tiède décide de la pertinence d’une pompe à chaleur — et générateur en dernier, dimensionné après travaux.
Les primes wallonnes et l’effet sur le certificat PEB s’examinent ensemble — voir aussi notre page tubage.
Reconnaître une visite sérieuse
Trois repères, sans connaissances techniques.
L’instrument doit se brancher sur votre appareil ; conservé dans le véhicule, il rapporte des mesures effectuées sur un autre site.
Le brûleur doit montrer les traces d’une ouverture récente, et le vase être éprouvé vanne coupée.
Un quatrième vaut sur ce parc : le technicien a-t-il regardé la souche depuis l’extérieur et les traversées de mur ? Sur un bâti qui a bougé, une visite limitée à la chaufferie passe à côté de l’essentiel.
Ce que vous pouvez suivre vous-même
Quatre observations, sans outil. L’aiguille du manomètre, qui devrait rester stable d’un relevé au suivant. L’aspect de la flamme quand elle est visible. La date sur le flexible de la cuisinière. Et les grilles d’aération, qu’aucun objet ne devrait masquer.
Ajoutez-en une cinquième, propre à cette page : photographiez une fois par an les fissures que vous connaissez, avec une règle ou une pièce de monnaie pour l’échelle. Une fissure stable ne pose pas de question ; une fissure qui progresse en pose une, et la photo le montre mieux que la mémoire.
Compléter le niveau d’eau et purger les radiateurs ne demandent aucune qualification : ce sont des gestes d’occupant.
Quand programmer
De mai à septembre. Une interruption estivale ne se remarque pas, et une pièce commandée arrive avant la saison.
Signalez tout mouvement constaté sur le bâtiment depuis la dernière visite — fissure nouvelle, porte qui ferme mal, dalle désaffleurée. C’est l’information qui déclenche un examen des traversées.
Où nous intervenons
Fontaine-l’Évêque, Forchies-la-Marche et Leernes, ainsi que Anderlues, Courcelles, Charleroi, Binche et Morlanwelz, en Hainaut.
Nous intervenons sur tous les constructeurs présents en Belgique : Vaillant, Bulex, Bosch, Junkers, Viessmann, De Dietrich, Saunier Duval, Atlantic, Ariston. Voir aussi nos services.
Questions fréquentes
Des fissures apparaissent, faut-il s’inquiéter pour le chauffage ?
Pas nécessairement, mais cela justifie d’examiner les traversées de mur et le conduit. Signalez-le à la prise de rendez-vous.
Je sens la fumée sans avoir rien allumé
Une souche fissurée peut faire communiquer votre conduit avec celui du voisin. Notez la date et l’heure : ce relevé servira à établir l’origine.
Mes radiateurs chauffent mal, faut-il changer la chaudière ?
Rarement. Sur un circuit ancien jamais traité, un désembouage suivi d’un équilibrage change souvent l’avis qu’on porte sur l’installation.
Le tubage est-il utile ici ?
Souvent. Il rétablit une continuité étanche indépendante de la maçonnerie et améliore le tirage. Un appareil étanche règle la question autrement.
Pour finir
Trois ans au gaz et pour le chauffe-eau, un an au mazout, aux bûches et aux pellets, sous la signature d’un agréé AWAC.
Et sur un bâti qui a travaillé : une photo annuelle des fissures connues vaut mieux que la mémoire.
Appareil à l’arrêt : voir dépannage de chaudière. Odeur de gaz maintenant : sortez et consultez odeur de gaz à Fontaine-l’Évêque, où figure la marche à suivre complète.
Entretien chaudière — Fontaine-l’Évêque
☎ 0499 46 84 59
Traversées, conduits et tubage · dès 150 €



