Beaucoup de bâtiments disonais n’ont pas été conçus pour ce qu’ils abritent aujourd’hui. Maisons bourgeoises de l’époque lainière, immeubles de rapport, grandes habitations ouvrières : une part importante a été divisée en deux, trois ou quatre logements.
L’installation de chauffage a suivi le mouvement, mais par fractionnement successif plutôt que par conception. C’est de là que viennent la plupart des situations confuses.
Contrôle périodique — Dison
☎ 0499 46 84 59
Gaz, mazout et bois · technicien agréé AWAC · dès 150 €
Savoir ce que vous avez
Première question, et beaucoup d’occupants ne connaissent pas la réponse : votre logement dispose-t-il de son propre appareil, ou partage-t-il quelque chose avec les autres ?
Trois configurations courantes
Chaque logement possède sa chaudière individuelle et son compteur. C’est le cas le plus simple : l’entretien vous concerne seul, et l’attestation porte sur votre appareil.
Une seule chaudière alimente tout le bâtiment. Elle relève alors des parties communes, et l’entretien est organisé collectivement — mais chaque occupant reste concerné par ce qui se trouve chez lui.
Configuration intermédiaire, la plus fréquente ici et la plus délicate : chaque logement a son appareil, mais ils partagent un conduit d’évacuation, une ventilation, ou une colonne montante de gaz. Ce qui est individuel s’arrête alors quelque part, et cet endroit n’est écrit nulle part.
Comment le vérifier
Regardez où se trouve votre compteur gaz : dans votre logement, dans un local commun, ou en batterie avec les autres ? Suivez ensuite la conduite depuis ce compteur — jusqu’où reste-t-elle visible et manifestement à vous ?
Et surtout : demandez au technicien, lors du prochain entretien, de vous dire ce qu’il constate. C’est en général la première fois que quelqu’un le formule clairement, et cela vaut la peine de le noter.
Le conduit partagé, point sensible
Dans un bâtiment divisé, plusieurs appareils se retrouvent souvent raccordés à une même souche, parfois à un même boisseau — ce qui n’était pas prévu quand elle a été bâtie pour un seul foyer.
Les conséquences sont concrètes. Une section prévue pour un appareil ne convient pas nécessairement à deux. Un appareil éteint laisse un conduit froid dans lequel les fumées du voisin peuvent redescendre. Et l’étanchéité entre conduits d’une même maçonnerie ne tient plus après un siècle.
Le signe qui doit alerter : une odeur de fumée alors que vous n’avez rien allumé, ou des suies autour d’un raccordement. Cela ne vient pas de chez vous, et ce n’est jamais normal.
Le tubage est la réponse technique — il rétablit l’étanchéité entre logements et corrige la question de la section. Sur un bâtiment divisé, c’est une décision qui concerne plusieurs propriétaires, et elle se prend d’autant mieux qu’elle est anticipée. Voir notre page dédiée.

Dison — l’ancienne cité lainière du pays de Herve
Le calendrier légal
Dison relève du régime wallon, fixé par l’arrêté du 29 janvier 2009 et publié par le SPW Énergie.
| Appareil | Fréquence | Remarque |
| Gaz naturel ≤ 100 kW | Tous les 3 ans | Cas majoritaire |
| Gaz au-delà de 100 kW | Tous les 2 ans | Chaufferie commune |
| Chauffe-eau au gaz | Tous les 3 ans | Fréquent en division |
| Mazout | Chaque année | Encore présent |
| Bois, pellets | Chaque année | Appoints |
| Pompe à chaleur | Non concernée | Aucune combustion |
Une chaudière commune desservant plusieurs logements franchit facilement les 100 kW, ce qui fait passer le contrôle à deux ans. Sur un bâtiment divisé, vérifiez la puissance réelle plutôt que de supposer le rythme courant.
Le chauffe-eau au gaz relève du même contrôle qu’une chaudière. Dans un logement issu d’une division, il est souvent le seul appareil à flamme — et souvent le plus oublié.
Franchi le seuil de 20 kW, un diagnostic approfondi devient obligatoire, payé par celui qui détient le bien.
Qui peut signer
L’habilitation vient de l’AWAC, délivrée séparément pour chaque famille de combustible : L pour les liquides, G1 et G2 pour les gazeux. La procédure figure sur le portail de la Wallonie.
Le gestionnaire de réseau
Pour le gaz naturel, Dison relève de RESA et le numéro d’urgence est le 04 362 98 38.
Ce numéro couvre la partie francophone de la province de Liège. RESA en exploite un second, réservé aux communes germanophones de l’est, qui ne dessert pas Dison.
Notez le 04 362 98 38 près du compteur — et dans un immeuble divisé, affichez-le aussi dans le hall si vous le pouvez. Tous les occupants n’ont pas la même ancienneté dans le bâtiment. L’outil publié par la CWaPE permet de vérifier une adresse en cas de doute, et le 112 aboutit partout.
Dison et Andrimont
Dison compte environ 15 500 habitants sur deux sections, Dison et Andrimont.
La commune appartient au pays de Herve, en province de Liège, dans le bassin de la Vesdre. Son développement doit tout à l’industrie textile : au XIXe siècle, la laine a fait de ce coin l’un des plus densément peuplés du pays.
Il en reste un tissu urbain serré, bâti en brique sur des pentes marquées, où maisons ouvrières et anciennes demeures de fabricants se côtoient dans les mêmes rues. Une part notable du parc relève aujourd’hui du logement social ou de la location privée.
Dison et Andrimont
☎ 0499 46 84 59
Appartements, maisons divisées et unifamiliales · dès 150 €
Ce que couvre la visite
Combustion
On extrait le brûleur pour le nettoyer à fond, et l’écartement des électrodes est ramené à la valeur d’usine. Le côté fumées de l’échangeur est dégagé, et sur une chaudière à condensation le siphon part au démontage pour vidange et rinçage.
Évacuation — poste renforcé en division
Mesure du tirage, examen du raccordement et de l’état intérieur du conduit, vérification que la section correspond à ce qui y est raccordé. Dans un bâtiment divisé, c’est ce poste qui décide de la sécurité de plusieurs ménages, pas seulement du vôtre.
Mesures
Quatre chiffres sortent de l’analyseur de combustion — monoxyde, air en excès, température des fumées, rendement — et figurent sur le document remis.
Circuit et sécurité
On relève la pression au manomètre puis on éprouve le vase d’expansion vanne coupée : derrière une pression capricieuse, on trouve presque toujours un Flamco ou un Reflex à plat. Viennent ensuite la pompe Grundfos ou Wilo, l’état du circulateur et des purgeurs, l’aération du local, le limiteur thermique, le pressostat et la soupape.

Dison — bâti de brique et rues en pente
Quand le budget est serré
Parlons-en sans détour : là où les fins de mois sont serrées, l’entretien recule souvent dans l’ordre des priorités. Le calcul est mauvais, et des aides existent.
Voici ce qu’elle apporte vraiment. L’isolation du bâtiment reste inchangée : n’espérez pas un bouleversement de la facture. Ce qu’on récupère, c’est le rendement perdu par l’encrassement et le déréglage — un gain réel mais modeste. En revanche elle évite très souvent la panne d’hiver, dont le coût dépasse celui de la visite, et elle conditionne la couverture d’assurance.
Trois réglages ne coûtent rien et se demandent explicitement : la courbe de chauffe, la programmation horaire, et l’équilibrage des radiateurs. Dans un appartement issu d’une division, l’équilibrage compte particulièrement — les circuits ont été refaits par tronçons et sont rarement réglés.
Les primes wallonnes sont majorées selon les revenus, et le centre public d’action sociale peut intervenir dans une situation difficile, y compris sur une facture d’entretien. C’est une démarche, pas une faveur.
Un mot sur la précarité énergétique : si vous vous chauffez moins pour tenir un budget, dites-le au technicien. Une installation utilisée en sous-régime se dérègle autrement qu’une installation normalement sollicitée, et les réglages s’adaptent.
Locataire, propriétaire, copropriétaire
Dans un bâtiment divisé, cette question revient constamment. Voici les règles.
La conformité de l’installation incombe au propriétaire. Attachée au bâti lui-même, elle ne se déplace pas par une clause de contrat.
L’entretien périodique peut, lui, être mis à charge du locataire par le contrat. Lisez la clause du bail avant de signer, et conservez les attestations : elles seront demandées à l’état des lieux de sortie.
Ce qui relève des parties communes — conduit partagé, colonne de gaz, chaufferie collective — dépend de la copropriété et se traite avec le syndic, même dans un petit immeuble de trois logements.
Point pratique : dans beaucoup de divisions anciennes, aucune copropriété formelle n’existe et le bâtiment appartient à un seul propriétaire qui loue les logements. Tout lui incombe alors, y compris ce qui touche aux conduits. Un écrit vaut mieux qu’une conversation.
Le mazout et le bois
Le fioul domestique équipe encore une fraction des logements, soumise à une visite chaque année. Le gicleur et le filtre sont remplacés à chaque passage, la cellule photorésistante nettoyée, le corps de chauffe ramoné, et la ligne suivie depuis la citerne.
Dans un bâtiment divisé, une cuve unique alimentant plusieurs logements pose la question de la répartition des consommations. Il n’existe pas de solution parfaite : compteurs individuels sur chaque départ, ou clé de répartition écrite et acceptée. À défaut, le désaccord surgit au moment de payer.
Le chauffage au bois revient dans certains foyers comme appoint économique. Passé 25 % d’humidité, l’énergie sert à sécher la bûche plutôt qu’à chauffer, et les fumées refroidies déposent de la créosote. Dans un bâtiment où plusieurs logements partagent une souche, un feu de conduit ne concerne jamais un seul occupant : le ramonage y est une précaution collective.
Attention au poêle logé dans un local aux châssis refaits : contrôlez son arrivée d’air. Côté granulés, on décendre le creuset et l’on vérifie la vis, l’extracteur et le faisceau.
Le circuit et l’eau chaude
Sur un réseau refait par morceaux au fil des divisions, la qualité de l’eau compte double.
Faute d’inhibiteur, la corrosion ronge l’acier des émetteurs et les particules gagnent l’échangeur et la pompe. Les passages resserrés d’un échangeur mural le supportent nettement plus mal qu’un ancien corps de chauffe en fonte.
On y remédie par un désembouage, un filtre magnétique Adey et un Fernox ou un Sentinel. Les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et l’équilibrage Caleffi se reprennent au même passage.
Dans un ballon de stockage, l’anode se dissout à la place de la cuve : son état s’inspecte à chaque intervention.
Faites contrôler la loi d’eau : maintenue trop haut, une chaudière à condensation ne condensera jamais et se comportera comme un appareil d’ancienne génération.
Contrat ou visite ponctuelle
Dans un bâtiment divisé, la question dépasse le prix du forfait.
Un prestataire qui suit plusieurs logements du même immeuble connaît le conduit, la colonne et la façon dont l’installation a été fractionnée. C’est une connaissance qui ne figure sur aucun plan et qui se perd à chaque changement d’intervenant.
Regardez avant de signer ce que recouvre la notion de pièce d’usure, si le ramonage est inclus ou facturé à part, et le caractère contractuel ou indicatif du délai d’intervention annoncé.
Un point propre à la location : si le bail met l’entretien à votre charge, vous choisissez le prestataire — et vous conservez les attestations. Si c’est le propriétaire qui l’organise, demandez-lui copie du document après chaque passage. Elle vous protège autant que lui.
Tarifs
Barème SanExpress, hors TVA — le taux suit l’ancienneté du bâtiment.
| Type de chaudière | Prix de l’entretien |
| Chauffage central (tous types) | 160 € |
| Chaudière au gaz (dont propane) | 100 € – 170 € |
| Chaudière au mazout | 150 € – 250 € |
| Chaudière à pellets | 100 € – 200 € |
Forfait complet à partir de 150 €, attestation comprise. Dans un immeuble divisé, faire contrôler plusieurs appareils le même jour allège nettement la part déplacement pour chacun — cela s’organise entre occupants ou par le propriétaire.
Avant de remplacer
L’isolation d’abord, toiture en tête — sachant que dans un bâtiment divisé, le logement du dernier étage supporte seul cette déperdition alors que la toiture relève des parties communes. C’est une source classique de blocage, et elle se règle mieux collectivement.
Puis les radiateurs, car leur capacité à fonctionner en eau tiède décide de la pertinence d’une pompe à chaleur. Dans un appartement sans extérieur privatif, l’implantation de l’unité pose par ailleurs une vraie question.
Le générateur enfin, avec l’évacuation. Sur un bâtiment divisé, l’appareil à circuit étanche présente un avantage décisif : il s’affranchit du conduit partagé et de tous ses aléas. Les primes wallonnes et l’effet sur le certificat PEB s’examinent ensemble.
Reconnaître une visite sérieuse
Trois repères, sans connaissances techniques.
Assurez-vous que l’instrument est relié à votre chaudière : s’il n’a pas quitté le véhicule, les valeurs proviennent d’un autre logement. Le brûleur doit porter les traces d’un démontage récent. Et le vase d’expansion doit avoir été testé vanne fermée.
Un quatrième compte dans un bâtiment divisé : le technicien vous a-t-il dit ce que votre installation partage avec les autres logements ? C’est l’information la plus utile qu’il puisse vous donner, et personne ne la fournit spontanément.
Ce que vous pouvez suivre vous-même
Quatre observations, sans outil. L’aiguille du manomètre, qui devrait rester stable d’un relevé au suivant. L’aspect de la flamme quand elle est visible. La date sur le flexible de la cuisinière. Et les grilles d’aération, qu’aucun objet ne devrait masquer.
Ajoutez-en une cinquième, propre à ce bâti : si vous sentez une odeur de fumée sans avoir rien allumé, notez le jour et l’heure. Cela vient d’un autre logement, et ce relevé est ce qui permettra d’établir d’où.
Recompléter l’eau du circuit et purger les émetteurs restent à votre portée. Au-delà — flamme, conduite de gaz, sécurités — l’agrément devient indispensable.
Quand programmer
De mai à septembre. Une interruption de deux heures ne gêne personne en été, les créneaux abondent, et une pièce à commander arrive avant la saison de chauffe.
Signalez à la prise de rendez-vous s’il s’agit d’un appartement dans une maison divisée, à quel étage, et si le compteur se trouve dans un local commun. Ces informations évitent une visite pour rien.
Où nous intervenons
Dison et Andrimont, ainsi que Verviers, Pepinster, Herve, Limbourg et Welkenraedt, dans le bassin de la Vesdre.
Toutes les marques distribuées sur le marché belge sont prises en charge : Vaillant, Bulex, Bosch, Junkers, Viessmann, De Dietrich, Saunier Duval, Atlantic, Ariston. Voir aussi nos services.
Questions fréquentes
Mon appartement partage-t-il quelque chose ?
Souvent le conduit d’évacuation ou la colonne de gaz, même quand chaque logement a sa chaudière. Demandez au technicien de vous le dire lors du prochain entretien.
Je sens la fumée sans avoir rien allumé
Cela vient d’un autre logement par une souche partagée devenue perméable. Notez le jour et l’heure : ce relevé permettra d’établir l’origine.
Locataire, dois-je payer l’entretien ?
Cela dépend de la clause du bail, qui peut vous l’attribuer. La conformité de l’installation reste toujours à charge du propriétaire.
Quel numéro d’urgence à Dison ?
RESA au 04 362 98 38, numéro de la zone francophone. Le second numéro RESA vise les communes germanophones de la province et reste sans effet ici.
Pour finir
Tous les trois ans au gaz comme pour la production d’eau chaude, chaque année au fioul et pour tout ce qui brûle du bois, avec la signature d’un agréé AWAC.
Et dans un bâtiment divisé, une question à poser au prochain passage : qu’est-ce que mon installation partage avec les autres logements ?
Appareil à l’arrêt : voir dépannage de chaudière. Odeur de gaz maintenant : sortez et appelez RESA au 04 362 98 38 — marche à suivre sur odeur de gaz à Dison.
Entretien chaudière — Dison
☎ 0499 46 84 59
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