Pâturages, Wasmes et Warquignies reposent sur un sous-sol creusé pendant plus d’un siècle par les charbonnages du Couchant de Mons. Les puits ont fermé, mais le terrain continue de bouger.
Ces mouvements sont lents et rarement spectaculaires. Ils agissent pourtant sur trois éléments de votre installation, et aucun ne se voit depuis la chaufferie.
Contrôle périodique — Colfontaine
☎ 0499 46 84 59
Gaz, mazout et bois · technicien agréé AWAC · dès 150 €
Trois effets d’un terrain qui travaille
La souche qui se désaligne
Une cheminée est l’élément le plus haut et le plus rigide d’une maison. Quand le bâtiment subit un tassement différentiel — un côté qui descend plus que l’autre — c’est elle qui encaisse en premier.
Le résultat n’est pas forcément une souche penchée et visible. C’est souvent une fissure interne au boisseau, invisible depuis la pièce comme depuis la rue, qui laisse passer les fumées vers les volumes voisins ou vers la maison mitoyenne.
La conduite enterrée qui subit une contrainte
Une canalisation de gaz ou une ligne de mazout enterrée traverse un terrain qui ne se déplace pas uniformément. Elle se retrouve alors en flexion, en traction, ou cisaillée à un point de passage rigide — un mur de cave, un regard.
C’est précisément ce que le réseau de distribution surveille sur ce territoire, et c’est aussi ce qui rend le contrôle de la partie privative particulièrement pertinent ici.
La dalle de chaufferie
Une dalle qui travaille désolidarise ce qui repose dessus. Un appareil scellé au sol, un support de citerne, un massif de fixation : chacun peut se retrouver contraint sans que rien ne se voie.
Le signe à connaître : une fissure qui apparaît ou s’ouvre au sol du local technique, ou un appareil qui ne semble plus parfaitement d’aplomb. Cela se signale au technicien, ce n’est pas un détail de maçonnerie.

Colfontaine — l’ancien bassin du Borinage
Ce qu’il faut en retenir concrètement
Rien de tout cela n’impose de vivre dans l’inquiétude, et l’immense majorité des maisons ne connaîtront jamais d’incident. Mais trois habitudes se justifient ici plus qu’ailleurs.
Signalez toute fissure nouvelle au technicien lors de la visite, en particulier si elle se trouve près du conduit, au sol du local technique, ou sur la façade au niveau de la souche. Il ne s’agit pas de son métier, mais cela oriente ce qu’il va vérifier.
Faites contrôler le tirage à chaque visite plutôt qu’une fois sur trois. Sur un conduit susceptible d’avoir bougé, c’est la mesure la plus parlante et elle prend cinq minutes.
Et si des travaux de terrassement sont prévus chez vous — terrasse, extension, plantation d’arbre — faites repérer le tracé des conduites enterrées avant de creuser, pas après.
Le calendrier légal
Colfontaine relève du régime wallon, fixé par l’arrêté du 29 janvier 2009 et publié par le SPW Énergie.
| Énergie | Fréquence | Remarque |
| Gaz naturel ≤ 100 kW | Tous les 3 ans | Cas majoritaire |
| Gaz au-delà de 100 kW | Tous les 2 ans | Immeubles collectifs |
| Chauffe-eau au gaz | Tous les 3 ans | Souvent oublié |
| Mazout | Chaque année | Encore présent |
| Bois, pellets | Chaque année | Appoints |
| Pompe à chaleur | Non concernée | Aucune combustion |
Le chauffe-eau au gaz relève du même contrôle qu’une chaudière. C’est l’appareil le plus souvent négligé dans ce type de bâti, et son emplacement — fréquemment une petite salle de bains — en fait le plus sensible.
Le seuil de 20 kW déclenche une obligation supplémentaire, le diagnostic approfondi, dont la charge revient à celui qui possède le bien.
Qui peut signer
Seule l’AWAC délivre le droit d’intervenir, et son titre varie selon le combustible : L pour les liquides, G1 et G2 pour les gazeux. La procédure figure sur le portail de la Wallonie.
Le gestionnaire de réseau
Pour le gaz naturel, Colfontaine relève d’ORES et le numéro d’urgence est le 0800 87 087. Presque toutes les rues habitées sont raccordées ; un doute sur une adresse se lève avec l’outil mis en ligne par la CWaPE.
Notez ce numéro près du compteur. Dans un tissu de maisons accolées, il vaut mieux que plusieurs habitants de la rue l’aient sous les yeux.
Trois anciennes communes du Borinage
Colfontaine compte environ 18 600 habitants répartis sur Pâturages, Wasmes et Warquignies.
La commune appartient au Borinage, en Hainaut, et son nom même vient du bois de Colfontaine qui borde son territoire. Les terrils rappellent l’activité charbonnière qui a façonné le paysage et le bâti.
Ce passé explique la structure du parc : de nombreux corons et maisons ouvrières en brique, construits entre 1850 et 1950, souvent mitoyens, et une proportion notable de logement social.
Pâturages, Wasmes et Warquignies
☎ 0499 46 84 59
Maisons ouvrières, corons et logement social · dès 150 €
Ce que couvre la visite
Combustion
On démonte le brûleur pour le débarrasser de ses dépôts et l’on rétablit l’écartement d’électrodes voulu par le constructeur. Côté fumées, l’échangeur est décrassé ; une chaudière à condensation voit en outre son siphon retiré, vidé et lavé.
Évacuation — poste renforcé ici
Mesure du tirage, inspection de l’état intérieur du conduit, examen de la souche depuis l’extérieur, vérification de la section par rapport à l’appareil. Sur un territoire où le bâti peut avoir bougé, ce poste mérite plus d’attention qu’un protocole standard ne lui en accorde.
Mesures
Branché sur l’appareil, l’analyseur de combustion chiffre le monoxyde émis, la proportion d’air superflu, la chaleur perdue à l’évacuation et le rendement réellement obtenu. Reportés sur le document remis, ces nombres permettent de repérer une dérive entre deux passages.
Circuit et sécurité
Lecture du manomètre, vase d’expansion testé vanne fermée — un Flamco ou un Reflex ayant perdu sa charge explique la plupart des pressions instables. Débit de la pompe Grundfos ou Wilo, état du circulateur et des purgeurs, ventilation du local, thermostat limiteur, pressostat, soupape de sûreté.

Colfontaine — habitat ouvrier et terrils
La maison en rangée et sa souche
Dans les corons, plusieurs boisseaux cohabitent dans une même maçonnerie, séparés par quelques centimètres de brique.
Après un siècle, cette séparation n’est plus étanche — et sur ce territoire, un mouvement de terrain a pu accélérer le processus. Les fumées d’un appareil voisin peuvent alors passer dans votre conduit et redescendre chez vous, surtout quand votre propre installation est à l’arrêt.
Le signe : une odeur de fumée alors que vous n’avez rien allumé, ou des suies autour d’un foyer condamné. Aucun de ces indices n’est anodin, et l’origine se situe ailleurs que chez vous.
Un tubage rétablit l’étanchéité entre habitations et corrige du même coup la question de la section, ces conduits ayant été bâtis pour un poêle au charbon. Voir notre page dédiée.
Quand le budget entre en jeu
Autant l’aborder franchement : dans une commune où beaucoup de ménages comptent, l’entretien passe parfois après le reste. C’est un mauvais calcul, et des dispositifs existent.
Ce qu’une visite fait réellement : elle ne change rien à l’isolation du bâtiment, donc n’attendez pas qu’elle transforme votre facture. Elle récupère le rendement perdu par encrassement et déréglage — réel, mais mesuré. En revanche elle évite très souvent la panne d’hiver, dont le coût dépasse largement celui de la visite, et elle conditionne la couverture d’assurance.
Trois réglages ne coûtent rien et se demandent explicitement : la courbe de chauffe — la loi d’eau —, la programmation horaire, et l’équilibrage des radiateurs. Dans un logement de faible volume, leur effet dépasse celui du décrassage proprement dit.
Les primes wallonnes sont majorées selon les revenus, et le centre public d’action sociale de la commune peut intervenir dans une situation difficile, y compris sur une facture d’entretien. C’est une démarche, pas une faveur.
Le mazout et le bois
Le fioul domestique alimente toujours une fraction des logements, soumise à une visite chaque année. Le gicleur neuf, le filtre neuf, la cellule photorésistante décrassée, le corps de chauffe ramoné : voilà le passage obligé, avec un contrôle de la ligne depuis la citerne.
Sur une cuve enterrée, une remarque propre à ce territoire : un terrain qui bouge sollicite le réservoir et ses raccordements. Faire examiner l’état de la cuve n’est pas une dépense inutile — c’est ce qui permet de choisir la date d’un remplacement plutôt que de la subir.
Le chauffage au bois revient dans certains foyers comme appoint économique. Passé 25 % d’humidité, une partie de l’énergie sert à évaporer l’eau de la bûche, et les fumées refroidies tapissent le conduit de créosote. Dans une maison en rangée, un feu de conduit ne concerne jamais une seule habitation — le ramonage est ici une précaution de voisinage autant qu’une obligation.
Un poêle placé dans une pièce dont on a changé les châssis prélève son air là où il n’en entre plus. Côté granulés, l’intervention couvre le brasier, la vis, l’extracteur et l’échangeur.
Le circuit et l’eau chaude
Sur les petites installations de ce bâti, le réseau compte proportionnellement beaucoup : quelques radiateurs mal équilibrés suffisent à dégrader tout le confort.
Sans additif protecteur, la corrosion gagne les radiateurs en acier et les particules arrachées finissent par encombrer l’échangeur et le circulateur. Un échangeur de chaudière murale, aux passages étroits, s’en accommode bien moins qu’un vieux corps de chauffe en fonte.
On y répond par un désembouage, la pose d’un filtre magnétique Adey et l’ajout d’un Fernox ou d’un Sentinel. Le même passage sert à ajuster local par local les robinets thermostatiques Danfoss ou Honeywell et à reprendre l’équilibrage Caleffi.
L’anode d’un ballon accumulateur se sacrifie lentement pour protéger la cuve : son état s’inspecte à chaque intervention.
Tarifs
Barème SanExpress, hors TVA — le taux suit l’ancienneté du bâtiment.
| Type de chaudière | Prix de l’entretien |
| Chauffage central (tous types) | 160 € |
| Chaudière au gaz (dont propane) | 100 € – 170 € |
| Chaudière au mazout | 150 € – 250 € |
| Chaudière à pellets | 100 € – 200 € |
Forfait complet à partir de 150 €, attestation comprise. Une petite installation se situe dans le bas de fourchette. Dans une rue de maisons identiques, grouper les rendez-vous sur une même matinée allège la part déplacement pour chacun — c’est ici le levier le plus efficace, et il suffit de s’organiser entre voisins.
Locataire ou propriétaire
Le parc locatif pesant lourd ici, mieux vaut savoir précisément qui doit quoi.
Deux obligations coexistent et on les confond souvent. La conformité relève toujours du bailleur : attachée au bâti lui-même, elle ne peut être déplacée par une clause de contrat. L’entretien périodique peut en revanche être attribué à l’occupant par le contrat de location.
Lisez la clause d’entretien du bail avant de signer, et non au premier hiver. Quand elle vous en charge, archivez chaque attestation — l’état des lieux de sortie les réclamera.
Les sociétés de logement social prennent d’ordinaire l’entretien en main pour leurs locataires. Si aucun technicien n’est passé depuis plus de trois ans au gaz, posez la question par écrit — l’absence d’attestation vous exposerait en cas de sinistre, même si l’obligation ne pesait pas sur vous.
Reconnaître une visite sérieuse
Trois repères, sans connaissances techniques.
L’analyseur doit être physiquement connecté à l’appareil ; s’il n’a pas bougé de la camionnette, les valeurs inscrites proviennent d’un autre chantier. Un brûleur réellement déposé laisse des traces sur ses fixations, visibles au premier coup d’œil. Et le vase d’expansion doit avoir été testé vanne fermée.
Un quatrième compte particulièrement ici : le technicien est-il sorti regarder la souche, ou a-t-il mesuré le tirage ? Dans une maison en rangée sur un terrain qui a pu travailler, l’évacuation est ce qui décide de la sécurité.
Ce que vous pouvez suivre vous-même
Quatre observations, sans outil. L’aiguille du manomètre, qui devrait rester stable d’un relevé au suivant. L’aspect de la flamme quand elle est visible. La date sur le flexible de la cuisinière. Et les grilles d’aération, qu’aucun objet ne devrait masquer.
Ajoutez-en une cinquième, propre à ce territoire : surveillez les fissures. Pas pour vous inquiéter, mais pour les dater. Une fissure photographiée aujourd’hui avec une règle à côté permettra dans deux ans de dire si elle a bougé — information que personne d’autre que vous ne peut produire, et qui vaut de l’or devant un expert.
Ramener la pression et chasser l’air des radiateurs font partie de ce que vous pouvez entreprendre. Ensuite — flamme, canalisation de gaz, sécurités — seul un professionnel habilité peut agir.
Avant de remplacer
Commencez par isoler, en priorité la toiture : dans un volume étroit et développé en hauteur, c’est par là que la chaleur s’échappe. Remplacer le générateur avant les travaux revient à installer une puissance qui sera excédentaire une fois le chantier fini.
Les émetteurs ensuite. Envisagez-vous une pompe à chaleur ? Tout se joue sur l’aptitude de vos émetteurs à travailler avec une eau tiède. Des radiateurs conçus pour du 70 °C déçoivent souvent, et cela s’établit avant de commander quoi que ce soit.
Le générateur enfin, et l’évacuation avec lui. C’est le moment de trancher entre un tubage et un appareil à circuit étanche — revenir sur ce choix plus tard coûte bien davantage. Le volet financier se traite en parallèle : aides régionales et répercussion sur le certificat PEB.
Quand programmer
De mai à septembre. Un arrêt de deux heures passe inaperçu à la belle saison, les créneaux ne manquent pas, et toute pièce commandée arrive avant les premiers froids.
Un conseil pratique dans ce bâti : parlez-en aux voisins immédiats. Un alignement de maisons partage généralement le même plan, la même cheminée et les mêmes faiblesses — un technicien qui en traite plusieurs le même jour connaît déjà le bâtiment en arrivant chez vous.
Où nous intervenons
Pâturages, Wasmes et Warquignies, ainsi que Frameries, Boussu, Quiévrain, Dour et Mons, dans le Borinage.
Toutes les marques présentes en Belgique sont prises en charge : Vaillant, Bulex, Bosch, Junkers, Viessmann, De Dietrich, Saunier Duval, Atlantic, Ariston. Voir aussi nos services.
Questions fréquentes
Le sous-sol minier menace-t-il ma chaudière ?
Pas directement. Ce sont le conduit, les conduites enterrées et la dalle du local qui peuvent subir un mouvement de terrain — d’où l’intérêt de faire mesurer le tirage à chaque visite.
Je vois une nouvelle fissure, que faire ?
Photographiez-la avec une règle à côté et datez le cliché. Signalez-la au technicien si elle est près du conduit ou au sol du local technique.
Je sens la fumée sans avoir rien allumé
L’origine se trouve sans doute chez le mitoyen : au bout de cent ans, la cloison entre conduits d’une même souche laisse passer. Un tubage rétablit la séparation.
Locataire, dois-je payer l’entretien ?
Cela dépend de la clause du bail, qui peut vous l’attribuer. La conformité de l’installation, elle, reste toujours à charge du propriétaire.
Pour finir
Tous les trois ans pour le gaz et le chauffe-eau, chaque année pour le mazout et tout ce qui brûle du bois, sous la responsabilité d’un technicien agréé AWAC.
Et dans ce bâti, un point à faire vérifier explicitement à chaque passage : le conduit, sa section et son étanchéité vis-à-vis des mitoyens.
Appareil à l’arrêt : voir dépannage de chaudière. Odeur de gaz maintenant : sortez et appelez ORES au 0800 87 087 — marche à suivre sur odeur de gaz à Colfontaine.
Entretien chaudière — Colfontaine
☎ 0499 46 84 59
Gaz · mazout · conduits partagés · dès 150 €



