Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Rien qui produise une étincelle avant la porte : interrupteurs, hotte, disjoncteurs, prises, téléphone.
- Ouvrez au passage ce qui donne dehors, sans jamais retourner sur vos pas.
- Ne coupez au compteur ou à la cuve que si l’organe est accessible depuis l’extérieur et sans manœuvre électrique.
- Faites sortir chacun, animaux compris, et éloignez-vous nettement des bâtiments.
- Une fois dehors, à distance : composez le 112. Valable en toute circonstance, il vous dirige vers le service adéquat et se compose gratuitement depuis tout téléphone.
- Alertez dans la foulée le gestionnaire du réseau, ou votre fournisseur en cas de cuve : le numéro se lit sur la facture et sur l’étiquette du compteur.
On ne rentre qu’avec l’aval d’un professionnel, à qui revient la recherche : une conduite enterrée ou noyée dans une maçonnerie ne se juge pas du regard.
Recherche de fuite — Lobbes
☎ 0499 46 84 59
SanExpress · après la mise en sécurité, localisation et réparation
Lobbes — le bourg et la vallée de la Sambre
Ce que l’odeur signifie réellement
La procédure ci-dessus reste la même quoi qu’il arrive. Il vaut néanmoins la peine de savoir ce que l’odeur indique, parce que la panique fait faire des gestes dangereux.
Le gaz naturel est inodore à l’état brut. On y ajoute un composé soufré, le mercaptan, pour le rendre perceptible.
Le dosage ménage volontairement une marge : on détecte l’odeur quand l’air contient environ 1 % de gaz, tandis qu’il en faut à peu près 5 % pour que le mélange puisse prendre feu.
Vous êtes donc averti bien avant le seuil qui compte. C’est toute la fonction de l’odorisation.
Deuxième point : le mélange air-gaz naturel n’empoisonne pas celui qui le respire. Ce qu’on redoute, c’est qu’il s’enflamme — exactement le contraire du monoxyde, dont il est question plus bas.
Concrètement : vous avez le temps de sortir calmement et d’ouvrir sur votre trajet. Vous n’avez pas le temps de chercher l’origine ni de peser le pour et le contre.
Pourquoi les étincelles, et rien d’autre
Le méthane ne s’enflamme qu’au-delà d’environ 650 °C. Aucune pièce d’habitation n’approche ce niveau ; le moindre arc électrique, si.
D’où l’interdit qui structure toute la procédure. Les sources qu’on oublie le plus : l’interrupteur, la sonnette, le téléphone qui vibre, la lampe de poche, le moteur d’une hotte, un contacteur domotique.
Une flamme nue tombe sous la même règle : allumette, briquet, bougie, cigarette.
C’est aussi pourquoi on ouvre en traversant plutôt qu’en s’attardant : diluer ramène le mélange sous le seuil, et cela se fait en sortant.
Savoir qui prévenir, à froid
Quelques minutes un jour ordinaire évitent une recherche impossible dans l’urgence.
Le réseau qui vous alimente et le contrat qui vous facture ne relèvent pas de la même société. Une odeur de gaz concerne l’exploitant du réseau.
Son numéro d’urgence figure à trois endroits, tous consultables dès maintenant.
Dans la partie de votre facture réservée au réseau de distribution, souvent en petits caractères.
Sur une étiquette apposée près du compteur, en façade ou dans le local qui l’abrite.
Et sur le site de ce gestionnaire, identifiable par le nom porté sur votre facture.
Si vous venez d’emménager, faites-le le premier jour : c’est exactement le moment où personne ne connaît encore ni le compteur, ni la vanne, ni l’installation.
Enregistrez-le dans le téléphone de chaque occupant. Dehors, de nuit, sans facture ni lunettes, ce numéro est introuvable.
Ce que le gestionnaire fait — et ne fait pas
Point mal connu, et il explique pourquoi un second appel s’impose presque toujours.
L’équipe du réseau vient sécuriser : mesure de la concentration, localisation approximative, coupure depuis la voirie si nécessaire.
Lorsque l’origine se trouve après le compteur — c’est-à-dire chez vous — elle appose un plomb et son intervention prend fin.
Elle ne répare pas. Ce n’est pas sa mission.
La remise en service suppose alors un professionnel qui répare, éprouve l’ensemble et délivre l’attestation de conformité. C’est le second appel, et c’est notre intervention.
Anticipez-le : tant que personne n’est intervenu, le plomb reste en place — et un vendredi soir d’hiver, cela vaut plusieurs jours sans chauffage.
Ce qui monte, ce qui descend
Acheminé par canalisation, le méthane pèse moins que l’air et gagne les niveaux hauts d’une maison.
Sur le réseau, on descend donc sans attendre, en faisant sortir d’abord les occupants de l’étage.
Hors desserte, avec une citerne de propane ou une bouteille de butane, la logique s’inverse : ces gaz de pétrole liquéfiés s’accumulent au ras du sol, en cave et en vide sanitaire.
Dans les villages en pente de la vallée, les caves sont nombreuses et parfois semi-enterrées. C’est le volume à ne jamais aller vérifier.
Une odeur persiste après votre sortie ?
☎ 0499 46 84 59
SanExpress · épreuve d’étanchéité, réparation et conformité
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, dès 1 % dans l’air | Non, à aucune concentration |
| Toxique à respirer | Non en soi | Oui, gravement |
| Danger | Explosion au-delà de 5 % | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | 112, puis exploitant | 112 si malaise |
La ligne « toxique à respirer » est celle qu’on confond le plus. Une fuite de gaz est un risque d’explosion, pas d’empoisonnement. Le monoxyde est l’inverse exact.
Le monoxyde provient d’une flamme mal alimentée ou d’une évacuation qui reflue, jamais d’une conduite percée. Le Centre Antipoisons en fait la première cause de décès par empoisonnement en Belgique.
Rien ne le trahit sinon l’état des personnes : céphalées, nausées, fatigue inexpliquée, vertiges — ressentis en même temps par plusieurs et qui s’apaisent dehors.
Un boîtier répondant à la norme EN 50291 surveille ce que l’odorat ignore. Placez-le à la hauteur où l’on respire, près des appareils à flamme et des chambres ; après sept à dix ans, sa cellule cesse d’agir sans avertir.

Lobbes — villages et coteaux de la Thudinie
Le premier hiver dans un bien repris
Prolongement direct de notre page d’entretien, et période où les incidents se concentrent.
Vous ne connaissez ni l’historique de l’installation, ni ce qui a été modifié, ni ce qui reste raccordé derrière une cloison.
Quatre vérifications à faire dès l’emménagement, avant la saison froide.
Localiser la vanne d’arrêt du gaz et le compteur, et vérifier que la vanne manœuvre réellement.
Repérer chaque appareil à flamme, y compris un poêle d’annexe ou un ballon de cave.
Contrôler la date du flexible de cuisson et, sur bouteille, celle du détendeur ; vérifier aussi la ventilation du local.
Et poser un détecteur de monoxyde, indépendamment de ce que le vendeur a pu affirmer.
Ces quatre points prennent une heure. Ils remplacent une connaissance des lieux que vous n’avez pas encore.
Ce qu’il faut dire au téléphone
Sur quatre villages étagés au-dessus de la Sambre, la précision de l’appel change le délai réel.
Donnez le village avant la rue, puis le numéro.
Décrivez l’accès avec un repère visible : la collégiale, le pont sur la Sambre, le site de l’ancienne abbaye.
Signalez si l’accès se fait par une rue en pente ou étroite, fréquent dans le bourg face à Thuin.
Indiquez ce qui alimente la maison, réseau ou cuve, en le disant tel quel si vous l’ignorez — cas courant lors d’un emménagement récent.
Terminez par le nombre d’occupants et l’état de l’évacuation.
D’où viennent les fuites
L’ancienneté pèse en premier : passé une quinzaine d’années, un raccord fileté se durcit, et les jonctions dissimulées dans les cloisons se détériorent sans témoin.
Les reprises successives ensuite : un bien qui a changé de mains plusieurs fois cumule les interventions, rarement documentées et jamais relevées sur un plan.
Les travaux en troisième : une vis plantée dans une conduite, un percement pour des châssis, un tubage de boisseau mené sans soin, une cuisinière écartée du mur dont le raccord cède.
Ne manipulez aucune pièce et n’improvisez pas d’obturation : rien ne bouge, on évacue, on appelle depuis la rue.
Restent les tronçons morts, hérités d’un ballon ou d’un poêle déposés lors d’une rénovation antérieure. Fermer un robinet ne neutralise pas la conduite : sa garniture vieillit de la même façon, et personne ne repérera sa rupture puisque plus rien n’est alimenté derrière.
Une échéance est imprimée sur la gaine du flexible de cuisson : c’est l’unique point qu’un habitant vérifie sans risque.
Ce que la cave apporte au diagnostic
Dans le bâti étagé de la vallée, le sous-sol raconte l’histoire de l’installation mieux que n’importe quel document.
On y trouve les tracés d’origine, les tronçons abandonnés, des traces de corrosion, et parfois une citerne oubliée.
Faites-la visiter par un professionnel une fois, à froid, plutôt que d’y descendre le jour où quelque chose sent.
Cette visite établit ce qui est encore alimenté, ce qui ne l’est plus, et où se trouvent les organes de coupure. Elle vaut pour toute la durée où vous occuperez les lieux.
Vérifiez à cette occasion que le soupirail n’est pas obstrué : c’est souvent l’unique ventilation d’un volume qui abrite des installations de gaz.
Et ne stockez jamais de bouteille de butane au sous-sol, quelle que soit la place disponible.
Comment on localise
Première étape : mettre la conduite en charge et observer comment la pression décline. Ce relevé permet de distinguer un joint poreux d’une cassure et pointe le secteur à explorer.
Un balayage à l’explosimètre couvre ensuite tout le cheminement, relayé par un gaz traceur sur les portions hors d’atteinte.
Dans un bien ancien plusieurs fois remanié, la difficulté vient des cheminements : conduites noyées dans des murs épais, passages sous plancher, tracés modifiés sans relevé.
La facturation suit les heures réellement passées sur place, une fourchette vous ayant été annoncée avant d’entamer la recherche. Le cadre reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
L’étanchéité n’est qu’un volet : s’y ajoutent l’examen du brûleur avec les mesures de l’analyseur, la réserve d’air du local, le tirage, l’inspection intérieure du conduit, ainsi que limiteur thermique, pressostat, soupape et relevé au manomètre.
On y joint les pièces responsables de la plupart des arrêts sans cause visible : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur et les purgeurs. Une eau chargée impose désembouage, Adey, puis Fernox ou Sentinel.
Aucune flamme, aucune évacuation — une pompe à chaleur élimine à la fois l’un et l’autre danger. Voir nos services.
Le test du compteur
Une fuite discrète s’inscrit sur l’index bien avant de devenir perceptible.
Notez l’index du gaz naturel le soir, tout étant coupé, et comparez-le à celui du lendemain matin avant d’avoir rien rallumé. Aucun écart ne doit apparaître.
C’est le premier test à faire dans un bien repris, dès les premiers jours. Il vous donne une référence pour toute la suite.
Attention à une source d’erreur : un ballon qui se remet en chauffe pendant la nuit fera avancer l’index sans la moindre fuite. Coupez-le aussi pendant le test.
Avec un réservoir, la jauge joue ce rôle : un niveau qui descend alors qu’on ne chauffe plus appelle la même vérification.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. C’est l’installation entière qu’on éprouve, jamais le seul tronçon repris.
Reste enfin l’attestation de conformité, introduite dans ElgaCert par un installateur porteur du label CERGA, ou par un organisme certificateur.
Il conditionne la réouverture du compteur. Une vanne condamnée par un professionnel ne se descelle sous aucun prétexte.
Un convecteur électrique dépanne le temps des travaux, sans combustion, et protège du gel les portions de canalisation exposées.
Bail et assurance
Sur le moment, bailleur et occupant appliquent exactement la même conduite. La répartition des frais se traite une fois le risque écarté.
En location, écrivez au bailleur dès la sécurité rétablie, copie du constat jointe. L’immeuble et ses équipements fixes le concernent ; ce qui vous appartient reste à votre charge. La clause d’entretien du bail se lit avant de signer.
Côté assurance habitation, un seul document déclenche l’ouverture du dossier et l’expert le réclame d’emblée : l’attestation de contrôle valide. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Une précision propre à une acquisition récente : reprenez la police à votre nom dès l’acte, et vérifiez qu’elle couvre bien le type de chauffage installé. Une cuve enterrée non déclarée peut poser un problème de garantie.
Ce qu’on ne fait pas
Il faut renoncer à deux sortes d’actions : celles qui peuvent enflammer, et celles qui vous retiennent à l’intérieur.
Première famille : basculer un interrupteur, ouvrir le coffret, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, retirer une fiche, presser une sonnerie.
Seconde famille : gagner le sous-sol, faire le tour des pièces pour trouver d’où cela vient, ou entreprendre seul la recherche. Faute d’appareil de mesure, cela ne mènera nulle part.
Un troisième réflexe est à écarter, propre à un bien récemment repris : n’allez pas chercher les documents ou les clés restés à l’intérieur. Ils se remplacent, pas vous.
Après l’intervention
La conduite repasse en charge, une épreuve complémentaire valide l’étanchéité générale, puis les appareils redémarrent un à un sous relevé de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains, et il rejoint le dossier du bien.
Percevoir un fond d’odeur deux ou trois heures après le passage est parfaitement banal. Ouvrez en grand plutôt que d’entrebâiller, et prolongez l’aération après la disparition de l’odeur.
Prévenir
L’obligation wallonne inclut un test d’étanchéité de la ligne, à repasser tous les trois ans au gaz jusqu’à 100 kW d’après le SPW Énergie — chauffe-eau compris. Pour programmer : entretien de chaudière à Lobbes.
Trois vérifications annuelles y pourvoient : l’échéance du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation totalement libres, et un ramonage fixé avant la saison.
Ajoutez-en une quatrième si vous venez d’acquérir : un contrôle complet dans les semaines suivant l’emménagement, même en présence d’une attestation récente. Elle atteste d’un contrôle passé, pas de l’état d’aujourd’hui.
Où nous intervenons
Lobbes, Bienne-lez-Happart, Mont-Sainte-Geneviève et Sars-la-Buissière, ainsi que Thuin, Merbes-le-Château, Anderlues, Ham-sur-Heure-Nalinnes et Binche, en Hainaut, au bord de la Sambre.
Questions fréquentes
Est-ce dangereux dès qu’on sent l’odeur ?
On détecte l’odeur autour de 1 % de gaz dans l’air, et il en faut près de 5 % pour que cela s’enflamme. La marge suffit pour sortir posément, pas pour enquêter.
Respirer du gaz naturel est-il toxique ?
Pas en soi. Le risque est l’explosion. C’est l’inverse exact du monoxyde de carbone, qui empoisonne sans donner le moindre signal.
Le gestionnaire répare-t-il la fuite ?
Non. Il sécurise, et si le défaut est après le compteur, il le scelle. La réparation et l’attestation de conformité demandent un professionnel : c’est le second appel.
Je viens d’emménager, que vérifier ?
La vanne d’arrêt et le compteur, chaque appareil à flamme y compris en annexe, la date du flexible, et posez un détecteur de monoxyde. Une heure suffit.
Pour finir
Le 112 depuis le trottoir, et ensuite le gestionnaire de votre réseau, dont les coordonnées sont sur la facture et près du compteur.
SanExpress prend ensuite le relais : recherche du défaut, réparation et attestation de conformité — au 0499 46 84 59.
Et ce que la plupart des pages passent sous silence : le gestionnaire met en sécurité, la réparation vous incombe. Le second appel est à prévoir. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Lobbes
☎ 0499 46 84 59
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