Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Pas un geste sur le courant tant que vous êtes dedans : interrupteur, hotte, coffret, prise, mobile.
- Ce qui s’ouvre sur votre route vers l’extérieur, ouvrez-le — mais sans jamais revenir sur vos pas.
- N’agissez sur la citerne ou la bouteille que si l’accès se fait depuis l’extérieur, sans manœuvre électrique.
- Faites sortir chacun, animaux compris, et éloignez-vous nettement des bâtiments.
- Une fois dehors, à distance : composez le 112. Utile en toutes circonstances, il vous renvoie vers le bon interlocuteur sans rien vous coûter, depuis n’importe quel mobile.
- Avertissez ensuite l’exploitant qui vous alimente, ou votre fournisseur sur citerne : facture et étiquette du compteur portent son numéro d’urgence.
On ne rentre qu’avec l’aval d’un professionnel, seul chargé de la recherche : une conduite enterrée ou noyée dans un mur ne se juge pas du regard.
Recherche de fuite — Manhay
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Manhay — habitat dispersé du haut plateau
Les appoints de secours, danger réel
Sujet central ici, et il prolonge directement notre page d’entretien.
Une coupure de courant en plein hiver pousse à improviser. C’est exactement la situation qui produit les intoxications collectives, et elles sont bien documentées.
Quatre appareils ne doivent jamais fonctionner dans un volume habité ou clos.
Le monoxyde produit par ces appareils ne se sent pas, ne s’entend pas, et ne pique pas les yeux. Rien ne prévient.
Et l’on ferme tout pour garder la chaleur, ce qui supprime le seul facteur qui aurait limité le risque.
Le détecteur, et son alimentation
Détail décisif que la plupart des pages omettent.
Un détecteur certifié EN 50291 est le seul témoin possible d’une présence de monoxyde.
Mais un modèle alimenté sur secteur s’éteint pendant une coupure — précisément quand le risque devient maximal, puisque c’est à ce moment que les appoints sortent.
Choisissez donc un appareil à pile, ou un modèle secteur doté d’une pile de secours effective, et testez-la.
Placez-le à hauteur de respiration, dans la pièce de repli et près des chambres. Sa cellule s’épuise en sept à dix ans sans le signaler : notez la date de fabrication.
Si vous prévoyez de vous replier dans une seule pièce pendant une coupure, c’est là qu’il doit se trouver.
Savoir qui prévenir, à froid
Quelques minutes un jour ordinaire, et vous n’aurez plus à chercher.
L’entreprise qui achemine le gaz et celle qui établit vos factures sont deux acteurs distincts. Une fuite relève du premier.
Son numéro d’urgence figure à trois endroits, tous consultables dès maintenant.
Sur la facture, à la section réservée au distributeur plutôt qu’à celle du fournisseur.
Sur l’étiquette réglementaire fixée au compteur ou à son coffret, à relever une bonne fois.
Et sur son propre site, que le nom porté sur la facture permet d’identifier.
Ici, la plupart des maisons sont alimentées par citerne de propane : c’est alors le contrat de fourniture qui porte le numéro d’astreinte.
Notez-le aussi sur papier, près de la porte. Un téléphone déchargé après plusieurs heures sans courant ne vous servira à rien.
Ce qui monte, ce qui descend
Le méthane du réseau monte, sa densité étant moindre que celle de l’air : ce sont les volumes hauts qu’il envahit en premier. Les gaz de pétrole liquéfiés, eux, stagnent au niveau du sol.
Hors desserte au gaz naturel, la commune fonctionne au propane en citerne et au butane en bouteille.
Ces gaz de pétrole liquéfiés sont plus lourds que l’air : ils descendent, gagnent la cave et le vide sanitaire, et y stationnent longtemps.
Le froid de l’Ardenne accentue le phénomène, un air glacé et immobile dispersant moins bien qu’un air d’été.
On ne descend donc jamais vérifier une odeur perçue au rez-de-chaussée.
Une odeur persiste après votre sortie ?
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SanExpress · épreuve d’étanchéité, réparation et conformité
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou appoint improvisé |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non, à aucune concentration |
| Toxique à respirer | Non en soi | Oui, gravement |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Pendant une coupure | Risque inchangé | Risque fortement accru |
| Appel | 112, puis exploitant | 112 si malaise |
La ligne « pendant une coupure » résume l’essentiel de cette page. Une panne de courant ne rend pas une fuite plus probable ; elle multiplie en revanche les sources de monoxyde.
Le monoxyde naît d’une flamme mal alimentée en air ou d’un conduit qui refoule ; une canalisation fissurée n’en produit jamais. D’après le Centre Antipoisons, il devance toute autre substance parmi les empoisonnements mortels du pays.
Aucun signe matériel ne le trahit : seuls les occupants alertent, par des maux de tête, des nausées, une fatigue inexpliquée et des vertiges qui cèdent dehors.
Pendant une coupure, un détail complique le diagnostic : la fatigue, le froid et le manque de sommeil produisent des symptômes voisins. En cas de doute, on sort et on aère — cela ne coûte rien.

Manhay — routes de plateau et villages isolés
Ce que l’odeur indique
La procédure ne change pas, mais comprendre ce qu’on sent évite de céder à la panique.
Le gaz naturel comme le propane sont inodores à l’état brut. On y ajoute un composé soufré, le mercaptan, pour les rendre détectables.
La marge est voulue : le nez repère le mélange bien avant le seuil d’inflammation, qui demande une concentration nettement plus élevée.
C’est toute la fonction de l’odorisation : alerter pendant qu’il reste du temps.
Autre point : respirer un mélange d’air et de gaz n’intoxique pas. Le danger est l’inflammation, et non l’empoisonnement — à l’inverse exact du monoxyde.
Le temps de sortir posément, oui. Le temps de chercher l’origine, non.
Ce qu’il faut dire au téléphone
Sur sept villages dispersés et par mauvais temps, l’appel doit compenser la géographie.
Nommez le village avant la rue — Dochamps, Odeigne, Malempré, Harre, Grandmenil ou Vaux-Chavanne — puis le numéro.
Donnez un repère visible de loin : un clocher, un carrefour, la route de la Baraque de Fraiture, une vallée de l’Aisne.
Signalez l’état de la voirie et l’éventuelle coupure de courant en cours : cela change le trajet des secours et parfois le véhicule employé.
Précisez que vous êtes sur citerne — cas majoritaire — et où elle se situe par rapport au bâtiment.
Terminez par le nombre de personnes dehors et l’état de l’évacuation.
D’où viennent les fuites
L’âge des raccords d’abord. Un joint fileté perd sa souplesse après une quinzaine d’années ; les jonctions dérobées au regard rompent alors les premières, et l’humidité d’une cave hâte la corrosion.
Le détendeur ensuite, pièce d’usure d’une installation au propane ou au butane, avec sa propre date de péremption rarement regardée.
Les bouteilles ressorties pour l’occasion en troisième : un réchaud remisé depuis des années, un raccord vieilli, un flexible périmé, parfois un appareil à granulés déposé sans dépose du raccordement. C’est un risque saisonnier qui arrive avec les coupures.
Ne manipulez aucune pièce et n’inventez pas d’obturation provisoire : rien ne bouge, on évacue, on appelle de dehors.
Restent les tronçons morts, hérités d’un ballon ou d’un appareil déposés. La fermeture d’une vanne ne met pas le tronçon hors jeu : sa garniture s’altère au même rythme, et rien ne signale sa rupture en l’absence d’appareil.
Le tuyau souple de cuisson porte sa date sur la gaine : c’est le seul contrôle qu’un occupant mène sans danger. Vérifiez aussi celui du réchaud avant de le ressortir.
La cave et les annexes
Sur ce bâti rural, deux volumes concentrent ce que l’on oublie — et les coupures y ramènent du monde.
La cave d’abord, peu ventilée, où un gaz plus lourd que l’air stationne sans témoin. On n’y descend jamais pour vérifier une odeur perçue au-dessus.
C’est pourtant là qu’on va chercher une lampe, un réchaud ou un bidon quand le courant manque. Sachez d’avance ce qui s’y trouve, et sortez-en ce qui n’a rien à y faire.
Les annexes ensuite — grange, atelier, ancienne étable — où traînent des bouteilles de butane oubliées, parfois encore raccordées à un appareil déposé.
Faites-en l’inventaire une fois, avant l’hiver, et vérifiez la date des flexibles au passage.
Ne stockez jamais une bouteille au sous-sol ni en vide sanitaire, quelle que soit la place disponible.
Comment on localise
On met d’abord la conduite en charge, puis l’on mesure combien de temps elle tient. Cette durée sépare un joint fatigué d’une cassure franche et désigne la portion à ouvrir.
Un balayage à l’explosimètre couvre ensuite l’ensemble du tracé, relayé par un gaz traceur sur les sections hors d’atteinte.
Sur alimentation par citerne, l’examen part du réservoir et remonte vers les appareils, la portion enterrée mobilisant l’essentiel du temps — davantage encore par sol gelé.
On facture les heures réellement consacrées, après avoir annoncé une fourchette.
Ce que le contrôle vérifie en plus
La visite dépasse l’étanchéité seule : elle porte aussi sur le brûleur et ses valeurs à l’analyseur, l’air dont dispose le local, le tirage, l’état intérieur du conduit, puis limiteur, pressostat, soupape et lecture du manomètre.
À cela s’ajoutent les éléments responsables de la majorité des arrêts inexpliqués : vase d’expansion Flamco ou Reflex, pompe Grundfos ou Wilo, état de l’échangeur, du circulateur et des purgeurs. Face à une eau chargée : désembouage, filtre Adey, inhibiteur Fernox ou Sentinel.
Sans flamme ni conduit, une pompe à chaleur écarte les deux dangers exposés ici — mais elle dépend entièrement du courant, ce qui compte particulièrement ici. Voir nos services.
Le test de la jauge
Sur une alimentation par réservoir, c’est le contrôle le plus accessible dont vous disposiez.
Relevez la jauge de propane ou le niveau de la citerne à intervalle régulier, en notant la date à côté du chiffre.
Une consommation qui s’écarte nettement de l’habitude, à conditions météo comparables, mérite explication.
Comparez toujours à un épisode de froid équivalent : ici la consommation double aisément entre un novembre doux et un janvier rigoureux.
Sur gaz naturel, l’index du compteur remplit le même office.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. C’est l’installation entière qu’on éprouve, jamais le seul tronçon repris.
Vient pour finir l’attestation de conformité, encodée dans ElgaCert par un installateur porteur du label CERGA, ou par un organisme certificateur.
Il conditionne la réouverture du compteur. Une vanne condamnée par un professionnel ne se descelle sous aucun prétexte.
Pendant les travaux, un convecteur électrique assure la chaleur sans combustion et protège les conduites du gel. Prévoyez sa puissance : à cette altitude, un appoint sous-dimensionné ne tiendra pas la maison hors gel.
Bail et assurance
Bailleur ou occupant, l’urgence impose les mêmes gestes. Les responsabilités qui suivent, elles, divergent.
Si vous louez, écrivez au bailleur sitôt le danger écarté et gardez copie du rapport. Tout ce qui fait corps avec l’immeuble l’engage ; le matériel que vous avez apporté demeure votre affaire. La clause d’entretien du bail mérite d’être lue avant signature.
En assurance habitation, une pièce ouvre le dossier et l’expert la réclame en premier : l’attestation de contrôle en cours de validité. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Une précision locale : vérifiez la couverture des dégâts par gel et les conditions liées à une absence prolongée. Une maison laissée sans chauffage après une coupure longue pose parfois question à l’assureur.
Ce qu’on ne fait pas
Deux familles de gestes sont bannies : ceux qui risquent d’enflammer le mélange, et ceux qui vous maintiennent sous le toit.
Première catégorie : basculer un interrupteur, ouvrir le coffret, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, retirer une fiche, presser une sonnerie.
Seconde série : gagner la cave, faire le tour du bâtiment, ou tenter la localisation soi-même. Sans instrument de mesure, cet examen restera vain.
Un troisième réflexe est à écarter, propre à la saison froide : ne rentrez pas « une minute » chercher un manteau ou une lampe. C’est précisément le geste qui allume quelque chose.
Après l’intervention
Retour en pression de la conduite, essai supplémentaire pour valider l’étanchéité d’ensemble, puis remise en marche appareil par appareil sous relevé. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains.
Qu’un fond d’odeur persiste deux ou trois heures après le passage n’a rien d’inhabituel. Ouvrez en grand malgré le froid, et prolongez l’aération après la disparition de l’odeur.
Après l’intervention, les jours suivants
Trois éléments méritent attention pendant la semaine qui suit.
Une odeur qui revient, même ténue : au-delà d’une journée entière, ce n’est plus un reliquat.
Le manomètre qui reperd de la valeur, indice d’un autre raccord fatigué sur le réseau.
Et des maux de tête matinaux chez plusieurs occupants, qui imposent une vérification immédiate même après un passage récent.
Devant l’un de ces signaux, rappelez sans attendre plutôt que de patienter jusqu’à la visite suivante.
Prévenir
Le contrôle légal comprend une épreuve d’étanchéité de la conduite, à renouveler tous les trois ans sur les combustibles gazeux, propane compris, selon le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Manhay.
Trois vérifications annuelles y pourvoient : l’échéance du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation totalement libres, et un ramonage fixé avant la saison.
Ajoutez-en une quatrième, propre au plateau : un détecteur à pile dans la pièce de repli, testé avant chaque hiver. C’est la mesure qui protège pendant les coupures.
Où nous intervenons
Manhay, Dochamps, Grandmenil, Harre, Malempré, Odeigne et Vaux-Chavanne, ainsi que Érezée, Vielsalm, Lierneux, Houffalize et La Roche-en-Ardenne, en province de Luxembourg.
Questions fréquentes
Puis-je chauffer au réchaud pendant une coupure ?
Non, pas dans un volume habité. Un réchaud de camping n’est pas un chauffage : il produit du monoxyde et rien ne vous préviendra.
Où placer un groupe électrogène ?
Dehors, à plusieurs mètres du bâtiment, échappement à l’opposé des ouvertures. Jamais en garage, cave ou véranda, même porte ouverte.
Mon détecteur fonctionne-t-il sans courant ?
Seulement s’il est à pile ou doté d’une pile de secours effective. Un modèle purement secteur s’éteint pendant la coupure, c’est-à-dire au pire moment.
Qui prévenir après le 112 ?
Le gestionnaire du réseau, ou votre fournisseur de propane si vous êtes sur citerne. Notez le numéro sur papier : un téléphone déchargé ne sert à rien.
Pour finir
Le 112 une fois dehors, puis l’exploitant du réseau ou votre fournisseur de propane — numéro relevé sur la facture, au compteur ou dans le contrat.
SanExpress prend ensuite le relais : recherche du défaut, réparation et attestation de conformité — au 0499 46 84 59.
Et ce qui vaut ici plus qu’ailleurs : pendant une coupure, aucun appareil à combustion ne rentre à l’intérieur. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Manhay
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