Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Aucun contact électrique tant que vous êtes dedans : interrupteur, hotte, tableau, prise, mobile.
- Dégagez en chemin ce qui donne sur l’extérieur, sans jamais revenir sur vos pas.
- Ne coupez au compteur que si l’on y accède depuis l’extérieur.
- Évacuez chacun, animaux compris, par l’escalier et jamais par l’ascenseur.
- Une fois sur la voirie, à l’écart : l’exploitant du réseau bruxellois au 0800 19 400 — joignable sans interruption.
- Quelqu’un qui s’effondre, un malaise, du feu : le 112 prime sur tout le reste.
On ne rentre qu’avec l’accord d’un professionnel, à qui revient la recherche : une conduite encastrée ou enterrée ne se juge pas du regard.
Recherche de fuite — Jette
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Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

Jette — maisons mitoyennes et façades de brique
La cave sous le trottoir
Point central de cette page, et il tient à une particularité du bâti bruxellois que peu d’occupants connaissent.
Dans une maison d’entre-deux-guerres, la cave s’étend fréquemment sous le trottoir, jusqu’à la voirie. C’est là que se trouvent souvent le compteur et l’arrivée.
Trois conséquences en découlent.
Ce volume est peu ventilé et rarement fréquenté. Un gaz plus lourd que l’air s’y accumule sans témoin, et l’on n’y descend jamais pour vérifier une odeur perçue au rez.
Ce volume touche la conduite de gaz naturel de la rue, ce qui signifie qu’un défaut sur le réseau public peut se manifester chez vous en premier — et qu’une odeur chez vous peut avoir une origine sous la voirie.
Il communique parfois avec les caves voisines dans les rangées les plus anciennes, ce qu’un conduit collectif aggrave encore. Une accumulation ne s’arrête donc pas aux limites de votre maison.
Signalez systématiquement à l’appel si l’odeur est perçue en cave. Cela change le périmètre traité et la nature des moyens envoyés.
Trois façades, un mur mitoyen
La maison bruxelloise type est mitoyenne des deux côtés ou d’un seul, et cela pèse sur la conduite à tenir.
Les logements ne sont pas étanches les uns aux autres : les planchers reposent sur le mur commun, et le gaz passe par les vides entre solives.
Prévenez donc les voisins immédiats, même si vous êtes convaincu que le problème vient de chez vous. Frappez fort, ne sonnez jamais — la sonnette est un contact électrique.
Le gel venu, la cour reste glissante : sortez par la porte avant plutôt que par l’arrière. Une cour de ce type est étroite, fermée sur trois côtés, et sa ventilation naturelle reste faible.
Le détendeur d’une bouteille reste dedans : ne retournez pas le chercher. Regroupez-vous sur le trottoir opposé. C’est de ce côté que les intervenants arriveront, et c’est le seul endroit où ils trouveront tout le monde.
Ce qui monte, ce qui descend
Le méthane du réseau est plus léger que l’air et gagne les hauteurs ; les gaz de pétrole liquéfiés font l’inverse et se déposent au niveau du plancher.
Dans une maison bruxelloise à étages raccordée au réseau, on descend donc sans attendre en faisant sortir d’abord ceux qui se trouvent en haut.
Une bouteille de butane, encore présente dans certaines cuisines, inverse la logique à l’intérieur : le gaz reste au sol et gagne la cave, précisément le volume décrit plus haut, où la corrosion travaille aussi les raccords.
Le gaz sortant du réseau ne dégage rien : l’odorisation y ajoute un composé soufré perceptible bien avant tout seuil critique, muet sur le débit qui s’échappe.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, raccord, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Ici | Cave sous trottoir exposée | Conduit ancien non tubé |
| Appel | Gestionnaire bruxellois | 112 si malaise |
Une flamme à court d’air ou une évacuation qui reflue libèrent le monoxyde ; une conduite fendue, jamais. Le Centre Antipoisons en fait la substance la plus meurtrière par empoisonnement dans le pays.
Rien ne le trahit hormis l’état des occupants : céphalées, nausées, fatigue anormale, vertiges — éprouvés simultanément et qui cèdent une fois dehors.
Le conduit non tubé
Sur ce bâti, le risque de monoxyde tient moins à l’appareil qu’à son évacuation, et cela rejoint notre page d’entretien.
Un boisseau maçonné construit dans les années trente, jamais tubé, dont le mortier s’est délité par endroits : les gaz de combustion peuvent alors gagner une pièce voisine, faute de tirage suffisant, plutôt que sortir en toiture.
Rien ne le signale. L’appareil fonctionne, la flamme paraît correcte, et le défaut ne se voit ni de l’intérieur ni depuis la rue.
Le risque augmente encore quand les châssis ont été remplacés sans revoir l’amenée d’air, situation très répandue dans cette commune.
Face à ce que l’odorat ignore, seul un boîtier certifié EN 50291 assure la veille. Posez-le au niveau du visage, à proximité du foyer et des pièces de nuit ; après sept à dix ans, sa cellule cesse d’agir sans prévenir.
Sur une chaudière restée raccordée au conduit d’origine, ce n’est pas un confort mais l’équipement de sécurité principal.
Contrôle de combustion et détecteurs
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Jette, Miroir, Esseghem et Dieleghem

Jette — quartiers résidentiels de l’ouest bruxellois
Ce qu’il faut dire au téléphone
Dans une commune de cinquante-trois mille habitants, l’adresse seule ne suffit pas à cadrer l’intervention.
Donnez la rue et le numéro, puis précisez s’il s’agit d’une maison unifamiliale ou d’un immeuble divisé, et combien de logements il compte.
Indiquez où l’odeur est perçue : dans le logement, en cave, dans la cour ou dans la rue. Le périmètre traité en dépend directement.
Précisez si votre cave s’étend sous le trottoir. C’est une information opérationnelle réelle et personne ne la donne spontanément.
Terminez par le nombre d’occupants, ceux que vous avez prévenus, l’état de l’évacuation, et la présence éventuelle d’une citerne.
Avant une absence prolongée
Quatre gestes rapides, dont deux propres à ce bâti.
Coupez le gaz de la cuisinière : c’est le robinet le plus manipulé du logement.
Vérifiez que le soupirail de cave reste dégagé. Dans une maison bruxelloise, c’est la seule ventilation d’un volume qui abrite votre compteur.
Maintenez un régime hors gel plutôt qu’une coupure nette, les robinets thermostatiques au minimum.
Prévenez enfin vos mitoyens, ou le syndic en immeuble divisé, et laissez-leur un numéro. Dans une rangée, une maison vide qui pose problème concerne tous les voisins.
Après l’intervention, les jours suivants
Trois signaux méritent attention dans la semaine qui suit une réparation, et le deuxième tient à la mitoyenneté.
Une odeur qui revient, même faible : au-delà d’une journée entière, il ne s’agit plus d’un reliquat.
Un signalement venu d’une maison voisine, même sans lien apparent avec votre incident. Sur des logements qui communiquent par les planchers, deux événements rapprochés ont souvent une cause unique.
Et des maux de tête au réveil chez plusieurs occupants, qui imposent un contrôle immédiat même après un passage récent.
Devant l’un de ces signaux, rappelez sans attendre et prévenez les voisins concernés.
D’où viennent les fuites
L’ancienneté vient d’abord : passé une quinzaine d’années, un raccord fileté durcit, et les jonctions enfouies dans la maçonnerie se dégradent hors de tout regard.
Les travaux ensuite, fréquents sur ce parc en rénovation : un percement pour une cuisine, une salle de bains créée à l’étage, un ballon déplacé, un isolant posé sur un mur qui abritait une conduite.
Les modifications successives en troisième. Une maison bruxelloise de cet âge a souvent changé de chauffage deux fois, et chaque étape a laissé des tronçons derrière des cloisons.
Ne manipulez rien et ne bricolez aucun colmatage : la situation reste figée, on évacue, on appelle de l’extérieur.
Restent ces antennes abandonnées, héritées d’un ancien ballon ou d’un convecteur déposé. Une vanne coupée ne met pas le tronçon hors de cause : la garniture vieillit tout autant, et sa rupture passera inaperçue puisque rien n’est alimenté derrière.
Une date est imprimée sur la gaine du tuyau souple de cuisson : c’est le seul point qu’un habitant vérifie lui-même sans danger. Avec une bouteille, contrôlez aussi l’échéance du détendeur.
Comment on localise
On commence par mettre la conduite en charge et l’on suit la vitesse de retombée. Le profil obtenu sépare un joint fatigué d’une rupture nette et désigne le segment à ouvrir.
Un contrôle à l’explosimètre parcourt ensuite l’ensemble du cheminement, complété par un gaz traceur là où l’on n’accède pas.
Une difficulté propre à ce bâti : la conduite entre souvent par la cave sous trottoir, et son parcours jusqu’au compteur traverse un volume mal éclairé et encombré.
En immeuble divisé, il faut de surcroît l’accord du syndic et des occupants pour accéder aux communs et aux logements voisins, ce qui allonge l’intervention.
La prestation se facture au temps effectivement passé, une estimation étant donnée avant de commencer. Le cadre reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Au-delà de l’essai d’étanchéité, l’examen porte sur le brûleur et ses mesures à l’analyseur, sur l’air de combustion du local, sur le tirage et l’état du terminal ou du conduit, puis sur le limiteur thermique, le pressostat, la soupape et la valeur au manomètre.
S’y ajoutent les pièces derrière la plupart des arrêts inexpliqués : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur et les purgeurs. Une eau chargée appelle désembouage, Adey, puis Fernox ou Sentinel.
Sans combustion ni conduit, une pompe à chaleur supprime ensemble les deux dangers exposés ici. Voir nos services.
Le test du compteur
Un relevé d’index révèle une fuite lente que l’odorat ne perçoit pas encore.
Notez le compteur de gaz naturel en fin de soirée, tout étant éteint, puis au matin avant toute mise en service. Les deux valeurs doivent être rigoureusement identiques.
Toute divergence révèle une consommation appareils éteints, ce qu’une installation en ordre ne produit à aucun moment.
Sur ce bâti, le compteur se trouve fréquemment en cave. Munissez-vous d’une lampe, repérez aussi la soupape et notez leur emplacement une fois pour toutes, hors urgence.
Il n’existe pas de contrôle plus élémentaire : rien à acheter, aucun danger, et il se mène seul.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Trois odeurs alarment sans relever du même degré d’urgence, et ce bâti les produit toutes.
L’odorisant rappelle l’œuf pourri ou le chou cuit : franc, tranché, sans rapport avec la cuisine. Il impose la procédure sur-le-champ.
Une odeur de créosote alors que rien n’a été allumé signale un défaut d’évacuation, fréquent sur un boisseau ancien jamais tubé.
Une odeur d’égout ou de moisi montant de la cave provient d’un siphon désamorcé ou de l’humidité du volume sous trottoir. Elle est banale, mais elle peut masquer une odeur naissante.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Sortir pour rien ne coûte que du temps.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’épreuve d’étanchéité couvre tout le réseau concerné, et non la seule portion remise en état.
Reste à obtenir l’attestation de conformité, introduite dans ElgaCert par un installateur porteur du label CERGA ; à défaut, par un organisme certificateur.
Sans elle, un compteur condamné ne sera pas rouvert. Et l’on ne descelle jamais un organe scellé par un professionnel.
Le temps du chantier, un convecteur électrique chauffe sans aucune combustion et protège les conduites du gel.
Bail et assurance
Sur le moment, propriétaire et occupant appliquent strictement la même conduite. Le partage des charges intervient ensuite.
Locataire, adressez un écrit au bailleur dès le danger écarté et gardez copie du constat. L’immeuble et ses équipements fixes le concernent ; vos appareils propres vous restent. La clause d’entretien du bail se lit avant signature, et l’attestation bruxelloise se réclame par écrit dès l’entrée dans les lieux.
En assurance habitation, un seul document ouvre le dossier et l’expert le demande d’emblée : l’attestation de contrôle en cours de validité. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
En copropriété, deux contrats coexistent : le vôtre pour l’appartement, celui de l’immeuble pour les communs. Un dommage né dans le conduit ou la cave partagée dépend du second, à déclarer au syndic sans plus attendre qu’à votre assureur.
Ce qu’on ne fait pas
Deux registres d’actes sont proscrits : ceux qui risquent d’allumer le mélange, et ceux qui prolongent votre présence sous le toit.
Premier registre : actionner un interrupteur, ouvrir le coffret électrique, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, retirer une fiche, presser une sonnette.
Second registre : gagner le sous-sol, grimper aux niveaux supérieurs, ou tenter la localisation seul. Privé d’instrument, cet examen ne donnera rien.
Un troisième réflexe est à écarter ici : ne descendez pas relever le compteur pour « vérifier ». C’est le volume le plus exposé de la maison, et l’éclairage y est commandé par un interrupteur.
Après l’intervention
La conduite repasse en charge, une vérification de plus atteste l’étanchéité générale, puis les appareils repartent isolément sous relevé de combustion. Un compte rendu écrit doit vous être laissé, avec la valeur en bars ; le syndic en reçoit copie dès que les communs entrent en jeu.
Sentir un fond d’odeur deux ou trois heures après le passage reste attendu. Aérez également la cave, y compris sa partie sous trottoir, et laissez le soupirail ouvert plus longtemps que le reste.
Prévenir
À Bruxelles, la visite obligatoire au gaz revient tous les deux ans et intègre un essai d’étanchéité, avec une attestation par équipement — cadre fixé par Bruxelles Environnement. Pour programmer : entretien de chaudière à Jette.
Trois points annuels y suffisent : les dates du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation que rien n’obstrue, et un ramonage si un foyer est présent.
Ajoutez-en une quatrième propre à ce bâti : vérifiez que le soupirail de votre cave n’est pas obstrué. C’est la seule ventilation d’un volume qui abrite votre compteur et qui s’étend sous la voirie.
Où nous intervenons
Jette — le Miroir, Esseghem et Dieleghem — ainsi que Ganshoren, Koekelberg, Laeken, Berchem-Sainte-Agathe et Molenbeek-Saint-Jean, en Région bruxelloise.
Questions fréquentes
Quel numéro à Bruxelles ?
Le numéro d’urgence propre au réseau bruxellois, qui n’est pas celui des provinces wallonnes. Et le 112 sitôt qu’une vie est menacée.
Pourquoi la cave est-elle si exposée ?
Parce qu’elle s’étend souvent sous le trottoir, abrite le compteur, ventile mal, et touche la conduite de rue. Un gaz lourd s’y accumule sans témoin.
Faut-il prévenir les voisins ?
Oui, les mitoyens immédiats. Les logements ne sont pas étanches entre eux : le gaz passe par les vides entre solives. Frappez fort, ne sonnez jamais.
Sortir par l’avant ou par la cour ?
Par l’avant. Une cour bruxelloise est étroite et fermée sur trois côtés, donc mal ventilée — et c’est côté rue que les intervenants arriveront.
Pour finir
L’exploitant du réseau bruxellois lorsque vous en dépendez, et le 112 dès qu’une vie est menacée. SanExpress intervient ensuite : recherche, réparation et attestation de conformité — au 0499 46 84 59.
Et dans une maison bruxelloise : on ne descend pas en cave, on sort par l’avant. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Jette
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