Odeur de gaz en ce moment ? Appliquez les six points ci-dessous, puis téléphonez une fois dehors.
Six gestes
- Aucun contact électrique avant d’avoir franchi la porte : interrupteur, hotte, tableau, prise, mobile.
- Ouvrez au passage ce qui donne vers l’extérieur, sans jamais retourner sur vos pas.
- Ne coupez au compteur ou au réservoir que si l’on y accède depuis dehors.
- Faites sortir chacun, et gagnez le champ ou la route plutôt que la cour, qui reste bordée de bâtiments.
- De là, à distance : le gestionnaire de réseau au 04 362 98 38 — permanence continue.
- Un malaise, une perte de connaissance ou du feu : le 112 avant tout le reste.
Le retour dans les bâtiments suppose l’accord d’un professionnel, à qui revient la localisation : une conduite encastrée ou enterrée ne se juge pas à l’œil.
Recherche de fuite — Herve
☎ 0499 46 84 59
Après la mise en sécurité · SanExpress localise et répare

Herve — corps de ferme du plateau
La question des animaux
Point central de cette page, et il faut le traiter franchement parce que la réponse ne va pas de soi.
Sur une exploitation, l’étable abrite parfois plusieurs dizaines de bêtes, et le réflexe d’un éleveur est de les sortir avant tout.
La règle est pourtant simple : les personnes d’abord, toujours, et sans exception. Une évacuation d’animaux prend du temps, mobilise plusieurs personnes et se fait dans des bâtiments où l’on manœuvre des portes et des interrupteurs.
Signalez la présence et le nombre d’animaux au téléphone. Les services d’intervention en tiennent compte et disposent de moyens que vous n’avez pas.
Une nuance utile : si l’odeur est localisée à l’habitation et que l’étable en est nettement séparée, le risque pour les animaux est faible. Le gaz se dilue rapidement dans un volume ventilé comme une stabulation.
N’improvisez donc rien, et ne retournez jamais dans un bâtiment pour ouvrir des portes. C’est le scénario où l’on perd des gens en voulant sauver des bêtes.
La cour n’est pas un abri
Une ferme en carré rassemble le logement, l’étable, la grange et parfois un atelier autour d’un même espace fermé sur quatre côtés.
Cette cour paraît être l’endroit naturel où se regrouper. Elle ne l’est pas : l’air y circule mal et elle reste entourée de bâtiments dont un peut être concerné.
Gagnez la route ou la prairie, à distance franche. Fixez ce point de rassemblement à froid et faites-le connaître à tous ceux qui travaillent sur l’exploitation.
Signalez également ce que contiennent les dépendances : bouteilles de gaz, carburant, groupe électrogène, produits de laiterie. C’est une information que l’équipe ne peut pas deviner.
À froid, faites l’inventaire de ces stockages et sortez les bouteilles dont vous ne vous servez plus. C’est la mesure la plus simple de toute cette page.
Ce qui monte, ce qui descend
Transporté par conduite, le méthane est plus léger que l’air et cherche les volumes hauts ; les gaz de pétrole liquéfiés adoptent le comportement inverse et rampent au sol.
Sur ce plateau où la citerne de propane et la bouteille de butane sont fréquentes, ce sont donc les points bas qu’il faut éviter : cave, fosse, silo, cour en contrebas.
Une fosse d’exploitation mérite une mention particulière. C’est un volume confiné où un gaz lourd s’accumule sans se disperser, et l’on n’y descend jamais, pour quelque raison que ce soit.
Avec une alimentation par conduite, la logique s’inverse et ce sont l’étage et les combles qui se remplissent en premier.
Le gaz sortant du sol n’a aucune odeur : l’odorisation y adjoint un composé soufré que le nez capte très en deçà du seuil dangereux, sans indication sur le débit.
Gaz et monoxyde
| Fuite de gaz | Monoxyde de carbone | |
| Origine | Conduite, détendeur, flexible | Combustion ou conduit |
| Perceptible | Oui, par l’odorisant | Non |
| Danger | Explosion | Intoxication |
| Signal | L’odeur | Plusieurs occupants malades ensemble |
| Appel | Gestionnaire de réseau | 112 si malaise |
C’est une flamme à court d’oxygène ou une évacuation qui reflue qui libère le monoxyde, jamais une canalisation fendue. Le Centre Antipoisons le range au premier rang des intoxications mortelles du pays.
Seul l’état des personnes le dénonce : maux de tête, nausées, épuisement sans cause, vertiges — ressentis ensemble et qui refluent une fois dehors.
Le lien avec la poussière
Point qui relie cette page à la précédente, et il explique une part des intoxications sur ce type de bâti.
Une entrée d’air colmatée par la poussière agricole prive la flamme de son oxygène, et c’est exactement ce qui produit du monoxyde.
Le colmatage se fait progressivement, sur quelques semaines, sans que rien ne change dans le fonctionnement apparent de l’appareil.
D’où la vérification mensuelle recommandée sur notre page d’entretien : ce n’est pas une précaution de confort, c’est une mesure de sécurité.
Contre un gaz que rien ne signale, seul un boîtier conforme à EN 50291 monte la garde. Il se pose à hauteur de respiration, près du foyer et des chambres ; sa cellule rend l’âme après sept à dix ans, sans le dire.
Contrôle de combustion et détecteurs
☎ 0499 46 84 59
Herve, Battice, Bolland et Chaineux

Herve — plateau bocager et exploitations
Ce qu’il faut dire au téléphone
Sur huit villages et un habitat dispersé entre les haies, la précision de l’appel se paie en minutes.
Donnez le nom du village avant celui de la rue, puis l’itinéraire depuis la route principale avec un repère visible — un silo, un hangar, une haie remarquable.
Précisez s’il s’agit d’une habitation isolée ou d’un corps de ferme, et combien de bâtiments composent l’ensemble.
Indiquez ce qui vous alimente : réseau ou citerne. Cette question se tranche à froid, en cherchant un compteur en façade.
Signalez enfin le nombre de personnes, celui d’animaux, et si tout le monde est sorti.
Prévenir un voisin
Sur un plateau d’habitat dispersé entre les haies, l’entraide compense l’éloignement.
Un voisin rend trois services : prêter un téléphone si le vôtre est resté dedans, guider l’équipe depuis la route, abriter des occupants sortis de nuit à l’abri du gel.
Sur une exploitation, il en rend un quatrième que personne d’autre ne peut rendre : aider à la prise en charge des animaux, une fois les secours sur place et avec leur accord.
Ce qu’il ne doit pas faire : entrer constater, participer à la recherche, ou manœuvrer une vanne dont il ignore la fonction.
Convenez de cela à froid entre exploitations voisines. C’est un réflexe qui ne s’improvise pas le soir venu.
Avant une absence prolongée
Quatre gestes rapides, particulièrement utiles sur un ensemble de bâtiments.
Fermez le robinet des appareils de cuisson : c’est l’organe le plus manœuvré de l’installation.
Contrôlez que les entrées d’air des locaux techniques restent dégagées — la poussière continue de s’accumuler en votre absence.
Gardez un régime hors gel plutôt qu’une coupure franche, les robinets thermostatiques au plus bas, et vérifiez l’isolation des conduites en zone non chauffée.
Relevez enfin le compteur ou la jauge au départ, pour comparer au retour.
D’où viennent les fuites
L’ancienneté d’abord : au-delà de quinze ans, un raccord fileté perd sa souplesse, et les jonctions noyées dans la maçonnerie se détériorent sans témoin.
L’ambiance du local ensuite, propre à ce bâti : vapeurs de produits de nettoyage, humidité de laiterie et poussières attaquent les raccords plus vite que dans une maison ordinaire.
Le froid ensuite, marqué sur ce plateau exposé : l’alternance gel-dégel travaille les raccords extérieurs et les traversées de mur.
Restent les antennes abandonnées, laissées par un ancien ballon ou un poêle déposés au fil des aménagements successifs. Fermer le robinet ne sécurise pas le tronçon : la garniture se dégrade au même rythme, et sa rupture ne sera signalée par rien puisque aucun appareil n’est raccordé au-delà.
Le tuyau souple de cuisson porte une date sur sa gaine : c’est l’unique vérification qu’un occupant effectue sans risque. Sur bouteille, contrôlez aussi l’échéance du détendeur.
Comment on localise
On met d’abord la conduite en pression et l’on chronomètre la retombée de la valeur. Le profil obtenu distingue une garniture fatiguée d’une rupture nette et cible le segment à ouvrir.
On poursuit par un balayage à l’explosimètre sur tout le parcours, un gaz traceur prenant le relais là où l’on ne peut accéder.
Dans un corps de ferme, deux difficultés s’ajoutent : le réseau traverse plusieurs bâtiments, et les aménagements successifs ont allongé le tracé sans qu’aucun plan n’existe.
L’intervention est comptée au temps effectivement passé, avec une fourchette annoncée avant démarrage. Le cadre reste celui des normes NBN D51-003.
Ce que le contrôle vérifie en plus
Au-delà de l’étanchéité, l’examen couvre le brûleur et ses mesures à l’analyseur, l’air de combustion du local, le tirage et l’état du conduit, puis le limiteur thermique, le pressostat, la soupape et la valeur au manomètre.
S’y ajoutent les pièces derrière la quasi-totalité des arrêts sans motif visible : le vase d’expansion — Flamco ou Reflex —, la pompe Grundfos ou Wilo, l’échangeur et les purgeurs. Une eau chargée réclame désembouage, Adey, puis Fernox ou Sentinel.
Sans flamme ni conduit, une pompe à chaleur supprime d’un coup les deux dangers exposés ici. Voir nos services.
Le test du compteur
Un contrôle sans outil met au jour un échappement lent, bien avant que le nez n’en perçoive quoi que ce soit.
Notez le compteur de gaz naturel le soir venu, appareils à l’arrêt, puis le lendemain matin avant toute mise en route. Les deux nombres doivent être rigoureusement identiques.
Le moindre décalage trahit une consommation alors que tout était coupé, ce qu’une installation en bon état ne fait jamais.
Sur une exploitation, le test demande un peu d’organisation puisque la production d’eau chaude tourne deux fois par jour. Choisissez la fenêtre entre la traite du soir et celle du matin.
De tous les contrôles, c’est le plus simple : aucun outil, aucun danger, et il se mène seul.
Ce qui se confond avec une odeur de gaz
Un corps de ferme est un lieu d’odeurs, et c’est précisément ce qui complique le diagnostic.
L’odorisant du gaz rappelle l’œuf pourri ou le chou cuit : franc, tranché, sans rapport avec les odeurs d’exploitation.
Une odeur de créosote alors que rien n’a été allumé signale un défaut d’évacuation ; un tubage du boisseau y répond, sans urgence immédiate.
Une odeur grasse en cave évoque le fioul : aucune explosion à redouter, mais un examen de la cuve à demander sans tarder.
Les émanations de fosse enfin, familières mais dangereuses à leur manière. Elles n’ont rien à voir avec le gaz de réseau, et l’on n’y descend jamais davantage.
Le doute persiste ? Traitez-le comme une odeur de gaz. Sortir pour rien ne coûte que du temps.
Après l’intervention, les jours suivants
Trois signaux méritent attention dans la semaine qui suit une réparation.
Une odeur qui revient, même faible : passé une journée entière, ce n’est plus un reliquat.
Une odeur de fumée qui n’existait pas avant, qui pointe vers le tirage plutôt que vers une fuite — sujet sensible sur ce plateau venté.
Et des maux de tête au réveil chez plusieurs personnes, qui appellent une vérification immédiate même après un passage récent.
Devant l’un de ces signaux, rappelez sans attendre. Sur un réseau qui traverse plusieurs bâtiments, une réparation ne garantit pas l’absence d’un second défaut.
Remise en service
Trois étapes indissociables. Le défaut est réparé. L’épreuve d’étanchéité porte sur l’ensemble du réseau, et non sur la seule portion remise en état.
Il faut ensuite l’attestation de conformité, encodée dans ElgaCert par un installateur détenteur du label CERGA ; sinon par un organisme certificateur.
Sans elle, un compteur condamné ne sera pas rouvert. Et l’on ne descelle jamais un organe scellé par un professionnel.
Le temps de l’intervention, un convecteur électrique chauffe sans aucune combustion et protège les conduites du gel. Sur un corps de ferme, concentrez-les dans la partie habitée plutôt que d’essayer de couvrir l’ensemble.
Bail et assurance
Devant le danger immédiat, propriétaire et occupant agissent à l’identique. La répartition des frais se règle ensuite.
En location, un écrit au bailleur s’impose dès la mise hors danger, avec copie du constat. L’immeuble et ses équipements fixes le concernent ; ce que vous avez apporté vous revient. La clause d’entretien du bail se lit avant signature.
Côté assurance habitation, tout le dossier tient à un document que l’expert exige d’emblée : l’attestation de contrôle en cours de validité. Sur un chauffage au bois, ajoutez le certificat de ramonage.
Une précision propre à ce contexte : vérifiez que votre police distingue bien l’habitation de l’exploitation. Un sinistre survenu dans un bâtiment agricole peut relever d’un contrat différent de celui du logement, et la distinction se découvre au mauvais moment.
Ce qu’on ne fait pas
Deux catégories d’actes sont écartées : ceux qui peuvent enflammer le mélange, et ceux qui vous retiennent dans les bâtiments.
Première catégorie : actionner un interrupteur, ouvrir le tableau, se servir d’un téléphone ou d’une lampe, retirer une fiche, presser une sonnette.
Seconde catégorie : descendre en cave ou en fosse, faire le tour des bâtiments, ou chercher soi-même l’origine. Sans appareil de mesure, cet examen n’aboutira à rien.
Un troisième réflexe est à écarter ici, et c’est le plus difficile : ne retournez pas ouvrir l’étable. Signalez les animaux au téléphone et laissez les secours s’en charger.
Après l’intervention
La conduite retrouve sa pression, une vérification complémentaire atteste l’étanchéité générale, puis chaque appareil repart séparément sous relevé de combustion. Un rapport écrit doit vous rester entre les mains, pression notée en bars.
Un fond d’odeur qui subsiste deux ou trois heures ne doit pas alarmer. Aérez chaque bâtiment concerné et pas seulement celui où l’odeur était perceptible.
Prévenir
Le contrôle réglementaire comporte une épreuve d’étanchéité de la ligne, à renouveler tous les trois ans au gaz comme au propane en Wallonie d’après le SPW Énergie. Pour programmer : entretien de chaudière à Herve.
Trois contrôles par an y suffisent : l’échéance du flexible et du détendeur, des grilles de ventilation entièrement dégagées, et un ramonage programmé avant la saison.
Ajoutez-en une quatrième, propre à ce bâti : un point de rassemblement fixé à l’avance, hors de la cour, et connu de tous ceux qui travaillent sur l’exploitation.
Où nous intervenons
Herve, Battice, Charneux, Bolland et Grand-Rechain, ainsi que Verviers, Dison, Thimister-Clermont, Aubel et Soumagne, dans le Pays de Herve, en province de Liège.
Questions fréquentes
Faut-il sortir les animaux ?
Les personnes d’abord, toujours. Signalez la présence et le nombre d’animaux au téléphone : les secours en tiennent compte et disposent de moyens que vous n’avez pas.
Peut-on se regrouper dans la cour ?
Non. L’air y circule mal et elle reste bordée de bâtiments sur quatre côtés. Gagnez la route ou la prairie, à distance franche.
Pourquoi la poussière est-elle dangereuse ?
Elle colmate les entrées d’air en quelques semaines, ce qui prive la flamme d’oxygène et produit du monoxyde — sans que rien ne change dans le fonctionnement apparent.
Puis-je descendre dans une fosse ?
Jamais, quelle que soit la raison. C’est un volume confiné où un gaz lourd s’accumule sans se disperser.
Pour finir
L’exploitant du réseau lorsque vous en dépendez, le fournisseur si vous êtes sur cuve, et le 112 dès qu’une vie est en jeu. SanExpress prend ensuite la main : localisation, réparation et attestation de conformité — au 0499 46 84 59.
Et sur une exploitation : les personnes avant les bêtes, la route plutôt que la cour. Pour l’entretien : entretien de chaudière. Installation à l’arrêt, c’est dépannage.
Fuite de gaz — Herve
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